Si quelqu´un peut m´éclairer! je l´aimerai jusqu´a la fin de ma vie!!
1)Montrez que les deux textes appartiennent à un même objet d´étude.Quel Thème commun développent-ils?
2)Comment la construction des phrases traduit-elle les sentiments de chaque auteur?
3)Dans quel registre les deux textes s´inscrivent-ils?justifiez votre réponse en vous appuyant sur le relevé des réseaux lexicaux.
TEXTE A
Rien n´est charmant, à mon sens, comme cette façon de voyager. - A pied ! - On s´appartient, on est libre, on est joyeux ; on est tout entier et sans partage aux incidents de la route, à la ferme où l´on déjeune, à l´arbre où l´on s´abrite, à l´église où l´on se recueille. On part, on s´arrête, on repart ; rien ne gêne, rien ne retient. On va et on rêve devant soi. La marche berce la rêverie ; la rêverie voile la fatigue. La beauté du paysage cache la longueur du chemin. On ne voyage pas, on erre. à chaque pas qu´on fait, il vous vient une idée. Il semble qu´on sente des essaims éclore et bourdonner dans son cerveau. Bien des fois, assis à l´ombre au bord d´une grande route, à côté d´une petite source vive d´où sortaient avec l´eau la joie, la vie et la fraîcheur, sous un orme plein d´oiseaux, près d´un champ plein de faneuses, reposé, serein, heureux, doucement occupé de mille songes, j´ai regardé avec compassion passer devant moi, comme un tourbillon où roule la foudre, la chaise de poste, cette chose étincelante et rapide qui contient je ne sais quels voyageurs lents, lourds, ennuyés et assoupis ; cet éclair qui emporte des tortues.Et puis tout vient à l´homme qui marche. Il ne lui surgit pas seulement des idées, il lui échoit des aventure
Victor Hugo,Le rhin,lettre XX
TEXTE B
Jamais je n´ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j´ose ainsi dire, que dans ceux que j´ai faits seul et à pied. La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées ; je ne puis presque penser quand je reste en place ; il faut que mon corps soit en branle pour y mettre mon esprit. La vue de la campagne, la succession des aspects agréables, le grand air, le grand appétit, la bonne santé que je gagne en marchant, la liberté du cabaret, l´éloignement de tout ce qui me fait sentir ma dépendance, de tout ce qui me rappelle à ma situation, tout cela dégage mon âme, me donne une plus grande audace de penser, me jette en quelque sorte dans l´immensité des êtres pour les combiner, les choisir, me les approprier à mon gré, sans gêne et sans crainte. Je dispose en maître de la nature entière ; mon cœur, errant d´objet en objet, s´unit, s´identifie à ceux qui le flattent, s´entoure d´images charmantes, s´enivre de sentiments délicieux.
Rousseau,Les confessions
pleaz help me!!!