Il était le fils d´un jeune cordonnier malade et de son épouse plus âgée. La famille vivait dans une petite pièce Hans Christian montra une imagination précoce, laquelle fut encouragée par l´indulgence de ses parents et la superstition de sa mère. Son père décéda en 1816 et il fut entièrement livré à lui-même. Il cessa d´aller à l´école. Il construisit lui-même un petit théâtre jouet et resta chez lui à fabriquer des vêtements pour ses marionnettes, et lisant toutes les œuvres qu´il pouvait emprunter, parmi lesquelles celles de Ludvig Holberg et William Shakespeare. Il ecrit La petite fille aux allumette en se souvenant de l´enfance maleureuse de sa mère dans une famille pauvre Il souhaitait devenir chanteur d´opéra aussi il alla à Copenhague en septembre 1819. Là il fut pris pour un fou, rejeté aux théâtres et presque réduit à la disette, mais il fut pris en amitié par les musiciens Christoph Weyse et Siboni, et plus tard par le poète Frederik Hoegh Guldberg (1771-1852). Sa voix défaillit, mais il fut admis comme apprenti danseur au théâtre royal. Ne faisant rien, il perdit les faveurs de Guldberg, mais trouva un nouveau patron en la personne de Jonas Collin, qui devint un ami à vie.
Le roi Frederick VI, intéressé par ce garçon étrange, le prit en charge et l´envoya durant quelques années à l´école de grammaire de Slagelse. Il publia son premier volume, Le Fantôme à la tombe de Palnatoke (1822), avant d´y avoir commencé ses études. Étudiant très médiocre et peu discipliné, il resta à Slagelse dans une autre école à Elseneur jusqu´en 1827 ; ces années, disait-il, furent les plus sombres et amères de sa vie. Collin consentit enfin à le considérer comme éduqué et l´envoya à Copenhague.