j´ai une disserte d´SES à rendre pour demain, on à le droit d´y rendre imprimé 
donc voilà je invite à y jeter un coup d´oeil et vos critiques sont les bienvenues 
Blandine ALLARD, Pierre FRANCOZ
Dissertation de Sciences Economiques et Sociales
Quels sont les problèmes posés par les politiques libérales ?
Le libéralisme est un courant de pensées théorique et pratique. Les politiques libérales visent à flexibiliser les différents marchés. Tout une série de mesures accompagnent cette flexibilisation des marchés, c’est ce qu’on appelle les politiques libérales.
Cependant, l’application de ces mesures posent un certain nombre de problèmes, et ce à plusieurs niveaux.
Dans une première partie nous rappellerons les grands principes de la théorie libérale.
Dans une seconde, nous analyserons les problèmes sociaux, et dans une troisième partie, nous traiterons les contraintes économiques qu’imposent les politiques libérales.
I La théorie libérale
Le libéralisme économique est la thèse selon laquelle la liberté d’action individuelle la plus complète (liberté d´entreprendre, libre choix de consommation, de travail, etc.) serait souhaitable en matière économique, et l’intervention de l’Etat doit y être aussi limitée que possible. La politique libérale cherche à se détacher de l’Etat , c’est à dire que le marché s’autorégule seul sans l’intervention de celui-ci. Les libéraux pensent que ce sont les salaires qui déterminent la quantité d’offre et de demande sur le marché du travail. La théorie libérale d’aujourd’hui consiste à faire baisser les salaires en période de chômage. Ceci permettrait d’augmenter l’offre et d’appliquer une flexibilité totale : on adapte le volume de main d’œuvre à la production. Cette flexibilité ce caractérise sous deux formes : la flexibilité interne, dite qualitative, qui permet à l’entreprise d’exercer la polyvalence de l’équipe de travail, et la flexibilité externe, dite quantitative, qui permet aux entreprises de conserver un noyau dur de salariés et d’avoir recours a l’intérim (CDD). Dans la politique libérale, c’est en diminuant les salaires que les entreprises embauchent et que le chômage diminue, selon la théorie de l’équilibre Walrasien. Cette analyse libérale ne peut pas expliquer la valeur réelle d’un produit, on a une non distinction du prix du marché et de la valeur.
Par définition, le libéralisme implique une action minimale, voire nulle, des pouvoirs publics. Les problèmes sont multiples et réels : sociaux (parmi lesquels on pourra assister à une remise en cause des valeurs morales et une perte des garanties et des acquis sociaux du travailleur), et économiques.
II Les problèmes sociaux
Ainsi, par exemple, le libéralisme économique se traduit sur le marché du travail par une plus grande flexibilité : des contrats moins contraignant pour l´employeur qui favorise ainsi la rentabilité. L´employeur, en cas de baisse de la demande peut plus facilement se "libérer" de son "surplus" de salariés. La critique d´une telle situation est que cette flexibilité crée de la précarité. La position libérale en la matière est que l´entrepreneur sera plus enclin à embaucher du personnel en phase de croissance de son activité, que cette souplesse permettra aux entrepreneurs de répondre plus facilement aux demandes du marché, ce qui sera bénéfique pour l´activité économique en général et donc pour les travailleurs (créant ainsi un cercle vertueux), ces derniers étant alors dans une situation qui est de mobilité, plutôt que de précarité. Il est cependant clair que les hommes ne sont pas des unités universellement interchangeables comme des machines et qu´une absence totale de contrainte pour les employeurs a pour conséquence d´augmenter le niveau de contraintes pour le travailleur, généralement en situation de faiblesse lorsque le moment de la négociation vient. Cette flexibilisation ne fait qu’augmenter le rapport de force entre employeurs et salariés.
Dans les faits réels, on constate l’inefficacité de cette théorie car l’offre et la demande ne peuvent pas s’autoréguler seules. Les politiques libérales cherchent à tout privatiser, par conséquent les pauvres sont plus touchés par ce changement. Par exemple, de plus en plus d’hôpitaux sont privés, où il faut payer pour être soigné, donc il y a beaucoup moins de remboursements de la part de la sécurité sociale. On peut observer ces dernière années une augmentation du chômage, et une augmentation des précarités et des emploi atypiques (Contrats à Durée Déterminée, emplois réputés pour être précaires). Cette année le taux de chômage à dépassé la barre des 10% en France, et pourtant nous sommes dans une politique libérale, ceci est dû à une faiblesse de la production et un coût du travail qui serai trop élevé, en effet comme Keynes à pu l’expliquer dans sa théorie c’est en augmentant les salaires qu’on augmente le pouvoir d’achat. Les individus consomment plus donc les entreprise produisent plus et elles embauchent. Le taux de chômage actuel élevé est aussi dû aux nombreuses délocalisations, mais nous y reviendront dans la partie suivante.
La mise en place de la flexibilité à crée de nouvelles formes d’emploi atypique. Entre 1990 et 2000 le nombre de CDD à augmenté de 30% alors que les CDI (Contrats à Durée Indéterminés, réputés pour être plus stables) n’ont augmenté que de 2%. Le problème de la flexibilité est la démotivation des salariés, une cadence effréné, une augmentation des maladies musculeux-squelletique, la déqualification des salarié, c’est à dire que le travail à la chaîne est un travail répétitif qui conduit les individus à reproduirent toujours le même geste, ce qui provoque des problèmes vasculo-cérébrales chez les ouvriers. Il est devenu plus difficile de monter dans la hiérarchie de l’entreprise. De plus, les entreprises privilégient les qualification, donc les diplômés et non pas les compétences.
Aussi, Le libéralisme économique remet des valeurs morales importantes. Ainsi, il est dénoncé comme une attitude passive et conservatrice, voire un mépris pour les problèmes et pour ceux qui les vivent, et un encouragement à l´égoïsme. On peut traduire cela par, excusez nous du terme, du « chacun pour sa peau ». Sans parler des aspects moraux et humanistes qui sont fortement remit en cause dans le processus de flexibilisation du marché du travail. Cette remise en cause des valeurs morales est amplifiée par les firmes multinationales, qui sous-traitent leur produits pour ne pas se sentir responsable des conditions atroces dans lesquelles travaillent les ouvriers des pays pauvres, ou plus particulièrement en voie de développement. On peut accuser les groupes sous-traitants ainsi que les multinationales d’exploiter des ouvriers, qui travaillent dans des conditions de vie tout à fait déplorables : pas de limite de temps de travail, pas de garanties sociales, pas de salaire suffisant pour vivre dans des conditions décentes, etc. On pourra aussi déplorer l’emploi de jeunes enfants dans les chaînes de production, dans des pays comme l’Inde, la Chine, ou encore Taiwan. Une question d’éthique ressort donc de la sous-traitance.
En France, le libéralisme remet en cause les garanties collectives inscrites dans le code du travail, comme les 35 heures. L’idéal des politiques de flexibilisation serait d’enlever les salaires minimums, de supprimer les cotisations sociales, d’encourager le libre licenciement, d’allonger le temps de travail maximum, etc. On assistera ainsi à une perte de toutes les garanties et acquis sociaux, qui protègent les droits des travailleurs.
III les problèmes économiques
Pour prendre l´actualité récente, les exemples des pays émergents, y compris des plus importants en population tels que la Chine, l´Inde et le Brésil, ont montré que le démarrage et le développement économique étaient favorisés par l´introduction de mesures de libéralisation des initiatives privées. Cependant, de même, l´exemple de la Chine illustre particulièrement bien la précarisation des travailleurs quand une forme très pure de libéralisme économique est appliquée.
Le libéralisme économique est violemment dénoncé par les alter mondialistes.
Ils voient un danger de confiscation progressive des richesses dans cette logique économique par une classe dominante d’un point de vue social, et de situations de monopoles complets du marché d’un point de vue économique, qui contrôleraient progressivement l´économie mondiale. Selon eux, l´abandon progressif des pouvoirs des États démocratiques aux marchés financiers et aux multinationales, associés aux dérégulations de nombreux secteurs entraînerait une gestion peu rigoureuse des ressources naturelles, où la question écologique se pose, et une prise en compte des êtres humains dans l´économie.
De ce fait, les pays pauvres d’Afrique par exemple, sont exclus du processus de mondialisation ; ce continent très riche en ressources naturelles (l’un des plus riche de la planète), ne profite pas ou très peu de ses ressources que sont l’or, les matériaux ferreux ainsi que les richesses agricoles telles que le blé, l’orge et les autres céréales. Ce sont les firmes multinationales qui exploitent ces terres et cela ne profite pas aux pays Africains et à leurs paysans. On prendra pour exemple le groupe français Michelin qui possède des cultures d’EVA au Tchad mais qui transforme cette matière première en France. Autre exemple : l’arachide du Sénégal, dont les paysans exploitent les cultures pour les vendre très peu cher à une collecte qui les exporte dans « les pays du Nord » bien souvent sous forme de matière première brute. Le problème principal en Afrique est que les matières premières ne sont pas transformés sur place, mais dans les pays exploitants. Si l’on investirait dans des usines de traitement et de transformation des matières premières en Afrique, les richesses seraient ainsi mieux distribuées dans ces pays.
Les pays riches souffrent en revanche de la délocalisation de leurs industries intensives en main-d´œuvre peu qualifiée, ainsi que de la concurrence accrue entre pays riches eux-mêmes. Quantitativement peu importants, ces effets posent cependant des problèmes du fait qu´ils sont localisés, touchant particulièrement certains individus ou certaines régions, alors que les gains sont répartis sur l´ensemble de la population. La part de la population active en concurrence avec la main d´œuvre peu qualifiée des pays en voie de développement n´est seulement que de 3%. Les licenciements économiques liés aux délocalisations sont en nombres de plus en plus importants, de nombreuses entreprises en France délocalisent leurs chaînes d’assemblage dans les pays de l’Est pour ce qui est des industries mécaniques, alors que le secteur du textile est fortement touché par ces phénomènes de délocalisations, où les usines ferment en France pour faire sous-traiter en Asie, où la main d’œuvre compte parmi les moins chères du monde et les plus productives. Là encore le rôle de la sous-traitance est important dans le processus de libéralisation.
Au niveau local, et pour prendre un exemple français de privatisation, la libéralisation de l’électricité à eu des effets pervers sur les prix. En effet, depuis que EDF à ouvert son capital aux actionnaires, les prix ne cessent d’être instables. Cette instabilité est accentuée par les producteurs qui possèdent un pouvoir important sur le marché et qui peuvent restreindre volontairement leur production pour faire grimper les prix. Cette situation est dénoncée par de nombreux syndicats.
Conclusion :
Au terme de cette réflexion, nous pouvons affirmer que les politiques libérales creusent les inégalités, aussi bien au sein d’un même pays que entre les différents pays. Nous pensons que la logique libérale va atteindre ses limites, surtout à cause des sacrifices sociaux qui sont de plus en plus importants.
Pour redonner confiance à la population, il faudrait modérer les politiques libérales, et s’orienter vers un système plus sûr socialement et économiquement.