le sartre présent et le Sartre passé, souvent distingué du premier par le sobriquet de " Poulou", décidément très commode pour marquer une apparente rupture entre les deux, se présentent en fait ensemble au lecteur dans un jeu de mirroirs qui donne parfois le vertige, comme l´attraction forraine du palais des glaces ( p 126). L´adulte accompagne l´enfant de ses jugements, de ses idées et de ses sentiments. Peut-il s´ailleurs en être autrement dans un livre qui vise moins la résurection d´un paradis perdu que la constitution d´une image cohérente de soi ?