Je blague à peine... :vic:
Et la difficulté de ces deux années a été variable : parfois j'avais envie de me tirer une balle (au sens figuré), parfois je me sentais à l'aise, bien, et éprouvais un vrai plaisir à travailler. Globalement, c'est une expérience très enrichissante, que je revivrais s'il le fallait, mais ça fait aussi du bien quand ça s'arrête, parce qu'il y a quand même autre chose dans la vie que les maths, la lecture des pavés de Bairoch en éco, les listes de voc en langues etc.
Ceci dit, je pense que le plus important, c'est d'y aller, de la vivre et de la terminer sans aucuns regrets. Y aller sans regrets, en se disant qu'on a voulu faire une prépa par choix (pas de "j'ai pas pipo donc go prépa HEC"). La vivre sans regrets, en se disant que c'est un investissement lourd et coûteux, mais rentable, et que le rapport coût / avantage est inférieur à 1, ie qu'on y gagne plus qu'on n'y perd. Enfin, partir sans regrets, en se disant qu'on a fait son maximum, que l'école qu'on a eue satisfait ses exigences, et se dire "je ne cuberai pas" sans avoir un goût amer dans le bouche.
Pour ma part, j'ai eu un goût amer dans un premier temps quand j'ai dit oui à l'EDHEC, parce que j'ai raté l'ESSEC de peu en admissibilité, que j'ai foiré l'ESCP pour une connerie, et que aux écrits, j'ai raté mes maths comme jamais. Donc regrets dans un premier temps. Mais bon. 