je trouve ça un peu trop paraphrasé, et assez vague. Je pense que la prof, ou en tout cas une réponse suffisament complète, implique une bonne compréhension du texte. Et à défaut de le comprendre clairement, tu te rabats sur la paraphrase. Bah, on fait tous ça en terminale :p. Surtout qu´il est pas simple ce texte...
En philo, on a à faire à des idées. Un texte philosophique est un tout cohérent, parfaitement logique. C´est pour ça que les philosophes qu´ont dit pompeux (Kant, Hegel) sont en réalité beaucoup plus simple que les plus belles plumes (Nietzche). Les premiers laissent apparaitrent l´ossature de leur reflexion à nu, ce qui rend pas un style trés poétique et marrant, mais au moins on se repère et on saisit au moins ce qu´on ne comprends pas. Alors que les seconds enrombent leurs idées dans du miel. A défaut de comprendre leurs idées, bah on lèche le miel.
Là, c´est du seconde type.
Rappelle toi, en philo, tout doit être logique comme une construction de lego.
"Qu´est ce qui permet a Rousseau d´affirmer que la satisfaction réelle des désirs est moindre que la satisfaction en imagination ?"
=> Rousseau pense : satisfaction imaginaire > satisfaction réelle. Ok.
Il va partir d´un exemple particulier pour arriver à une conclusion générale.
L´homme avide (=qui désire immodéremment) et borné (=ça veut dire au sens propre limité; tu vois l´opposition immodéremment/illimité et limité) => "fait pour TOUT VOULOIR et PEU OBTENIR". Là il faut intervenir l´imaginaire qui "rend présent et sensible" (=la puissance de l´imagination matérialise à nous l´objet de la passion) et en plus, bonus, l´imagination "le (=l´objet) modifie au gré de sa passion. Ca veut dire que notre pouvoir sur l´objet est total, on echappe aux limites du réel, on s´affranchit de ses conditions pour augmenter notre plaisir.
C´est pour ça qu´après il décrit ce qui se passe quand le désir se trouve en face de son objet dans la réalité : "rien n´embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu´on voit ; l´imagination ne pare plus rien de ce qu´on possède". Quand la présence réel s´impose, elle ôte le pouvoir recréatif de l´imagination. Et alors ? Et bien, l´objet du désir qui grâce à l´imagination est parfait s´impose à nous, par la présence réelle, comme imparfait ("rien n´embellit plus cet objet").
Ce qui fait jouir, chez Rousseau, c´est le beau. bah oui on désire un objet parce qu´il est beau, ou bien il est beau parce qu´on le désire qu´importe c´est du pareil au même, beau=désir ou désir=beauté.
Or : "hors l´Être existant par lui-même, il n´y a rien de beau que ce qui n´est pas."
C´est ce qu´on a montré, le beau (parfait) n´existe que dans notre imagination, qui est en nous-même, même si ce n´est toujours qu´une illusion (de beau ce qui n´est pas).
PS : flemme de me relire, soz.