Pour t´occuper intelligemment, voilà de la lecture :
2) a) Premièrement, norme (la déviance est définie à la dernière question) :
Norme : règles et usages socialement prescrits caractérisant les pratiques d’une collectivité ou d’un groupe particulier (=normes de groupe)
Ainsi, on peut dire que, sans normes, pas de déviance, car impossible de reconnaître un écart par rapport à ces normes si elles sont inexistantes. Et comme les normes sont établies en fonction du groupe qui les applique, le concept même de déviance, où la frontière entre comportement conforme aux normes et déviance, existe consubstantiellement avec le groupe. Pour illustrer, homosexualité : au départ, homosexualité considérée comme déviance car contraire aux normes en vigueur dans la société (poids de la religion => péché…) mais, avec l’évolution des mœurs et des normes, l’homosexualité est tolérée et donc plus considérée comme synonyme de déviance (mariage homosexuel dans certains pays ; 1990 : homosexualité rayée de la liste des maladies mentales par l’OMC)
b) Variance : comportement toléré par la société
Déviance : comportement non toléré car objet de sanctions sociales ou pénales qui marquent la désapprobation du groupe et recadrent le sujet de cette déviance dans le cadre fixé par les normes
Exemples :
Déviance : pédophilie => relation enfant-adulte non tolérée et hors du cadre fixé par les normes et donc passible de sanctions
Variance : Prostitution ? (je trouve cet exemple peu parlant et je ne sais même pas dans quel cas elle est tolérée ou non) ou homosexualité (pour justement appuyer sur le changement de statut de cette orientation sexuelle) à voir...
c) les chiffres varient selon les normes en vigueur, càd ce qui est considéré comme délit ou non, ce qui sera comptabilisé dans les chiffres de la délinquance « une variation des statistiques peut refléter une modification de la politique menée en matière pénale » par ex : si les vols à l’arraché n’étaient plus considérés comme déviants (donc poursuivis pénalement et n’entrant plus dans les critères de « chiffrage » de la délinquance) les chiffres de la délinquance baisseraient sensiblement.
d) Sociologie du passage à l’acte : expliquer le pourquoi de la déviance, ses raisons, ses origines, se centrer sur l’individu pour apporter réponse à son acte. « on s’intéresse surtout à la personnalité du déviant et à son milieu social. On cherche à expliquer pourquoi certains individus commettent des actes déviants alors que d’autres ne le font pas »
Sociologie de la réaction sociale : s’intéresser à la délinquance en (trouvé sur Internet) « dénonçant les mécanismes de la stigmatisation » ainsi « la délinquance serait une construction sociale que l’on devrait relier à une résultante sociale économique et politique. Héritières de ces travaux, les recherches actuelles s’y intéressent tout particulièrement en les reliant aux phénomènes d’insécurité, d’immigration et de ghettoïsation urbaine »
=> Sociologie du passage à l’acte s’intéresse au déviant et à son acte ; sociologie de la réaction sociale s’intéresse au processus social entraîné par cette déviance (stigmatisation, voir plus haut)
e) approche écologiste de l’école de Chicago : construction des banlieues => « ghettoïsation » => communautarisme et « zones de non droit »
approche du courant culturaliste : gangs de NY ; mafia sicilienne
approche fonctionnaliste : personne cherchant à gagner de l’argent pour rembourser des dettes. Postule à un emploi, ne l’a pas pour raisons injustes (discrimination à l’embauche par ex.) et fait un braquage pour obtenir la somme désirée (=> disjonction buts fixés/moyens)
d) interactionnisme symbolique : stigmatisation de la délinquance => déviance
ethnométhodologie : s’intéresser à la manière dont la délinquance est traitée pénalement, statistiquement… au sein de la société
e) - elles ne donnent pas une image réelle du monde de la délinquance, elles ne sont que « le produit du système de répression pénale » => elles ne traduisent pas la réalité, en donnent une image « biaisée »
- surreprésentation de certains types de délinquance qui conduit à « alimenter un certain nombre de stéréotypes »
- outil peu fiable au fond car fruit d’une politique de lutte contre la délinquance bien précise et non pas d’un système universel