Voila, j´ai écris quelques trucs, c vachement long, pour ceux qui ont le temps lisez tout, sinon survolez. C pour me conseiller et si possible me donnez votre avis, des liens, ou autres ... Merci
A. Qu’est-ce que la grossièreté :
Nous allons voir dans ce chapitre ce qui caractérise sans doute le plus South Park : la grossièreté. Et plus précisément nous allons nous intéresser à ce qu’est la grossièreté en question, comment South Park expose-t-il un caractère grossier et pourquoi ce dernier ?
Tout d’abord, la grossièreté, par définition, est le caractère de ce qui est brut, sans qualité ni finesse. Mais ce qui est à caractère grossier dans South Park, c’est d’abord son langage contraire à la bienséance, à la politesse et aux usages. On ne peut cacher que South Park est interdit à un public mineur de part son caractère vulgaire et ces situations choquantes. Quand un parent entends à la télé « Trou du cul » ou encore « Lire ça craint » tout en sachant que l’enfant est, aujourd’hui, très influençable par la télévision , il réagit forcément contre ces paroles et donc, cette série.
Mais la grossièreté ne touche pas uniquement le langage de ces quatre enfants de huit ans. Dans le film « South Park, longer, bigger and uncut » sorti en 1999, Terrance et Philippe, duo comique canadien à l’humour pétomane, idoles de nos jeunes héros du dessin animé et célèbre par leurs films fictifs tels que « Jamais sans mon anus » ou encore « Les Culs de feu », interprètent une chanson « Uncle Fucker ». Cette chanson, dans le film, cause une guerre américano-canadienne par le débordement de gros mots. Les parents étant excédé par cette humour scatologique décide d’en finir avec un pays capable de soutenir de tels comédiens. Mais revenons en à leur chanson qui possède plusieurs sens.
Tout d’abord, le titre de la chanson est déjà une insulte au sens littéral – qui signifie « Nique ton oncle » et se rapproche d’ailleurs très fort de l’expression « Mother Fucker ».
Mais il peut également être un jeu de mot d’ordre sexuel avec la prononciation du mot familier pour « uncut » c´est-à-dire « non-circonsis ».
Enfin, cette chanson est une insulte aux Etats-Unis, surnommé le pays de « l’Oncle Sam ».
Par sa grossièreté, on peut voir que South Park atteint en premier lieu les parents, point de vue langage, mais aussi les croyants qui y verrait des connotations négatives envers eux et tout simplement l’Amérique. Mais n’oublions pas qu’en interprétant trop, on peut tout arranger à sa sauce.
Et prenons le personnage sans doute le plus vulgaire de tous, et qui évoque probablement les réactions les plus fortes chez ses spectateurs les plus opposés : Eric Cartman. Ce personnage, extrêmement vulgaire dans la parole mais également par ses actes (en revendant des fœtus avortés perdus lors d’un accident dans l’épisode 513 ou encore insultant Jésus après avoir créer un groupe de rock chrétien dans l’épisode 709) possède des conviction certainement les plus noires en ce monde. Malgré les rares épisodes où il lui arrive de « relever le niveau » (voir le chapitre « Les morales »), il se montre pourtant très raciste. Cartman hais (et le terme est faible) les juifs, les pauvres, les minorités, les étrangers, les hippies, les démocrates et les libéraux.
La grossièreté atteint donc son summum.
Pourtant, South Park est une série que, si on veut bien y prêter attention, porteuse d’enseignements moraux et/ou spirituels. La vulgarité exagérée ainsi que les réactions disproportionnées des personnages ne sont là que pour soutenir un discours engagé politiquement et/ou socialement.
Il serait en effet difficile de croire qu’une série crée un déferlant international juste pour quelques gros mots. En fait, le plus dérangeant dans South Park, est le fait qu’elle ne se donne aucune limite. Elle brise les tabous en touchant à des thèmes tels que l’homosexualité, la pédophilie, le racisme ou encore la pauvreté. Des thèmes encore fragiles aux USA et principalement chez un public conservateur. South Park, par ces caricatures et ces morales fortes de sens, casse complètement le modèle de grandeur américaine. Michael Moore n’a d’ailleurs pas hésité) à reprendre le court métrage d’animation « American History » dans son film bouleversant « Bowling for Colombine ».
Les créateurs critiquent par exemple la société américaine à travers nos deux personnages « Terrance et Philippe » ou « Ike », le frère de Kyle. Ce qui les unit ? Ils sont tous canadiens et représentés avec une tête en deux demi-cercles non reliés, parlant avec un fort accent. Les auteurs s’en servent pour montrer en réalité une société plus libre de ton.