J´ai fais ça déjà...Z´en pensez quoi??
Enfant de la petite bourgeoisie aisée -un père, Ernesto, constructeur civil, une mère, Célia, cultivée, impregnée de littérature française -, Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario de la Fé, en Argentine. Ce petit-fils d´un chercheur d´or en Californie et descendant du vice-roi du Méxique est celui que l´Histoire retiendra comme « El Che »
Ernesto, malgré ses problèmes asthmatiques, entreprend à l´age de 14 ans de jouer au rugby. Pour ce faire, il demande à Alberto Granado, le frère de son camarade de collège Thomas, et son ainé de six ans, de lui en enseigner les rudiments. Seule réstriction à sa passion, il doit se faire accompagner lors des matchs avec de la ventoline à portée de main en cas de crise d´asthme.
Outre sa passion pour le sport (Il joue nottement au rugby, au golf, fait de la natation et de l´athlétisme), il se passionne aussi pour des exercices plus intellectuels : De Freud à Shakespeare, en passant par Baudelaire, de Garcia Lorca, Sophocle ou bien Kipling, tout y passe, il adore la lecture.
Mais il ne fait pas que lire, il écrivit de nombreux poèmes et rédige à 17 ans un traité de philosophie.
Cependant, il se tourne vers la médecine, et décide en l´année 1947 d´entamer ses études dans le domaine médical.
A vingt trois ans, Ernesto s´embarque pour un projet ambitieux avec son camarade de fac Alberto Granado : Un voyage de sept mois et de près de dix mille kilomètres en Amerique latine. Le 29 décembre 1951, les compères partent de Cordoba, au centre de l´Argentine, sur l Poderosa II (la « Vigoureuse »). En ce mois de mars 1952, Alberto et Ernesto visitent les mines de cuivre de la Braden Company, à Chuquicama. Et là, devant ces vies brisées, c´est la révélation. Pour Ernesto, l´évidence s´impose : Son avenir sera politique.
Le voyage se poursuit, les 2 amis se lient d´amitié avec les lépreux, mais l´heure est venue de partir. Ainsi, ils se rendent a la capitale, et s´y sentent oppréssés.
Le 26 Juillet 1952, le voyage de sept mois touche a sa fin avec la séparation des deux frères de route. De retour au pays, Ernesto obtient son diplôme de médecine en un temps record. Il a tenu à honorer sa promesse faite à Célia, sa mère.
Mais son voyage l´a confronté à la misère de ces prochains, et, en ce mois de mai 1953, il brule de reprendre la route. Le 7 juillet, c´est avec un nouveau compagnon, Calica, qu´il s´apprête à embarquer dans le train Yacuiba Pocitos à destination du Pérou.
Etudier in situ (sur place) les conditions politiques ne lui suffit plus. C´est de l´action qu´il lui faut. A Lima, les deux argentins apprennent que le Guatemala devient une terre d´asile car le général Jacobo Arbenz défend les idées progressistes. Ernesto décides donc de mettre le cap au Guatemala, remettant ses retrouvailles avec son vieil ami Alberto à plus tard.
Après un parocurs de quelques mois à travers la Bolivie et le Pérou, les deux amis se séparent. Calica retourne à Burnos Aires et Ernesto, quant à lui, poursuit vers le nord, en équateur avec un nouveau compagnon argentin Edurdo Garcia dit el Gualo. Ils rallient Costa Rica, où Ernesto rencontre des réfugiés cubains, opposants au régime de Batista. Cette rencontre est à retenir : Calixto Garcia, qui deviendra commandant de l´armée rebelle, et Severino Rosell, future figure de la Révolution cubaine, viennent de participer à la premiere opération armée d´envergure contre le dictateur cubain, le 26 juillet dernier, à la caserne de la Moncada. Il lie aussi connaissance avec le Dr Romulo Betancourt et Juan Bosch, les futurs président du Venezuela et de la république de Saint-Domingue.
Le futur Che devine que son avenir ne sera pas calme et que l´action ne vas pas tarder à se fait sentir.
Ernesto atteint enfin le Guatemala, où il va se perfectionner pour devenir un révolutionnaire authentique, comme il le disait à sa tante dans une de ses lettres.
Une révolution est en train de se préparer, sous l´égide du président Jacobo Arbenz.
En cette derniere semaine de l´année, Ernesto rencontre celle qui va devenir sa femme, une Péruvienne nommée Hilda Gadéa, qui est animée d´une ferveur pour la Révolution qui séduit Ernesto.
Un vent de liberté échauffe les esprit au Guatemala, ce qui inquiete les gouvernement américain. On apprend que le pays va être envahi, ce qui exalte Ernesto. Il propose à Arbenz d´armer les paysans, de prendre le maquis et s´engage dans la défense civile.
Le 18 juin 1954, les Américains bombardent la capitale. Ernesto n´en ressort que plus enhardit.
Le 26 juin, Arbenz dépose les armes. Cette capitulation déclence un vent de panique chez les exilés latino-américains qui se précipitent vers leurs ambassades.
La naissance du Che :
Au soir du 26 juin 1954, Ernesto demande sa main à Hilda. Ce n´est pas la premiere fois, mais aujourd´hui elle semble prête.
Mais c´était sans compter son expa