Kant lui s’est penché plus savamment sur ces questions des affects qui nous agitent de l’intérieur de façon sournoise, au niveau de l’inconscient (à rapprocher de Freud). Affect du côté des sens, sentiments, émotions, effets passagers, du côté du temporel et qui à ce titre peuvent nous affecter de façon positive jusqu’au sublime (cf esthétique). Joie, colère, peur sont des affects, mais la haine par exemple est la mutation d’une colère ou d’une peur en passion, au sens de perversion, asservissement de la volonté raisonnable et de notre liberté d’action.
Par exemple, l’amour peut aussi à notre insu pervertir notre raison (qui elle travaille sur le terrain des principes et de la loi) et nous faire faire n’importe quoi.