Voilà avec un ptit peu de retard ^^
Lisez svp
Consignes : -Imaginez une rencontre entre deux personnages.
-Caractériser les personnages.
-Essayer de terminer par une chute.
Jean-Marie se promenait le long du fleuve. C’était un jeune homme passionné par son travail de jeune PDG et grâce à son travail il était connu dans sa ville qu’était Gourdon. Il était grand, mince, et aimait séduire les filles. Il était content, il avait gagné plus de trente euros à un jeu à gratter et la veille, l’emmerdeuse, comme il l’appelait, sa voisine, avait enfin déménagé. De plus il faisait plutôt chaud, malgré quelques nuages qui n’étaient que peu menaçant. Il allait vers le bureau de tabac pour réclamer son dû. C’est alors que, en face de la boulangerie, le mouvement machinal de ces jambes ralentit brusquement. Il avait aperçu une jeune femme attirante, resplendissante et gracieuse qui était en train d’acheter du pain ou quelque chose du genre. Elle portait un petit chignon piqué d’une aiguille et avait de grandes boucles d’oreilles. La rousseur de ces cheveux allait parfaitement avec le rouge de sa jupe. Elle avait, posé sur son dos, un petit gilet violet en laine. Ses mains fines, quand à elles, jouaient entre elles. Il la trouvait très jolie. Tellement qu’il en oublia sa récompense ne pensant plus qu’à une chose: la séduire. Mais comment savoir si cette déesse, comme il le pensait, était libre ? Oubliant ces questions il entra dans la boulangerie, et, feignant de chercher son pain, l’observa délicatement du coin de l’œil. Par le plus grand des hasards, la plus grande des chances, miraculeusement, elle parlait de sa vie amoureuse avec la boulangère qui servait d’autres clients.
« Alors comme ça, t’a toujours pas d’ptit ami ?
-Eh non..., soupira la rousse.
Après quelques secondes de silence elle ajouta :
« Mais un jour, j’en suis sur, je trouverais mon âme sœur… »
Jean-marie trouvait ces phrases si belles ! « J’adore les romantiques! »Pensait t’il.
Après cette dernière phrase elles se regardèrent puis explosèrent de rire.
« Ah ah ! ! Mais comment peut-on avoir ces pensées ! L’âme sœur ! Et pourquoi pas le prince charmant ! » chuchota la rousse.
« Super ! , songeait Jean-Marie, Une comique ! ! Après tout c’est mieux que ses idiotes de romantiques ! »
L’amour rend effectivement aveugle mais là c’était perdre les autres sens ! Cependant, le tour à la rousse approchait bientôt, il fallait absolument trouver quelque chose à dire. La rousse posait maintenant plusieurs questions à la boulangère au sujet des chiens. C’était, comme elle l’avait dit, sa passion. Jean-Marie se rua presque sur elle sans hésiter et il l’interrompit en affirmant :
« Excusez-moi, j’ai entendu votre discussion et il se trouve que j’ai quelques notions au sujet des chiens, je pourrai vous en parler si ça ne vous dérange pas. »
-Ah bon ? C’est gentil dites donc. Eh bien… Vous avez du temps devant vous ?
-Bien sur, répliqua de suite Jean-Marie.
Ils allèrent dans un petit café et discutèrent deux bonnes heures. D’abord de chiens, mais là Jean-Marie ne lui parla que des principes de base, puis d’eux-mêmes. Ils se trouvèrent alors de nombreux points communs. Jean-Marie l’invita une semaine après dans le même café et elle lui renvoya l’ascenseur. Ainsi, ils se voyaient de plus en plus souvent. Mais au fur et à mesure que le temps avançait, Jean-Marie se posait des questions concernant la rousse, Caroline :
«Pourquoi ne ma t’elle pas encore invité chez elle ? »
Il lui demanda, mais elle lui répondit seulement qu’elle vivait avec son frère, qu’il y avait beaucoup de désordre car il était en train de déménager, que ça ne prendra plus beaucoup de temps. Il lui répliqua que ça ne le dérangais pas, qu’elle pouvait au moins lui montrer à quoi ça ressemblait mais elle s’y refusait avec opiniâtreté. Il se demandait aussi comment cela était possible tant de point commun, toutefois il oublia ce fait. Cela faisait à présent cinq semaines qu’ils s’étaient découverts dans la boulangerie. Jean-Marie était dans l’obligation d’aller à une réunion qui se déroulait loin de là à Antibes. Il prêta le double des clés de son spacieux appartement à Caroline du fait qu’il avait un chat et qu’il ne voulait pas qu’un voisin ou un ami aille dans son appartement. Ces parents, quant à eux, habitaient loin d’ici, à Denain. Quand il revint, une semaine plus tard, pour son plus grand malheur, Caroline avait disparue. Et il n’y avait pas qu’elle qui était absente : sa télé à écran plat, sa chaîne Hi-fi, son caméscope numérique, son ordinateur portable, plus de cents euros et d’autres choses moins dispendieuses ! !! Une véritable catastrophe ! Quand à son chat, il l’avait retrouvé chez un de ces voisins, Mr Berlinois. Celui-ci lui expliqua qu’elle avait, dés son départ pour sa réunion, ramené le chat et, que pour se justifier, avait sortit que ça tante était mourante, qu’elle devait absolument partir à paris. Jean-Marie était abattu. Non seulement il avait perdu des objets d’une grande valeur, mais en plus il avait perdu Caroline, si chère à ces yeux. Il lança, deux jours après son arrivé, un avis de recherche, qui n’aboutit à rien. D’après la police, elle était sûrement partie à l’étranger. Alors Jean-Marie couru chez la boulangère, qui était, heureusement, encore là. Elle lui appris que Caroline, qui s’appelait en fait Annabelle, avait déjà fait deux ans de prison pour vol et que, elle, ne pensait pas qu’elle recommencera, qu’elle était désolé pour lui.
Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences…
