Je le reposte, avec les paragrphes plus visibles :
Ce samedi matin là, comme pour tous les premiers samedi du mois, nous allions rendre visite à ma grand-mère, qui habitait dans une maison de retraite à 150 Kms de chez moi. Nous partions toujours très tôt et, comme d’habitude, je rechignais à y aller. Mon père dû m’extirper de force de mon lit et ce sont les yeux emplis de sommeil que je m’installai sur le siège avant. Mon père monta à son tour et mis le moteur en marche : le calvaire du premier samedi du mois allait recommencer.
Le trajet était d’un ennui ! Le ciel était gris, la radio diffusait de vieilles chansons sans âme et je peinais à garder les yeux ouverts devant la monotonie du paysage : le long de l’autoroute, on ne voyait que des champs s’étendant à l’infini. Puis, le temps fut comme suspendu : quelques gouttes de pluie commencèrent à s’échouer sur le pare brise et les voitures semblaient flotter sur un asphalte de plus en plus noir. L’une d’elles nous dépassa à une vitesse folle. Une autre, suivant son exemple, tenta de lui emboîter le pas mais du fait de la pluie naissante, elle ne pu garder son équilibre. Elle alla s’encastrer dans la rambarde pour exploser violemment quelques instants après.
Des flammes remplacèrent alors les gouttes d’eau et mon père, dépassé par les évènements, ne contrôlait plus rien. Au comble de l’affolement, je ne voyais plus que la route d’une noirceur morbide et la rambarde qui, telle la mort, avançait à grands pas pour nous faucher. Le choc était désormais inévitable et c’est rempli d’effroi que je voyais poindre l’impact ! Au moment du choc fatidique, totalement désemparé, j’ouvris les yeux.
Le ciel était gris, la radio diffusait toujours ces vieilles chansons sans âme et le paysage n’avait rien perdu de sa monotonie. Quelques gouttes de sueur perlaient sur mon front et mon père me dit : « Tu es réveillé ? Ne t’en fais pas : tu vas bientôt pouvoir te dégourdir les jambes. Nous sommes presque arrivés... »
Ce n´est qu´un exemple de ce que tu peux faire, mais ne reprends pas ce texte tel quel, car ça va se voir que ce n´est pas toi qui l´a fait !