Salut ! Je suis moi même en TL cette année et en réalité, je n'ai pas particulièrement aimé la lecture de Lorenzaccio que j'ai faite durant les vacances. Mais je ne m'en suis pas inquiétée car l'année dernière je n'avais pas aimé ma première lecture de Moderato Cantabile mais suite à l’analyse de ma professeur c'est devenue l'une de mes oeuvres préférées. Pour tout te dire, je commence même à aimer Lorenzaccio. Lorenzo est un personnage compliqué, il porte un masque différent selon les situation. Il peut être artiste, sombre, cynique, libertin, effrayé, faible, fort confiant, vide, plein. Il faut l'aborder comme un grand menteur qui s'attache à son mensonge au point qu'il lui colle à la peau. Il n'arrive pas à se défaire du masque de la débauche. Il est intéressant de savoir que les critiques suite aux réflexions d'Alexandre tel que "Lorenzitta", pensaient à une relation ambigue entre eux, voir carrément un relation homosexuelle. Alors peut-être est-ce que la la chose qui te dérange c'est que Lorenzo dans ses répliques à souvent des connotations sensuels, charmeuses voir provoquantes mais que tu ne le vois pas directement. As-tu vu la mise en scène de Franco Zeffirelli par la comédie Française (ce sont des as!) ? Dans la scène 2 Acte II, Lorenzo fini par embrasser le peintre après s'être longuement enlacés. Alors attention ! On parle ici d'une homosexualité antique, je dirais platonique, comme pour les grecques, car il me semble que si Lorenzo l'a embrassé c'est parce que le peintre "moved him" il l'a touché par sa pensée. Si cette scène te parait étrange c'est parce qu'on est pas seulement dans le dialogue, je pense que l'on est pas loin de la métaphysique, ici ce sont deux âme qui se rencontrent une déchue et une pure et tout cela sous le regard du cardinal, la religion, le suprême.