Sur ce poème : merci de me donner des axes :
L´oubli .
Le temple est en ruine au haut du promontoire.
Et la mort a mêlé, dans ce fauve terrain ,
Les Déesses de marbre et les Héros d´airain
Dont l´hebre solitaire ensevelit la gloire.
Seul,parfois,un bouvier menant ses buffles boire,
De sa conque où soupire un antique refrain
Emplissant le ciel calme et l´horizon marin,
Sur l´azur infini dresse sa forme noire .
La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux
Fait à chaque printemps , vainement éloquente,
Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;
Mais l´homme indifférent au rêve des aïeux
Ecoute sans frémir, du fond des nuits seraines,
La mer qui se lamente en pleurant les Sirènes.
De José Maria de Hérédia , Les trophées , 1893 .