Je dois étudier la dimension satirique du poème L´Enterrement ( Verlaire l´avait écrit entre 20 et 21 ans). Voilà le poème :
L´Enterrement
Je ne sais rien de gai comme un enterrement !
Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille,
La cloche, au loin, dans l´air, lançant son svelte trille,
Le prêtre en blanc surplis, qui prie allègrement,
L´enfant de coeur avec sa voix fraîche de fille,
Et quand, au fond du trou, bien chaud, douillettement,
S´installe le cercueil, le mol éboulement
De la terre, édredon du défunt, heureux drille,
Tout cela me paraît charmant, en vérité !
Et puis tout rondelets, sous leur frac écourté,
Les croque-morts au nez rougi par les pourboires,
Et puis les beaux discours concis, mais pleins de sens,
Et puis, coeurs élargis, fronts où flotte une gloire,
Les héritiers resplendissants !
Merci à ceux qui peuvent m´aider... 