MDRRRR
C´est pas l´argent ne fait pas el bonheur mdrr on est plus en 6eme
Malgré ses airs de conte fantastique, cette légende est vraie d´un bout à l´autre... Il y a par le monde de pauvres gens qui sont condamnés à vivre de leur cerveau, et paient en bel or fin, avec leur moelle et leur substance, les moindres choses de la vie. C´est pour eux une douleur de chaque jour ; et puis, quand ils sont las de souffrir...
Avec cela, il est difficile de contester le fait qu´Alphonse Daudet ne parle pas sciemment du problème de l´intelligence et de la différence qui la caractérise. Cependant, il n´y fait pas référence comme nous en avons l´habitude dans la presse et la masse. Il n´identifie pas le génie à une sorte de machine inhumaine, dotée d´une logique aussi implacable que froide. Au contraire, il en parle à travers les relations humaines avec la famille, l´amitié et l´amour. Quant à l´élément tragique, il semble prédéterminé, comme si le don était subi. Et il montre comment la combinaison de la société consommatrice d´hommes et la nature altruistique du génie, conduit inexorablement ce dernier à sa perte.
Cependant l´oeuvre de cette vie est un choix conscient de tous les jours. Elle n´est pas le résultat d´un destin mais celui d´un destin créé. Le savoir de la fin ne changerait en aucun point l´oeuvre puisqu´elle correspond au libre arbitre agissant sur la vie pensée comme un tout. Tout cela bien sûr n´est que survolé par petites touches dans ce conte fantastique qui ne saurait dire plus. Mais l´essentiel n´est point là. Il est dans le fait que l´on parle de l´essentiel en termes humains et simples. Par ce biais, ce texte est accessible à tous.
Il ne faudrait pourtant pas utiliser exclusivement cette vision, nécessairement réductrice et caricaturale du génie pour prendre conscience de sa nature véritable. Car si ce texte est touchant c´est parce qu´il n´est que cela et il ne revendique rien d´autre. Il ne tente pas de convaincre, il se contente d´exister. Sa différence est un fait et non une profession de foi. C´est en ce sens qu´il nous semble opportun d´être connu par les plus jeunes. Sans repères, ces derniers n´ont d´autre choix que de répéter les inepties des adultes qui correspondent en réalité à un consensus manufacturé par la société qui érige en homme, l´être normal.
La légende de l´homme à la cervelle d´or, par son aspect humain, montre combien la pensée se construit à partir des éléments originels que sont les sentiments. Et si l´intelligence représente un danger pour quelqu´un ce n´est que par l´intermédiaire de la société qui accuse son détenteur. Car l´intelligence au sens plein du terme, ne peut être que cette audace insupportable, que ce droit d´ingérence mental que l´on nomme altruisme.
Fallait résumer ca en gros!!