Il existe un site fabuleux sur Arthur Rimbaud:
http://www.mag4.net/Rimbaud/Biographie.html
Tu verras la biographie est bien faite.
Pour ce qui est du forum, il est squatté par des passionnés, littéraires invétérés et dévoués à leur auteur favori.
Pour l´homme ayant la curiosité d´esprit de s´intéresser à Rimbaud, il y trouvera un monde fabuleux, celui d´un garçon de seulement 17 ans.
Torturé par une inéffable intelligence et une vision parfaite du monde. Cette vision lui confèrera même le statut de Voyant ( cf lettre à Démeny): " Et j´ai vu quelque fois ce que l´Homme a cru voir.", " Je est un autre".
Un garçon à l´apparence dure, décidée, le chieur de service qui est en réalité un monstre de la poésie qu´il révolutionne, il " tue le vieux", hait Musset qui se contente d´une plate rhétorique, il hait Lamartine et son " Lac" mais il vénère Beaudelaire, le génie.
Sa vie est faite de rebondissements, il fugue régulièrement, voyage pour " tuer l´ennui" et connaît une troublante relation d´amitié ( ?) avec Paul Verlaine qui faillit se terminer par un drame. Il finira sa vie en Afrique, au Harar comme marchand de diverses choses, et mourra à Marseille.
Sa poésie est révolutionnaire, planante, profond et variée.
Il écrivit des grands chefs-d´oeuvres tels que " Le Bateau ivre", poème épique inspiré des ses lectures ( "20 000 lieues sous les mers" entre autres) et de son incroyable génie.
Cependant, il ne faut, à mon sens, pas à tout prix chercher à capter la poésie de Rimabaud, elle exige ouverture d´esprit, goût prononcé de la littérature et sensibilité ! ce qui n´est pas rien.
Je ne résiste pas à l´envie de vous écrire l´introductiond u recueil: " Les déserts de l´amour" par Rimbaud lui-même :
Ces écritures sont celles d´un jeune, tout jeune homme dont la vie s´est développée n´importe où; sans mère, sans pays, insoucieux de tout ce qu´on connaît, fuyant toute force morale, comme furent déjà plusieurs pitoyables jeunes hommes. Mais lui, si ennuyé et si troublé, qu´il ne fit que s´amener à la mort comme à une pudeur terrible et fatale. N´ayant pas aimé de femme-quoque plein de sang!- il eut son âme et son coeur toute sa force, élevée en des erreurs étranges et tristes.
Des rêves suivants, -sas amours!- qui lui vinrent dans ses lits ou dans les rues, et de leur suite et de leur fin, de douces considérations religieuses se dégagent- peut-être se rappellera-t-on le sommeil continu des Mahométans légendaires,-braves, pourtant et circoncis!
Mais cette bizarre souffrance possédant une autorité inquiétante, il faut sincèrement désirer que cette âme égarée parmi nous tous et qui veut la mort, ce semble, rencontre en cet instant-là, des consolations sérieuses et soit digne !