salut à tous. le texte qui va suivre porte comme l´indique le titre sur le conflit israêlo-palestinien. j´ai écris ce texte en seconde et en voyant ce forum, j´ai eu envie de la partager. pour garder le contexte original, je n´y ais pas apporté de modification depuis son écriture originelle.
voila. ce serait également très sympa de me faire partager vos impressions, bonnes ou mauvaises.
sur ce, bonne lecture ;)
Sous le soleil de Gaza, Ahmed avance, le soleil dans le dos, la mort de face, un fusil à la main, du même type que celui qui a tué son père, trois jours auparavant.
Il a suffit d´un refus d´obéissance et de soumission à ces guerriers du Hamas pour que ceux qu´il croyait ses compagnons, ses frères de sang, allègent leurs chargeurs sur cet hommme, pauvre mais soigné, au courage sans fierté.
Pour Ahmed, voir amené le corps de son père, recouvert de tissus tâchés de sang ne pouvait mettre en cause que l´étoile de David. Ce ne serait pas le premier à mourir de leurs balles, bien que cette mort ait été fraticide, ce qu´ignore le jeune Palestinien, totalement désemparé.
Ses treize ans et son regard embué demontrent la toute-puissance de la loi de la Kalachnikov en ces lieux. Lui qui songeait à briser le cercle de la haine des territoires et des religions s´y retrouve au centre-même, là où on ne réfléchit plus à ses actes, ou si peu... Que valent pour lui des hommes qui envoient des chars face à des pierres mais que valent dans un regard israëlien des hommes qui se révoltent contre des meurtriers et qui le montrent en tuant des innocents ? Ses balles arriveront-elles à résoudre un conflit que l´on cache en construisant des murs, facteurs de haine ?
Il est trop tard maintenant, la vengeance lui paraît inévitable au croisement de la patrouille israëlienne. Ce soldat en face de lui, quelle ressemblance avec son frère, lui-même quasi-sosie d´Ahmed ! Plus aucun son ne lui parvient, le silence se fait, obstrué par le claquement sec du chargement de son arme. Ahmed croise son regard, il est à peine plus âgé que lui et est le seul rescapé de sa famille d´un attentatn enrôlé dans l´armée car n´ayant pas d´autre moyen de survie. Cela, Ahmed l´ignore, il pointe fébrilement, revoit son père, souriant, les balles fusent, ses larmes coulent. Qu´à-t-il fait, lui, répondre à la violence par la violence, le voilà destructeur de paix, entreteneur de haine et créateur de mort. Celui qui est maintenant allongé et sans vie, au regard implorant, aurait pu être son frère.
Voilà les conséquences de ce conflit, son acte qu´il croyait digne lui apparaissait à présent ecoeurant, comble du déshonneur, il retourna son arme et là où il avait passé treize années à vivre, mit une seconde pour mourir.