Quitte à faire un plan thèse antithèse; autant faire l´inverse de ce que tu fais (en plus le prof de philo sera content, l´école n´est pas inutile pour ses élèves
)
Dans une première partie, tenter de montrer qu´il n´y a aucun lien entre le savoir et le bonheur; voire pire; que le savoir est inversement proportionnel au bonheur que l´on a. Illustration du "heureux les simples d´esprits", ou heureux est à prendre au sens propre. Tu montre que le savoir est un truc bien trop abstrait pour avoir une quelconque incidence sur la vie (à quoi sert de connaître le nom de tous les arbres, comment fonctionne la nature etc.... à rien). Et tu fais l´éloge d´une tête bien faite, mais bien vide. Que les gens heureux, ce sont ces Montagnons que Rousseau décrit à plusieurs occasions, qui vivent et jouissent librement des fruits de la terre, ignorant de toutes ces sottises que sont le théatre, la culture etc... et qui sont des Hommes en plus (et pas des pleurnicheurs comme l´auteur en voit à Paris).
Bref, que le savoir scientifique et culturel est inutile (Discours sur les sciences et les arts de Rousseau, que tu peux trouver ici
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/philosophie/textesdephilosophes.htm#rousseau )
Oui mais voilà, l´image des montagnons est en deux temps : ils vivent de la terre, mais les dures conditions climatiques les ont obligés à cultiver des savoirs et des techniques pour vivre en autarcie. Ils savent faire des horloges (oui ils vivent en Suisse ^^), et toute sorte d´outils qui leurs sont utiles.
Tu commence à faire l´éloge d´une science utile à l´homme. Celle, qui comme le dit descarte, perment à l´homme de "se rendre comme maître et possesseur de la nature" face à la science scolastique qui ne sert à rien.
Puis petit glissement avec un jeu sur le bonheur. Il est impossible d´apréhender le bonheur comme un tout général. Il est la réalisation de tout ce que l´on souhaite, et peut souhaiter. Par conséquent il nécessite un savoir total, à la fois pour ce qui nous rendrait heureux (l´homme étant inconstant, et ses désirs ignorés de lui, il ne peut pas parvenir au bonheur). Donc si le bonheur est possible, le savoir est sa condition, sachant que le savoir guide l´action; et qu´une action qui réeussit est bien guidée, scientifiquement guidée presque. De même qu´un voyageur qui ne sait pas lire une carte se perd. Or, savoir lire une carte, c´est être savant de ce que veulent dire les figurés, savant en orientation etc... Le moyen d´arriver à bon port, est d´être savant. De même pour le capitaine de navire, le seul à posséder la science de la navigation... par exemple
Enfin, si tu veux t´amuser, dépassement : mais le bonheur est-il possible, n´entre-t´il pas en contradiction avec la finitude humaine ? Et là tu peux blablater librement ^^