Bonjour,
J´ai un exposé a faire sur L´encyclopédie, en francais ...
Le prof ne m´a pas donné d´autre piste ...
Comment puis-je faire ?
Merci
Denis Diderot : l´Encyclopédie (extrait de l´article « Encyclopédie ») Chronologie (1751) Œuvre collective (1751-1772) dirigée par Denis Diderot et D´Alembert.
Le Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, appelé plus couramment l´Encyclopédie de Diderot et de D´Alembert occupe une place exceptionnelle parmi les ouvrages qui ont marqué l´histoire de la civilisation occidentale. Il appartient par excellence au siècle des Lumières et à son rationalisme triomphant. L´un des principaux mérites de ses quelque cent cinquante collaborateurs est d´avoir élargi le champ de réflexion rationaliste aux «arts utiles» dans l´espoir de produire «une révolution dans les esprits».
Dans son Discours préliminaire, d´Alembert place l´Encyclopédie sous le signe éminemment rationaliste de «l´ordre et l´enchaînement des connaissances humaines». Diderot, à son tour, souligne dans l´article «Encyclopédie» qu´il s´agit d´une entreprise profondément ancrée dans un «siècle philosophe», qui cherche à «rendre aux sciences et aux arts une liberté qui leur est si précieuse». À l´instar de son véritable ancêtre, le Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (1697), qui bouscula en son temps bien des préjugés en prêchant pour la tolérance et contre la superstition, et qui affirma la possibilité d´être un athée vertueux, l´ouvrage – 17 volumes de texte et 11 volumes de planches gravées dont le premier parut en 1751 et le onzième et dernier volume en 1772 – se donnait pour objectif de produire une «révolution dans les esprits».
Les réactions à la parution Dès le début de sa parution, l´Encyclopédie va soulever de violentes attaques de la part de ses nombreux détracteurs, qui la jugent subversive: dès 1751, les jésuites s´expriment dans le Journal de Trévoux du P. Berthier, et trois ans plus tard l´ordre religieux et politique est défendu à l´encontre des encyclopédistes par la revue l´Année littéraire de Fréron. L´intransigeance des jansénistes contre ce qu´ils perçoivent comme athée et matérialiste dans l´Encyclopédie se déchaîne dans les Nouvelles ecclésiastiques et dans le Censeur hebdomadaire. Malesherbes, directeur de la Librairie et qui, dans l´entourage royal, soutient l´entreprise, polémique avec Buffon dans ses Observations sur l´histoire naturelle. Quant à la presse protestante, elle apporte à l´Encyclopédie un soutien réservé; les journaux imprimés en France (les Annonces, le Mercure, la Gazette) se contentent d´informer sans prendre parti; le Journal des savants marque son accord avec la partie scientifique et technique, mais se garde bien d´évoquer le contenu philosophique et politique de l´ouvrage. Seuls le Journal encyclopédique de Pierre Rousseau et la Correspondance littéraire de Grimm prennent fait et cause pour l´ouvrage, frappé d´interdiction, en 1752, par un arrêt du Conseil du roi.
Le fondement philosophique Une triple influence donne ses assises à la doctrine philosophique de l´Encyclopédie: les théories de la connaissance de Descartes, Bacon et Locke sont les sources principales du sensualisme empiriste qui sous‑tend l´ouvrage; celui-ci subit également l´influence du spinozisme et celle d´une philosophie politique qui s´inscrit, en gros, dans une monarchie tempérée.
L´hommage à Descartes Selon la définition qu´en donne Diderot, qui en matière d´histoire de la philosophie tient son scepticisme radical – pyrrhonien – de Bayle et de Fontenelle, le philosophe est un penseur éclectique, qui foule aux pieds les préjugés, les traditions, le consentement universel, l´autorité, et qui ose «penser de lui-même, remonter aux principes généraux les plus clairs, les examiner, les discuter». Les articles «Philosophie», «Autorité (dans les discours et dans les écrits)» et «Éclectisme», qui décrivent le philosophe comme celui qui s´applique à l´étude des sciences en cherchant à connaître les effets par leurs causes et leurs principes, rendent clairement hommage à Descartes.
Une méthode se référant à Bacon La volonté de secouer le joug de l´opinion et de l´autorité, de rapporter chaque chose à ses principes propres vise à rendre à la raison tous ses droits. Elle implique, en fait, que la raison doit renoncer à l´esprit de système, notamment à la religion établie, qui fait l´objet d´une critique violente dans les articles «Fanatisme» et «Persécuter», et surtout dans l´article «Prêtre», que signe d´Holbach. Mais l´abolition de l´ancien système de références s´accompagne obligatoirement du choix d´une nouvelle méthode d´investigation scientifique. Écartant d´emblée l´innéisme cartésien («il n´y a d´inné que la faculté de sentir et de penser, tout le reste est acquis»), les encyclopédistes affirment que seul le sensible peut conduire à l´abstrait. À l´évidence, cette méthode se réfère à Bacon et à son processus expérimental, en vertu duquel la science est «l´image de la vérité: car la réalité d´existence et la vérité de connaissance ne sont qu´une seule et même chose, et ne diffèrent pas plus entre elles que le rayon direct et le rayon réfléchi». Cette apologie de la science va de pair avec l´engagement de nombreux médecins parmi les collaborateurs scientifiques, mais aussi avec un grand nombre d´articles consacrés au monde animal.
Le matérialisme de Diderot L´élaboration d´une philosophie matérialiste dans les colonnes de l´Encyclopédie est directement liée aux travaux de Diderot, qui, après avoir admis, dans les Pensées philosophiques, l´existence d´une harmonie naturelle et d´un mécanisme compensatoire des désordres, va renoncer à l´idée que l´ordre universel est réglé comme une horloge. Évoquant les agitations irrégulières de l´océan de l´Univers, il finit par admettre que le monde résulte du «jet fortuit» des atomes. Le matérialisme «vitaliste» de Diderot se reflète en particulier dans les articles «Atomisme», «Corpusculaire» et «Épicurisme» – ce dernier envisageant une matière hétérogène et non créée – ainsi que dans les articles «Leibnizianisme» et «Hobbisme», selon lesquels il existe un rapport organique entre la partie simple et le tout. Sous l´impulsion de son maître d´œuvre, l´ouvrage affirme également la continuité entre matière brute et matière vivante, et souligne la pérennité de la matière et sa tendance au changement (articles «Imparfait», «Impérissable» et «Néant»). De même que les vues matérialistes du poète latin Lucrèce président au très important article «Animal», où sont abordées les questions relatives à l´évolution des espèces, de même les rapports de l´âme et du corps s´inspirent largement du Traité des passions de Descartes et de la vision matérialiste de La Mettrie et du curé Meslier. Ainsi l´article «Affection» établit-il un lien d´interdépendance entre les désordres psychologiques et les troubles organiques.
Amoralisme privé, morale civique Les conséquences de cette doctrine philosophique se résument en un amoralisme sans ambiguïté (en particulier dans l´article «Liberté»). Mais, paradoxalement, l´Encyclopédie fait à la fois l´apologie du comportement amoral et celle de la vertu, qui est valorisée dès lors que la morale est placée dans une perspective politique. Alors qu´elle tolère l´amoralisme de l´individu privé, elle prêche la vertu du citoyen, comme en témoigne l´article «Chinois»: «Il n´y a qu´un seul principe de conduite: c´est de porter en tout de la sincérité, et de se conformer de toute son âme et de toutes ses forces à la mesure universelle; ne fais point à autrui ce que tu ne veux pas qu´on te fasse.»
La théorie politique Denis Diderot : l´Encyclopédie (extrait de l´article « Autorité politique ») Les nombreux articles relatifs à la société humaine («Agriculture», «Autorité politique», «Corruption», «Droit naturel», «Égalité naturelle», «Nation», «Oppresseurs», «Peuple», «Représentants», «Théocratie», «Tolérance», «Tyran»...) décrivent les hommes comme des êtres dotés d´une sociabilité naturelle. À cette première notion clé du politique s´ajoute celle d´intérêt général, qui repose sur l´idée que le genre humain constitue une seule et même société: cette société générale est naturellement produite par les besoins et les sensations qui unissent les hommes et créent entre eux des relations d´utilité réciproque.
L´état de nature La recherche du bien et du bonheur est à l´origine de tous les actes humains, et si un homme agit mal, c´est qu´il ne sait pas choisir les moyens adéquats pour les obtenir. Comme le souligne l´article «Socratique», signé par Diderot: «C´est l´esprit qui nous conduit mal: nous ne sommes criminels que parce que nous jugeons mal; et c´est la raison, et non la nature qui nous trompe.»
Avant de se réunir en société, les hommes vivent dans l´état de nature, que l´Encyclopédie présente tantôt comme une hypothèse théorique, tantôt comme un fait historique. Adhérant à la pensée de Grotius, les encyclopédistes affirment qu´en l´absence de lois sociales et d´une véritable jurisprudence c´est le droit naturel qui règne «dans les actions sociales des peuples sauvages et barbares et dans les conventions tacites du genre humain entre eux».
Le pacte de soumission – le contrat par lequel les hommes s´engagent à obéir à la volonté d´un souverain afin de mettre fin à la guerre de tous contre tous – confère au prince une autorité sur la nation (article «Hobbisme»), cependant «aucun homme n´a reçu de la nature le droit de commander aux autres» (article «Autorité politique»).
L´égalité et l´ordre établi Le Chevalier de Jaucourt : l´Encyclopédie (extrait de l´article «Traite des nègres») Contrairement à Locke, l´Encyclopédie n´accorde pas le droit d´insurrection au citoyen («Dans les temps de troubles, le citoyen s´attachera au parti qui est pour le système établi», déclare l´article «Citoyen») et reste en deçà de la position lockienne quant à l´étendue des droits réservés au peuple. Elle n´adopte pas non plus la conception rousseauiste de l´égalité. En effet, si l´égalité naturelle est affirmée avec force par le chevalier de Jaucourt dans l´article du même nom, l´égalité politique, elle, est clairement rejetée comme une dangereuse utopie, qui ne tient pas compte de la nécessité de maintenir «des conditions différentes, des grades, des honneurs, des distinctions, des prérogatives, des subordinations, qui doivent régner dans tous les gouvernements».
En vertu d´un vaste plan de réforme, qui constitue la véritable originalité de l´Encyclopédie en matière politique, les philosophes seraient appelés à éclairer le peuple sur ses droits et à fonder la prospérité et la liberté du progrès des arts et de l´industrie. Comme le souligne l´article «Homme (politique)», la liberté est la condition indispensable du progrès économique: «On aura des hommes industrieux s´ils sont libres.»
Les arts et métiers La réflexion sur les arts et métiers constitue la véritable finalité de l´Encyclopédie, qui eut une influence considérable sur la révolution industrielle. L´ouvrage réserve un traitement philosophique aux «arts mécaniques», en leur accordant la même importance qu´aux «sciences les plus sublimes et aux arts les plus honorés». Ainsi, l´article «Art» rend un hommage solennel à Bacon, qu´il considère comme «un des premiers génies de l´Angleterre [qui] regardait l´histoire des arts mécaniques comme la branche la plus importante de la vraie philosophie».
Les cent cinquante collaborateurs de l´Encyclopédie – Diderot, d´Alembert, Condillac, Daubenton, d´Holbach, Marmontel, Montesquieu, Rousseau, Turgot, Voltaire... –, qui assistèrent à l´essor du machinisme et des premières manufactures, s´employaient systématiquement à décrire en détail les divers processus de fabrication, en utilisant avec la plus grande précision le vocabulaire spécifique de chaque métier. L´article «Émail», remarquable à cet égard, fut rédigé pratiquement sous la dictée d´un artisan.
voila,j´espere que cela t´aidera... esque tu pourai aller voir stp le post ECJS !! car je ne trouve rien..
a+
Si l´Encyclopédie et le «mouvement encyclopédiste» qu´elle a engendré ont pu être qualifiés à juste titre de révolutionnaires, c´est que, à travers la description des arts et métiers, ils ont contribué à l´avancement de technologies nouvelles. D´une manière plus générale, les encyclopédistes ont ouvert la voie au progrès économique en reliant les arts mécaniques à des principes philosophiques et politiques.
merci bahltor mais t´as trouvé ca ou ?? lol
encyclopédie n. fém.
1. Ouvrage dans lequel sont rassemblées, dans un ordre déterminé (alphabétique, thématique), l´ensemble ou l´essentiel des connaissances humaines. Absol. L´ Encyclopédie. Fig. Une encyclopédie vivante : personne qui a de vastes connaissances en toutes disciplines. 2. Par ext. Ouvrage traitant de façon plus ou moins complète d´une science, d´un art, ou présentant l´ensemble des connaissances ayant trait à un sujet précis. Une encyclopédie de l´art, de la mer. 3. Dans un dictionnaire, texte qui développe, d´une manière détaillée, les connaissances relatives à un mot, indépendamment de sa valeur purement lexicale ou grammaticale.
encyclopédie hachette multimédia...