Personnellement, j'ai trouvé "Fahrenheit 451" encore meilleur que le "1984" d'Orwell. Peut-être parce qu'il est finalement plus simple et qu'il va droit au but et que le texte frappe directement là où ça fait mal, je ne sais pas...
Mais c'est certain que c'est un incontournable.
Jamais ouvert "Le trône de fer", il m'attend dans un coin.
Mais quand je lis quelqu'un qui dit au-dessus que la série est naze, non, non et non ! La série (tout comme les bouquins, logiquement) est avant toute chose politique.
L'action est secondaire finalement, tout comme dans "Dune" (si tu n'as pas lu, ça aussi c'est un must, au moins les premiers tomes) où l'aspect mystique et prophétique prend largement le pas sur l'histoire par moments. Il faut accepter que les films/livres soient parfois dans des univers propices à l'action sans céder à l'action !
(et à ce titre, la série "The Wire" est un must, mais il ne se passe pratiquement rien alors qu'on se trouve en univers policier)
Bref, retour au sujet, "Fondation", pas lu non plus, mais vanté régulièrement comme incontournable, même si le style littéraire d'Asimov est parfois lourd.
Et "La route", j'approuve, même s'il n'est pas évident, une fois de plus pour des questions stylistiques.
Et là encore, voire toute une série de lecteurs cracher dessus, ça me fait mal.
Tout ça parce que McCarthy s'est spécialisé dans un style prophétique qui choque par son rythme et qui rend le bouquin difficile à surmonter (il fait la même dans ses autres livres, "Méridien de sang" ou "Un enfant de Dieu", entre autres). Mais ça fait partie de sa critique de la société américaine et de l'obsession évangéliste, ou du moins du côté biblique récurrent (c'est du moins comme ça que je l'interprète).
Et pour le coup, "La route" est fascinant, ne serait-ce que par l'absence du moindre nom dans l'ensemble du bouquin (de mémoire il y a un nom mentionné une fois, c'est tout). Et puis il y a la puissance de certaines phrases, prisonnières de ce monde décrit qui est quelque part entre l'idée de l'Apocalypse et les livres prophétiques de la Bible, ne serait-ce que le génial "Il n’y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes."...
Dans le même style narratif, il y a Saramago avec "Caïn" et "L'évangile selon Jésus-Christ" qui sont aussi des monstrueux jeux de narration (et de réécriture).