Ah, j´ai encore autre chose, en rapport entre le français et les maths : L´OULIPO :
"Cette association comprend des écrivains, certains célèbres tels que Italo Calvino ou Georges Perec, mais aussi des personnalités ayant une double compétence comme les mathématiciens et écrivains Jacques Roubaud ou Claude Berge (développeur de la Théorie des graphes). Considérant que les contraintes formelles sont un puissant stimulant pour l´imagination, l´Oulipo s´est fixé plusieurs objectifs regroupés en deux courants :
un courant synthétique, chargé d´imaginer et d´expérimenter des contraintes littéraires nouvelles, comme le résume une de leurs propres définitions : « Oulipiens: rats qui ont à construire le labyrinthe dont ils se proposent de sortir. »
un courant analytique, chargé de rechercher les « plagiaires par anticipation ». Plus clairement, le but est d´étudier les œuvres du passé à la lumière des nouveaux moyens créés par le courant synthétique.
Le courant synthétique est le plus actif et surtout le plus spectaculaire. On lui doit notamment l´invention de la méthode S plus n, la littérature combinatoire, qui permit à Raymond Queneau d´écrire Cent mille milliards de poèmes mais aussi de poèmes booléens basés sur la théorie des ensembles ou des « poèmes à métamorphoses pour rubans de Möbius »
Le courant analytique a produit des œuvres historiques comme une histoire du lipogramme par Georges Perec (La Disparition) mais aussi une analyse formelle de la relation « X prend Y pour Z » et son application à différents styles littéraires parmi d´autres études.
Ce mouvement a des ancêtres dans l´aventure littéraire européenne, en particulier les Grands rhétoriqueurs du début de la Renaissance (fin du XVIe siècle). Ils ont en effet expérimenté beaucoup des possibilités de la langue : jeux de mots, techniques lettristes et contraintes oulipiennes avant la lettre, par exemple des poèmes mots-croisés pouvant se lire dans tous les sens... ces pré-oulipiens ont pour l´Oulipo le titre de « plagiaires par anticipation ».
Les premiers travaux de littérature potentielle ont été publiés par le Collège de ’Pataphysique, science à laquelle Alfred Jarry a voué son existence."