svp j´ai un controle de merde jeudi
est ce que vous pourriez m´aider en me disant c ki Lenine
c koi ki c passer avec les bolcheviks apres la guerre de 1 er mondial
merci bcp
De mai 1895 à avril 1917, il a vécu - avec quelques interruptions parfois longues - pas loin de sept années sur notre sol, ce géant du monde moderne, Lénine.
Il a parlé dans nos ville, à Genève, à Lausanne, à Berne, à Zurich, soit en russe pour ses nombreux compatriotes réfugiés dans notre pays, soit en allemand devant de vastes publics. Il a parlé de cette unique chose qui l´occupait tout entier, la Révolution qui allait changer la face du monde.
Il aimait notre pays et notre peuple un peu comme les siens. Mais déjà pour lui il n´y avait plus de peuples hostiles et séparés. Seulement bientôt la grande fraternité des hommes et la diversité des nations amies.
C´est à réaliser cela qu´il a travaillé chez nous, dans de petites pensions pour ouvriers, dans un chalet de montagne, dans les chambres nues des faubourgs populaires de nos villes. Sans se décourager jamais, tout le jour écrivant, lisant, agissant. Luttant de front contre le tsarisme, contre les impérialismes rivaux et tout-puissants. Ne doutant jamais de la victoire.
Il travaillait. Il luttait.
Il savait qu´il n´était pas né pour s´adapter à la réalité mais pour la transformer.
A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, la Confération helvétique a donné asile à beaucoup d´émigrés politiques de différentes tendances. Les garibaldiens italiens sont venus s´installer à Genève, ainsi que les Polonais participants au soulèvement de 1863, les révolutionnaires allemands qui avaient fui l´Allemagne de Bismark, les communards exilés après la défaite de la Commune de Paris. En septembre 1866, se tint à Genève le 1er Congrès de la première internationale. En automne 1883 fut créé à Genève le premier groupe marxiste russe " Libération du travail" avec à sa tête l´éminent théoricien et propagandiste du marxisme, Plékhanov. Ce groupe acquit par la suite un immense prestige dans le mouvement social-démocrate russe.
Le séjour de Lénine en Suisse comprend les périodes de sa vie à Genève ( 1900, 1903-1905, 1908) et à Berne-Zurich ( 1914-1917). Son épouse et camarade, la grande militante Nadejda Constantinovna Kroupskaïa se trouvait à tout moment à ses côtés.
Lénine se rendit pour la première fois à l´étranger en mai 1895. Il vint alors en Suisse, chargé après les marxistes de Pétersbourg d´établir la liaison avec le groupe " Libération du travail" et pour étudier le mouvement ouvrier ouest-européen. Il rencontra pour la première fois Plékhanov.
Lénine revint à Genève en 1900 pour la seconde fois et y passa, avec des intervalles, près de quatre ans.
C´est en Suisse que Lénine publia Les tâches des sociaux-démocrates russes, Un pas en avant, deux pas en arrière, Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique. C´est là qu´il rédigea son principal ouvrage philosophique Matérialisme et empiriocriticisme ( 1908), et qu´il écrivit La faillite de la IIème internationale ( mai-juin 1915), Le socialisme et la guerre ( juillet-août 1915), De la défaite de son propre gouvernement dans la guerre impérialiste ( juillet 1915), A propos du mot d´ordre des Etats-Unis d´Europe ( août 1915), L´impérialisme, stade suprême du capitalisme ( 1916), etc.
Les Oulianov vivaient toujours très modestement: une petite maisonnette à Sécheron dans un quartier ouvrier de Genève, des entresols au 17 rue des Deux-Ponts, des pièces plus que modestes chez une vieille repasseuse de Berne, une chambre obscure dans la tortueuse Spiegelgasse à Zurich.
L´appartement du n° 3 rue David-Dufour à Genève était le centre de la correspondance avec la Russie révolutionnaire.
Dans l´activité révolutionnaire multiforme de Lénine en Suisse, une place considérable revenait au " travail journalistique quotidien". La première visite dans ce pays devait inaugurer la publication à l´étanger du recueil Rabotnik ( le Travailleur) destiné à à un large cercle de sociaux-démocrates russes. En 1886 et 1899, six numéros en trois volumes et dix numéros de Listok rabotnika ( la Feuille du travailleur) ont paru à Genève.
Encore déporté en Sibérie ( 1897-1900), Lénine avait minutieusement élaboré un plan pour créer un parti marxiste en Russie. Il s´agissait de réunir les nombreux cercles et organisations marxistes disséminés à travers le pays. Seul un journal pouvait contribuer à cette tâche. Il se rend en été 1900 en Suisse où il négocie la publication de ce journal avec le groupe " Libération du travail". Les pourparlers eurent lieu à Bellerive et Corsier, près de Genève. On parvint à un accord pour la publication du journal Iskra et de la revue Zaria ( l´Aube).
Au printemps 1903 Lénine et Kroupskaïa revinrent en Suisse car l´impression de l´Iskra avait été transféré d´Allemagne en Angleterre, puis à Genève. Le journal était imprimé au 27 rue de la Coulouvrenière où les compositeurs suisses et russes travaillaient ensemble.
Après le IIème Congrès du Parti Ouvrier Social-Démocrate Russe ( POSDR) qui marqua le début du Parti bolchévik, les menchéviks réussirent à mettre la main sur l´Iskra. Les bolchéviks réussirent à publier en 1904 à Genève l´ouvrage de Lénine Un pas en avant, deux pas en arrière.
La " Conférence des 22 bolchéviks" réunie en août 1904 sur l´initiative de Lénine dans la commune de Carouge, près de Genève, fut un pas important pour triompher des menchéviks. Cette réunion adopta un appel Au parti proposant la convocation du IIIème cCongrès, cet appel devint pour les bolchéviks un programme de lutte contre les menchéviks.
A la fin de l´été 1904 une Maison d´éditions du parti fut créée par Bontch-Brouévitch et Lénine au 93 rue de Carouge à Genève. Le journal bolchéviks V péred parut à partir du 4 janvier 1905. Comme à l´Iskra, l´infatigable Kroupskaïa devint secrétaire de la rédaction. Dix-huit numéros du journal bolchéviks furent publiés en quatre mois et demi.
Le IIIème Congrès fut le premier congrès bolchevik. Sur résolution un nouveau journal parut en remplacement de V péred, Prolétari ( le Prolétaire). Lénine est désigné rédacteur en chef. Du 27 mai au 25 novembre 1905, le Prolétari est publié à Genève. En novembre de cette année, Lénine rentre en Russie révolutionnaire.
En janvier 1908, Lénine retourne à Genève où reparaît le Prolétari. En décembre 1908, la rédaction du Prolétari est transféré en France. Lénine vient s´installer à Paris. En septembre 1914, la guerre mondiale. Lénine se retrouve en Suisse, à Berne. Il faut de toute urgence reprendre la publication d´un organe du parti, le Social-démocrate. Le 6 septembre, le lendemain de son arrivée, Lénine écrit à Genève et s´intéresse aux possibilités d´édition là-bas. Comme le contract ne peut être signé que par un citoyen suisse, c´est Emile Nicolet, député socialiste au parlement de Genève, qui devient le gérant du journal. La bibliothèque du parti au 7 rue Hugo-de-Senger fut choisie comme siège social de la rédaction. L´imprimerie qui fonctionnait sous la direction de Liakhotski se trouvait au 11 rue Caroline. Le 1er novembre 1014, le 22ème numéro du Social-démocrate reparut après près d´un an d´interruption. On y trouvait le manifeste du Comité Central du POSDR La guerre et la social-démocratie russe et un article de Lénine La situation et les tâches de l´Internationale socialiste.
Dans l´hétéroclite émigration politique russe, les bolchéviks étaient les seuls à constituer une collectivité unie. La salle à manger des Lépéchinski à Genève était un véritable club de bolchéviks, et au 3 rue de la Colline il y avait aussi une centre de travail de parti.
Lénine aimait beaucoup la bibliothèque de la Société de lecture de Genève à laquelle il fut abonné près de deux ans. En 1905 il y travaillait presque chaque jour. Il allait travailler aussi à la Bibliothèque publique de l´Université de Genève dès l´automne 1903. Il la fréquenta aussi en 190-1905, ainsi qu´en 1908 et plus tard quand il venait à Genève en 1913 et 1916 pour y faire des conférences. Après la fermeture des bibliothèques municipales, il continuait souvent son travail à la Bibliothèque russe du POSDR au 91 rue de Carouge, inaugurée en 1904.
Habitant la capitale helvétique en 1914, Lénine travaillait sur un ouvrage concernant la dialectique matérialiste, continuation de Matérialisme et empiriocriticisme, qu´il n´acheva pas, et les manuscrits furent publiés plus tard sous le titre de Cahiers philosophiques.
A partir de février 1916, Lénine et sa femme habitent Zurich. C´est dans les bibliothèques de cette ville que furent préparés les ouvrages tels que L´impérialisme, stade suprême du capitalisme, A propos de la brochure de Junius, Une caricature de marxisme et à propos de l´"économisme impérialiste", Le programme militaire et la révolution prolétarienne, et beaucoup d´autres.
L´action révolutionnaire de Lénine lui laissait peu de temps pour le repos. Lénine aimait se reposer entourés d´amis, chanter en choeur avec eux, écouter de la musique, de la poésie. A Genève, les bolchéviks et ceux qui arrivaient de Russie se réunissaient parfois dans l´apartement des oulianov. Bontch-Brouévitch se souvient comment un soir de décembre 1904 Lénine passa chez des amis pour les inviter à participer aux réjouissances publiques des Genevois à l´occasion de leur fête nationale de l´Escalade. " Nous sortîmes en foule bruyante dans la rue... Notre foule joyeuse se mêla à la joie générale de la rue... Certains se mirent à danser... Il fallait voir avec quelle joie Vladimir Ilitch s´amusait dans la rue, au milieu de la foule genevoise composée surtout d´ouvriers..."
Lénine cherchait à se réserver le temps pour se familiariser avec une nouvelle contrée et sa nature. Les lieux de promenade favoris de Lénine étaient le parc Mon Repos et le Salève, à Genève; la forêt de Bremgarten, le Gurten et le Petit Schanze, à Berne; le Zurichberg et le Uetliberg, à Zurich.
Mais loin de la ville, en pleine nature, le travail ne s´arrêtait pas. On se préoccupait surtout de préparer la première conférence internationale des socialistes internationalistes. Le 5 septembre 1915, Lénine se rendit à la Conférence de Zimmerwald. Le manifeste de la conférence proclama que la guerre était une guerre impérialiste et accusait les leaders de la IIème Internationale qui avait voté les crédits militaires. Le manifeste appelait les ouvriers d´Europe à engager le combat contre la guerre, pour la paix sans annexions ni contributions.
Une Deuxième conférence socialiste internationale fut réunie en avril 1916 dans le village de Kienthal; 43 délégués représentant 10 pays prirent part à cette conférence. La conférence adopta l´appel Aux peuples ruinés et assassinés où il était dit que " la lutte pour une paix durable ne peut être qu´une lutte pour le socialisme".
Lénine entretenait beaucoup de contacts avec l´aile gauche du Parti socialiste suisse dirigée par Platten. Comme tous les bolchéviks, Lénine était membre du Parti socialiste suisse.
Cette période de sa vie que Lénine a passée en Suisse est marquée par de nombreuses interventions publiques. A l´automne 1902 il fit une tournée de conférence à Genève, Berne, Zurich et Lausanne sur le programme et la tactique du parti des Socialistes-Révolutionnaires. A Genève cette conférence fut donnée dans la grande salle du café " Handwerk" qui devint par la suite un des lieux permanents des interventions de Lénine. A cette occasion le groupe genevois de l´Iskra avait placardé des affiches dans la ville. Ensuite Lénine fit au même endroit une conférence consacrée à l´anniversaire de la Commune de Paris. En automne 1905, la question de la convocation de la Douma dite Boulyguine vint au premier plan des questions politiques. La tactique du boycottage actif de cette Douma fut exposée en détail par Lénine dans sa conférence intitulée De la tactique du parti à l´égard de la Douma de Boulyguine faite dans la salle du " Handwerk". L´intervention suivante de Lénine dans cette salle eut lieu le 2 novembre 1905, peu avant son départ pour la Russie révolutionnaire. Toute la colonie social-démocrate russe était là, et il y avait des invités de Suisse, France, et d´autres pays. Plékhanov était présent. Puis Lénine prend de nouveau la parole dans cette salle en mai 1908 pour une conférence intitulée L´appréciation de la révolution russe et son avenir probable.
Lénine parlait le plus souvent dans les maisons du peuple, les cafés ouvriers, les foyers étudiants, et les clubs internationaux comme le Club de l´émigration social-démocrate polonaise à Genève. La Maison du peuple de Genève était très populaire auprès des émigrés politiques. A partir de 1904 on y entendait souvent Lénine parler de La campagne des zemstvos et le plan de l´"Iskra", conférence qui jouissait d´une grande vogue.
C´est le 15 mars 1917 à Zurich que Lénine apprit la nouvelle de la révolution de Février. Il fallait rentrer en Russie, mais en passant par où? Lénine adopta le plan du passage des émigrés politiques vers la Russie par l´Allemagne en échange d´Allemands internés.
Avant de partir Lénine écrit ses Lettres de loin où il donne les mots d´ordre de combat et définit les tâches tactiques des bolchéviks. Il rédige également un tract Aux camarades qui languissent en captivité oì il lançait cet appel: " A votre retour en Russie, soyez l´armée de la révolution, l´armée du peuple russe et non du tsar". La presse suisse publie ses articles Les tâches du POSDR dans la révolution russe et Les manoeuvres des chauvins-républicains. Au même moment, les émigrés russes rapatriés signèrent une Lettre d´adieu aux ouvriers suisses.
Lénine et ses camarades partent pour la Russie révolutionnaire le 9 avril 1917.
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Lénine est un communiste. Il est l´origine de la révolution russe de 1917, donc pendant la première guerre Mondiale et non après. Les bolchéviques ( communistes), combattent les troupes du Tsar, l´armée blanche, et chassent le Tsar du pouvoir.
POur plus d´informations, tu as un livre d´histoire.
pour les blo machin
Introduction
La Russie tsariste s´est engagée dans la guerre en 1914 avec l´espoir de faire diversion aux difficultés internes d´un régime de plus en plus contesté, et d´effacer les déboires de la guerre russo-japonaise de 1905.
L´expansionnisme russe stoppé en Extrême-Orient, entendait bien se redéployer en direction des Balkans où la Russie se présentait comme la protectrice des Slaves orthodoxes face à l´Empire austro-hongrois, et en direction des Détroits qui contrôlaient l´accès de la Mer noire à la Méditerranée.
En réalité, la guerre a précipité la chute du tsarisme et ouvert la voie à deux révolutions qui ont abouti à la signature d´une paix séparée avec l´Allemagne et à la naissance d´une nouvelle Russie, la Russie bolchevique.
I. Le régime tsariste et la guerre
1/ La Russie dans la crise de l´été 1914
Au départ, la crise austro-serbe déclenchée en juin 1914 par l´attentat de Sarajevo, n´avait débouché que sur un conflit limité à l´Autriche-Hongrie et à la Serbie.
A la faveur de cette crise, la Russie tsariste entendait bien, en se portant au secours de la Serbie, s´opposer à l´influence austro-hongroise dans les Balkans dont l´axe d´expansion vers la Méditerranée venait recouper celui de l´impérialisme russe panslave.
Confortée par l´alliance franco-russe réaffirmée à l´occasion du voyage en Russie du président de la République, Raymond Poincaré, le 20 juillet 1914, la Russie a décrété dès le 30 juillet une mobilisation générale à laquelle l´Allemagne s´est empressée de riposter en lui déclarant la guerre.
En Russie et à Saint-Pétersbourg la capitale, rebaptisée Petrograd, cette guerre, voulue par le régime tsariste, devait rallier l´opposition et unir le peuple derrière le tsar, Nicolas II, face au vieux rival germanique dans un réflexe patriotique d´union sacrée.
2/ Les revers militaires et l´enlisement dans la guerre
En août 1914, La Russie a mobilisé plus de 10 millions d´hommes, mais le « rouleau compresseur » russe sur lequel le commandement français avait fondé beaucoup d´espoirs s´est avéré illusoire.
En réalité la Russie ne parvint à acheminer que 7 millions d´hommes sur le front et seulement 1 million en première ligne.
Les armées russes mal équipées, mal armées, mal préparées, mal commandées, constituées essentiellemnt de paysans peu motivés au combat, ont été battues par les Allemands dès le 30 août 1914 à Tannenberg.
En 1915, le front était percé de toutes parts ; la Pologne et la Lituanie étaient occupées par les Allemands qui atteignaient la Berezina.
Les armées russes avaient subi d´énormes pertes : 1 million de morts, 900 000 prisonniers, de très nombreux blessés.
C´était la fin de l´illusion d´une guerre courte et facile, l´enlisement dans une guerre longue, totale, que la Russie n´avait pas les moyens d´assumer.
3/ La chute du régime tsariste
Toutes les tentatives russes pour reprendre l´offensive , en particulier celle qui a été menée par le général Broussilov dans les Carpates en 1916, ont échoué.
Les troupes russes étaient démoralisées ; les désertions se multipliaient.
La situation économique du pays était catastrophique : effondrement de la production agricole ; pénurie et rationnement ; manque de combustibles ; flambée des prix ; transports désorganisés.
Les tensions sociales se multipliaient : colère dans les queues devant les magasins ; manifestations ; grèves.
Sur le plan politique, l´union sacrée se disloquait ; les intrigues enflaient ; un complot envisageait de destituer le tsar au profit de son fils qui aurait été placé sous la régence du Grand duc Michel ; le moine Raspoutine, très influent à la cour, était assassiné.
La crise politique, économique et sociale qui s´amplifiait confortait les dirigeants bolcheviques qui avaient refusé l´union sacrée en 1914 et participé en 1915 à la conférence pacifiste de Zimmerwald en Suisse, dans leur volonté de transformer la guerre qu´ils qualifiaient d´impérialiste en guerre révolutionnaire.
L´incapacité du régime tsariste à gagner la guerre dans laquelle il avait engagé la Russie a finalement entraîné sa chute.
II. Les révolutionnaires russes entre la guerre et la paix
1/ Les hésitations du gouvernement provisoire
La Révolution de février 1917 qui a renversé le régime tsariste de Nicolas II a débouché sur l´instauration d´un double pouvoir : celui du gouvernement provisoire contrôlé par des modérés, et celui du Soviet de Petrograd où les Bolcheviks de retour en Russie étaient de plus en plus influents.
Le gouvernement provisoire décida de maintenir en place l´état-major tsariste, de maintenir les alliances nouées par le régime tsariste et de continuer de combattre aux côtés des pays de l´Entente.
Le Soviet de Petrograd quant à lui appela à « une paix blanche ».
Lénine à la tête du parti bolchevique exigeait dans les « Thèse d´avril », l´arrêt immédiat de la guerre par la fraternisation des soldats sur le front.
Le gouvernement provisoire poursuivit la guerre, mais s´avéra incapable de lancer une contre-offensive ; les troupes allemandes avançaient sur le territoire russe ; les désertions se multipliaient au sein des armées russes.
En mai 1917, sous la pression des soviets, le gouvernement provisoire a proposé de réunir une conférence internationale à Stockholm pour y discuter du principe d´« une paix sans annexion, ni contribution », mais ce fut un échec.
Le gouvernement provisoire présidé par Kerenski se trouva affaibli par le coup d´état militaire déclenché par le général Kornilov, que seuls les syndicats et les soviets parvinrent à briser.
2/ Les Bolcheviks et la paix séparée avec l´Allemagne
Les Bolcheviks devenus majoritaires au Soviet de Petrograd déclenchèrent une insurrection armée qui chassa le gouvernement provisoire.
Le pouvoir bolchevique issu de la Révolution d´octobre 1917 promulgua immédiatement un décret sur la paix qui dénonçait les accords secrets signés par le régime tsariste et confirmés par le gouvernement provisoire, et sollicita un armistice avec la volonté d´aboutir à « une paix démocratique et juste sans annexoion ni contribution ».
Le 15 décembre 1917, un armistice suspendait les hostilités entre la Russie et l´Allemagne.
La négociation d´une paix avec l´Allemagne fit l´objet d´un débat contradictoire parmi les dirigeants bolcheviques :
- fallait-il transformer la guerre en guerre révolutionnaire destinée à exporter la révolution, comme l´avait fait les soldats de l´An II au moment de la révolution française, thèse défendue par Boukharine ?
- ou bien fallait-il temporiser, faire traîner les négociations jusqu´à ce que la révolution éclate en Allemagne, thèse défendue par Trotski ?
- ou bien encore, fallait-il mieux mettre fin au plus vite à la guerre, même au prix d´une paix humiliante, pour sauver la révolution d´octobre en Russie même où de nombreux opposants s´étaient dressés contre les Bolcheviks, thèse défendue par Stlaline ?
En février 1918, les combats ayant repris, les troupes allemandes menaçant Petrograd, Lénine se rallia à la théorie du répit défendue par Staline.
Le 3 mars 1918, la Russie bolchevique signa à Brest-Litovsk un traité de paix séparée avec l´Allemagne qui entraînait pour elle la perte de nombreux territoires : la Finlande, les pays baltes, la Pologne, l´Ukraine, une partie de la Biélorussie et la moitié de l´Arménie.
3/ L´intervention des pays de l´Entente en Russie
Dès le printemps 1918, les pays de l´Entente décidèrent de faire le blocus de la Russie et d´envoyer des troupes combattre aux côtés des Armées blanches contre l´Armée rouge organisée par Trotski.
Cette intervention avait pour objectif de punir les Bolcheviks d´avoir signé un traité de paix séparé, de maintenir un front en Russie, mais aussi de préserver les intérêts économiques des pays intervenents menacés par la collectivisation et de tuer dans l´oeuf la révolution bolchevique avant qu´elle ne se propage à d´autres pays d´Europe, .
Par cette intervention dont les motivations idéologiques et économiques prirent rapidement le pas sur les considérations militaires, les Allemands devenaient des alliés objectifs des pays de l´Entente face aux Bolcheviks, tandis que de son côté la révolution bolchevique s´exportait en Allemagne avec l´insurrection spartakiste.
Bien qu´elle ait finalement échoué, cette intervention a néanmoins contribué à prolonger la guerre civile et à pousser le pouvoir bolchevique à radicaliser les mesures de collectivisation et de répression prises dans le cadre du communisme de guerre.
Conclusion
Les dirigeants bolcheviques ne sont pas parvenus à transformer la guerre déclenchée en 1914 en une révolution mondiale.
La guerre extérieure dont ils ont retiré la Russie au début de 1918, s´est prolongée par une guerre civile meurtrière qui n´a pris fin qu´en 1920.
Le nouvel Etat soviétique né de la Révolution d´octobre 1917 est finalement sorti victorieux de cette guerre civile, mais il héritait d´une situation catastrophique dans tous les domaines et d´un territoire très largement amputé par rapport à ce qu´avait été l´Empire tsariste auquel il se substituait désormais.
Epuisé, à bout de forces, il était contraint de signer en 1921 avec la Pologne reconstituée, le traité de paix de Riga qui repoussait de 150 kilomètres à l´Est au profit de la Pologne, la frontière russo-polonaise établie en 1918 sous le nom de ligne Curzon.
Par ce traité, il concédait à la Pologne des territoires peuplés de Biélorusses et d´Ukrainiens que Staline s´empressera de récupérer en septembre 1939 conformément aux clauses secrètes du pacte germano-soviétique.
sa tas aidé ?
boulock t´as sorti ça d´ou ? ! mdr ^^ en tt cas c précis ! !
ms au fait vigile_capek t´as pas de cours ? ![]()