"Les univers imaginaires ne sont-ils que des refuges?"
Hum...
Il y a bien sûr le jeune qui, pour fuir, une réalité qu´il n´aime pas, se réfugie dans un monde imaginaire... ( ex.: Les jeux vidéo, quand la personne ne vit qu´à travers eux)
C´est une question de dosage...
Lire un livre, regarder un film, ou plus généralement rêver, c´est voguer dans un univers imaginaire...
Sont-ce des refuges ?
Non, bien sûr !
Ils développent l´imagination, l´intellect, la perception du monde ( réel, cette fois-ci), de l´individu.
Ils ont une fonction formatrice.
Il y a un bel exemple de monde imaginaire : "Alice aux pays des merveilles" de Lewis Caroll.
Je n´ai pas lu ce livre, mais de toute évidence, il serait un super point d´appui pour ta dissertation.
Tu devrais peut être chercher des commentaires dessus...
Je crois qu´en réalité, derrière le monde imaginaire qui est décrit, il y a beaucoup de réalités qui sont critiquées, ou tout du moins, relativisées.
L´imaginaire est la base de la création, de l´inventivité.
Il démontre aussi que l´être humain est capable de faire preuve d´abstraction ( car il se construit mentalement un monde de toute pièce). Un signe d´intelligence, en quelque sorte...
L´univers imaginaire, abstrait, peut également permettre à l´individu de se projeter dans l´avenir, de prévoir. L´individu a tel rêve, veut que les choses soient de telle façon, et va ensuite mettre tout en oeuvre pour réussir.
Il permet, par la projection d´un idéal, de s´améliorer, de progresser, ou tout du moins d´évoluer.
Seul l´abus est nuisible, seul l´abus transforme le monde imaginaire en refuge.
D´ailleurs, ce refuge peut être sécurisant ( ex. : on s´imagine un monde parfait pour oublier une réalité qui l´est moins) : dans ce cas, l´être va stagner, voire régresser.
Mais, le refuge peut également être autrement plus destructeur : on peut citer l´exemple de la paranoïa. L´être vit dans un monde imaginaire fait d´ennemis innombrables : ce monde est encore pire que le réel, et lui gâche l´existence.
Mais dans ce cas, peut on encore parler de refuge ? ( tout du moins, de refuge dans le sens d´endroit sécurisant)