Putain... j´ai effacé tout ce que j´avais fait 
Bon ben je recommense : lis le pacte autobiographique de Lejeune du moins le début ça t´apprendra bcp de choses
-désir de laisser une trace de soi : Mémoires d´Outretombe de Chataubrillan
-revivre par l’écriture le passé les événements vécus : La première rencontre amoureuse de Rousseau dans les confessions
-se justifier : Les confessions de rousseau évidemment.
-chercher à comprendre sa vie et à se comprendre : L´age d´homme de Michel leiris, et l´obsession psychanalytique. Ou Gides, dans les faux monnayeurs, ou dans son autobiographie (s´il en a écrit une, je n´en suis plus sur...)
-témoigner : Les Commentaires de César, ou les Mémoires de Degaulle (même si ce sont des mémoires). Autrement W ou souvenir d´enface de G.Perec. De même Si c´est un homme de Primo Levi. Et puis moins connu, mais ça fait la différence ^^ Être sans destin d´Imre Kertèsz (Nobel de littérature 2002, qu´il faut aller entendre quand vous pouvez !! Moi j´ai eu cette chance
) : un roman sur la déportation d´un hongrois, d´inspiraton autobiographique.
-les nécessités de la sélection : toutes les autobiographies sélectionnent les évennements jugés utiles. C´est sur le mot juger qu´il faut jouer.
-les limites de la mémoire : dans Les Mots de Sartres, il y´a des datations peu claires, la peur de se tromper (dont on est largement informés par l´auteur). Ou dans les Confessions de Rousseau, ou les erreurs sont dues à des défauts de mémoire nous dit-il. Mais ce n´est pas un très bon argument, lis le chapître Lectures, sur Sartres, dans P. Lejeune.
Mieux encore, je crois que Yourcenar, ou Colette, n´hésitent pas à nous raconter la vie avant leur naissance....
-l’illusion du regard rétrospectif : ?? ? Qu´entend-tu par la ?
-les forces inconscientes de valorisation : l’embellissement littéraire : Rousseau evidemment... Leiris aussi, qui a un faible pour la poésie.
Connaissance du vécu intime d’un homme : Je pense qu´on peut utiliser Les Confessions de St. Augustin, et son parcours de conversion au christiannisme : quoi de plus intime ?
Mais utilise le bon terme, et le vrai : voyeurisme et perversion ...
-les richesses de l’analyse de soi qui profitent aussi bien à l’auteur qu’au lecteur : Rousseau s´érige en modèle, avec un "moule unique" formé par Dame nature et cassé ensuite... Et il invite aussi à s´inspirer de son récit pour mieux comprendre les choses...
Sinon Yourenar, dans les Mémoires d´Hadrien parle de la littérature comme d´un moyen de se connaître soi meme.
N´empèche c´est vachement tiré par les cheuveux... Quand on lit A la recherche du temps perdu de Proust (roman introspectif s´il en est) je ne suis pas sur qu´on en ressorte meilleur conaisseur de soi, à part sur les questions du temps qui passe (ou il y´a une vraie analyse philosophique).
-l’intérêt historique : ceux que j´ai mis dans "Témoigner" On peut aussi lire Voyage au bout de la nuit de Céline, comme le récit de toute une époque (mais ça marche pour tous les romans... Le Marchand de Venise de Shakespeare, ou l´antisémitisme de l´époque...). Je me demande si les bouquins de Soljenitsyne (le Chène et le Veau) ne peut pas servir pour ça. Mais je l´ai pas lu donc...
-le plaisir d’ordre littéraire :
pourquoi on lirait un bouquin qui fait chier ?? ^^