Rimbaud raconte en quelque sorte les souvenirs d´un "gueule de boisé" et de sa murge passée.
Ce sont des souvenirs fantastiques que le poète décrit, souvenirs d´un horizon merveilleux. D´ailleurs cette plétore d´adjectif encenseur est là pour nous le rappeller: "l´oeuvre inouïe ", "corps merveilleux", "Chevalet féerique ", "Bien", "Beau"... mais cette phase euphorisante n´est de courte durée, puisque le poète est rendu à l´ancienne inharmonie dès que le "poison" cesse de faire effet.
Mais malgré ce retour brutal sur terre, le poète dit: "Nous avons foi au poison.".
Pour Rimbaud, le poison (terme abondamment repris dans la saison en enfer) est un moyen de se gratifier de visions, il veut devenir voyant par "un long immense et raisonné dérèglement de tous les sens". C´est un moyen d´accéder à l´inconnu et de "voir ce que l´Homme a cru voir", dixit le Bateau ivre..
Sinon, pour Beaudelaire, c´est un magnifique poème qui évoque tout simplement de manière décalée et humoristique les visions d´un homme embué dans des vapeurs éthyliques. Tu vas voir c´est très bien fait.
Sinon dans les autres poèmes sur l´alcool, tu dois avoir le recueil "Alcools" d´Apolinnaire, que je ne connais pas très bien, donc tu auras l´occasion de faire ton choix.
Et ensuite tu as la partie "Vin" des Fleurs du Mal de Beaudelaire où tu pourras faire selon ta guise.