Eugène Ionesco a été le chef de file du théâtre de l´absurde aux côtés de Samuel Beckett.
L´« anti-auteur » : moderne, avant-gardiste, iconoclaste, frondeur, clownesque, pataphysicien :
En premier lieu, l’entrée de Ionesco dans l’espace littéraire de l’après-guerre, de La Cantatrice chauve à L’Impromptu de l’Alma. Ionesco devient auteur, ou plutôt « anti-auteur », présentant au public des « anti-pièces » obéissant à une esthétique du dérèglement régulé, s’écartant à l’horizon d’attente avant d’être rattrapées par la vague du « Nouveau Théâtre » et de connaître un succès controversé, légitimé à la fois par le rattachement à un surréalisme tardif et par le créneau laissé, pour la modernité théâtrale, entre les deux théâtres bourgeois, que sont le boulevard (Roussin) et le théâtre littéraire (Anouilh et Salacrou), après le théâtre classique existentialiste (Sartre et Camus). L’amuseur effarant, qui se dérobe au sens, est un personnage iconoclaste, avant-gardiste, arrivé sur les planches par le truchement de circonstances inattendues, côtoyant les rangs du Collège de Pataphysique en 1957, déroutant la critique parisienne par ses facéties et son esprit de contradiction.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Ionesco
Bref, un précurseur du théâtre de l´absurde 