Je t'avoue que je ne sais pas exactement comme ça se passe.
Mais à mon avis, ce n'est pas le développeur qui choisi l'éditeur, mais plutôt l'inverse. Surtout à l'époque, dans le cas de Bethesda, qui était une petite boîte qui avait juste sorti quelques FPS inégaux et un jeu de rôle, Arena, sympa mais pas très original.
Après, j'imagine qu'Ubi a fait un calcul, et s'est dit que ça lui coûterait plus cher de faire traduire le jeu que ça ne lui rapporterait d'argent.
Ou alors ils ont essayé, et se sont rendu compte que c'était un énorme casse-tête technique : pour avoir participé au Projet French Daggerfall, je peux te dire qu'il y a des contraintes techniques extrêmement pénibles, qui demanderaient de décompiler et recompiler le jeu (de ce que, avec mes maigres connaissances techniques, j'en ai compris
). Sans compter que la police utilisé par Daggerfall ne possède pas d'accents, et ça, pour le coup, c'est entièrement de la faute de Bethesda.
Quant au potentiel commercial d'un jeu en anglais sorti en France, je ne sais pas si tu as vraiment 111 ans auquel cas tu t'en rappelles
mais 1996, c'était une époque (la fin d'une époque même) où ça n'avait rien de choquant. Surtout dans le milieu du jeu de rôle, qui était un petit milieu ultra-geek et généralement bilingue. A l'époque, ça gênait pas grand-monde de jouer avec un dictionnaire sur les genoux, y compris moi, du haut de mes 13 ans d'alors...