"Parce que, pour toi, l'émotif serait une victime désignée, destinée à souffrir ? "
Non non, d'ailleurs en tant que grand émotif (mais qui se contrôle), je suis le premier à dire que sans l'émotion la vie ne vaudrait rien 
Les points que tu énonces sont effectivement vrais, càd qu'on est plus souvent amené à l'introspection, à la perception des choses, et au self-control. Effectivement, je me demande ce que je ferai si je n'avais pas l'émotivité pour échauffer et motiver ma nature indolente.
Seulement voila, comme dans toute chose, y'a des avantages et des inconvéniants, parmi lesquels je peux citer mes crises colère, ma nervosité (moindre depuis quelque temps, heureusement), mon extrême susceptibilité, ainsi que ma tendance à en vouloir aux autres pour rien, un éternel conflit entre le coeur et la raison, et un évitement des situations où je pourrais avoir trop d'émotions. D'où ma thèse que certains émotifs peuvent davantage être amenés à la prudence, donc aux opinions de Machiavel.
Heureusement, rien n'est une fatalité et il appartient à chacun de corriger ces petits défauts, j'essaye pour ma part et ça marche assez bien, mais ce n'est pas tous les jours facile
D'ailleurs Xav, j'pense pas que tu sois devenu moins émotif, t'arrives juste à mieux maîtriser ton émotivité, cheminement honorable que j'espère avoir fait aussi, et continuerai à faire(au passage, l'autodérision est une bonne arme contre la susceptibilité), mais je plussoie ta doctrine Pasfou, celui qui se plaint ne mérite que de rester à son état, nous avons tous une nature à la base, qui est en quelque sorte une fondation, à nous de construire le meilleur édifice possible dessus =)