salut je dois faire le commentaire du texte ci dessous mais je n´y arrive pas ( c´est mon premier commentaire) :
" seule l´histoire ne peut vraiment pas prendre rang au milieu des autres sciences. Car elle ne peut pas se prévaloir du même avantage que les autres : ce qui lui manque en effet, c´est le caractère fondamental de la science, la subordination des faits connus dont elle ne peut nous offir que la simple coordination. Il n´y a donc pas de système en histoire, comme dans toute autre science. L´histoire est une connaissance, sans être une science. Car nulle part elle ne connaît le particulier par le moyen de l´universel.Mais elle doit saisir immédiatement le fait individuel et, pour ainsi dire, elle est condamnée à ramper sur le terrain de l´expérience. Les sciences réelles au contraires planent plus haut, grâce aux vastes notions qu´elles ont acquises, et qui leur permettent de dominer le particulier, d´apercevoir, du moins dans de certaines limites, la possibilité des choses comprises dans leur domaine, de se rassurer enfin aussi contre les surprises de l´avenir. Les sciences, systèmes de concepts ne parlent jamais que des genres : l´histoire ne traite que des individus. Elle serait donc une science des individus, ce qui implique contradiction. Il s´ensuit encore que les sciences parlent toutes de ce qui est toujours, tandis que l´histoire rapporte ce qui a été une seule fois et n´existe plus jamais ensuite. De plus, si l´histoire s´occupe exclusivement du particulier et de l´individuel, qui, par nature est inépuisable, elle ne parviendra qu´à une demi-connaissance toujours imparfaite. Elle doit encore se résigner à ce que chaque jour nouveau, dans sa vulgaire monotonie lui apprenne ce qu´elle ignorait entièrement. "
Schopenhauer : Le monde comme volonté et comme représentation.