Autrui est-il le semblable ?
INTRODUCTION: avant de pouvoir répondre à cette problématique, il faut la comprendre, cerner la signification des termes
présents dans ladite problématique.
Autrui: c´est d´abord l´autre, le différent. Mais l´altérité ne suffit pas à caractériser autrui. Car s´il est autre que moi,
il est aussi et en même temps mon semblable. Il est " alter ego", un autre moi un autre que moi. Pour savoir réellement si
autrui est " notre" semblable, il faut donc analyser cette double structure, ces deux thèses opposées pour les confronter.
THESE: A premier abord, il semble qu´autrui est notre semblable, et de nombreux arguments permettent de solidifier cette
thèse.
Tout d´abord, semblable est un terme assez proche de " commun". Or, nous avons tous de nombreux points communs puisque nous
sommes de la même espèce, nous sommes des animaux, donc nous partageons plus de relations que si nous étions des végétaux. En
effet, les animaux tels que l´être humain est doué de raison, de raisonnement, d´émotions, de mémoire, de souvenirs, le vécu
laisse aussi des traces, des souvenirs en nous. Ces relations de similitudes ne se partagent pas chez les végétaux, tandis
que l´être humain sont semblables de par ces notions concrètes. D´autres notions nous permettent de " ressembler" à autrui.
Nous pouvons ressembler autrement que physiquement à autrui, par exemple nous partageons cette notion d´évolution de la
personnalité, des goûts. Nous avons besoin de connaître nos racines pour évoluer, donc autrui est un point de repère pour
nous. En autrui nous nous identifions.
ANTITHESE: L´Homme ( ceci n´est pas appliquables aux végétaux, comme démontrer auparavant) se distingue d´autrui car il en est
différent en certains points: il pense et réagit différemment en raison de son vécu, de son évolution propre, de sa
perception des évènements suivant sa culture, son éducation, sa religion, le milieu dans lequel il évolue. De plus, construire un lien moral avec autrui sur le critère de ressemblance implique donc cette hypothèse implicite qu´autrui est fondamentalement distinct de moi. Nous sommes des êtres fondamentalement singuliers, des individus
CONCLUSION: Même en essayant d´être différent, nous avons besoin d´un point de repère pour ne pas se sentir marginaliser:
c´est pourquoi l´Homme est rassuré lorsqu´il partage les mêmes coutûmes sociales, les mêmes cultures, même si nous tentons
plus ou moins de nous démarquer de la société, par exemple en s´habillant différemment, en fumant, nous auront toujours comme
point de départ l´image d´un homme basique, auquel nous nous forçons de se familiariser, ainsi l´homme fond dans la masse et
éprouve du mal à se distinguer des autres ( mais c´est cette différence qui nous enrichit tous les jours car elle nous permet
d´évoluer et de se remettre en cause). C´est la raison pour laquelle nous essayons sans cesse d´être différent de notre
semblable, ce qui est contradictoire. En celà transparait la notion de semblable: identique et différent.