J´ai naguère habité le meilleur des châteaux
Dans le plus fin pays d´eau vive et de coteaux :
Quatre tours s´élevaient sur le front d´autant d´ailes,
Et j´ai longtemps, longtemps habité l´une d´elles.
Le mur, étant de brique extérieurement,
Luisait rouge au soleil de ce site dormant,
Mais un lait de chaux, clair comme une aube qui pleure,
Tendait légèrement la voûte intérieure.
Ô diane des yeux qui vont parler au coeur,
Ô réveil pour les sens éperdus de langueur,
Gloire des fronts d´aïeuls, orgueil jeune des branches,
Innocence et fierté des choses, couleurs blanches !
Parmi des escaliers en vrille, tout aciers
Et cuivres, luxes brefs encore émaciés,
Cette blancheur bleuâtre et si douce, à m´en croire,
Que relevait un peu la longue plinthe noire,
S´emplissait tout le jour de silence et d´air pur
Pour que la nuit y vînt rêver de pâle azur.
Une chambre bien close, une table, une chaise,
Un lit strict où l´on pût dormir juste à son aise,
Du jour suffisamment et de l´espace assez,
Tel fut mon lot durant les longs mois là passés,
Et je n´ai jamais plaint ni les mois ni l´espace,
Ni le reste, et du point de vue où je me place,
Maintenant que voici le monde de retour,
Ah vraiment, j´ai regret aux deux ans dans la tour !
Bonjour à vous et merçi d´avoir cliqué sur mon topic. 
J´ai un commentaire à rédiger sur les vers 1 à 26 du poème " Ecrit en 1875" de Verlaine et je me demandais si vous pouviez me proposer quelques idées de plans ou quelques astuces. 