Voila je me pose quelques petites questions concernant ce texte, si vous pouviez m´aider a répondre ce sera tres sympa ;)
moins de ce qu´on obtient que de ce qu´on espère, et l´on n´est heureux qu´avant d´être heureux. En effet, l´homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu´il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l´objet même ; rien n´embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu´on voit ; l´imagination ne pare plus rien de ce qu´on possède, l´illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d´être habité, et tel est le néant des choses humaines, qu´hors l´Être existant par lui-même, il n´y a rien de beau que ce qui n´est pas. […]
Voici les questions, en s´appuyant du texte :
- Qu´est ce qui permet a Rousseau de penser que le désir nourrit l´imagination ? (cf lignes 4à8)
-Qu´est ce qui autorise Rousseau à affirmer que l´imagination nous ´livre en quelques sortes(l7)´ l´objet désiré (mais non encore possédé) ?
-Qu´est ce qui permet a Rousseau d´affirmer que la satisfaction réelle des désirs est moindre que la satisfaction en imagination ?
-Quelle est la thése du texte ?
