Bonjour à tous, j’ai un devoir à faire pour bientôt et je n’ai pas d’inspiration.Si certaines personnes parmi vous pouvez faire cette exercice cela serait super et je pourrais m’inspirer de vos réponses.Merci d’avance.
Voici l’extrait de texte :
Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert
Le jeune avoué demeura pendant un moment stupéfait en entrevyant dans le clair-obscur le singulier client qui l’attendait.Le Colonel Charbert était aussi parfaitement immobile que peut l’être une figure en cire de ce cabinet de Curtius où Godeschal avait voulu mener ses camarades. Cette immobilité n’aurait peut-être pas été un sujet d’étonnement, si elle n’eût complété le spectacle surnaturel que présentait l’ensemble du personnage.Le vieux soldat était sec et maigre. Son front, volontairement caché sous les cheveux de sa perruque lisse, lui donnait quelque chose de mystérieux. Ses yeux paraissaient couverts d’une taie transparente : vous eussiez dit de la nacre sale dont les reflets bleuâtres chatoyaient à la lueur des bougies. Le visage pâle, livide et en lame de couteau, s’il est permis d’emprunter cette expression vulgaire, semblait mort. Le cou était serré par une mauvaise cravate de soie noire. L’ombre cachait si bien le corps à partir de la ligne brune que décrivait ce haillon, qu’un homme d’imagination aurait pu prendre cette vieille tête pour quelque silhouette due au hasard, ou pour un portrait de Rembrandt, sans cadre. Les bords du chapeau qui couvrait le front du vieillard projetaient un sillon noir sur le haut du visage. Cet effet bizarre, quoique naturel, faisait ressortir, par la brusquerie du contraste, les rides blanches, les sinuosités froides, le sentiment décoloré de cette physionomie cadavéreuse. Enfin l’absence de tout mouvement dans le corps, de toute chaleur dans le regard, s’accordait avec une certaine expression de démence triste, avec les dégradants symptômes par lesquels se caractérise l’idiotisme, pour faire de cette figure je ne sais quoi de funeste qu’aucune parole humaine ne pourrait exprimer. Mais un observateur, et surtout un avoué,aurait trouvé de plus en cet homme foudroyé les signes d’une douleur profonde,les indices d’une misère qui avait dégradé ce visage,comme les gouttes d’eau tombées du ciel sur un beau marbre l’ont à la longue défiguré.
Voici le sujet : (minimum 40 lignes)
A votre tour, imaginez un personnage d’aujourd’hui dont le physique inquiétant suggère un passé douloureux. Rédigez son portrait.