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Liste des sujets

Baudelaire c'est surestimé.

IeParrain
IeParrain
Niveau 5
04 décembre 2007 à 19:26:08

Eh oui.

Le_Mulet_
Le_Mulet_
Niveau 6
04 décembre 2007 à 19:36:48

Meuh non.

yonex
yonex
Niveau 10
04 décembre 2007 à 20:06:15

Les argumentations pareils CA ME TUE!

Drreuq
Drreuq
Niveau 8
05 décembre 2007 à 19:40:31

Si tu n´argumentes pas, tu passes pour une vieille chose. Alors, developpe ta pensée.

leprodiss
leprodiss
Niveau 10
05 décembre 2007 à 20:00:17

Vous inquiétez pas,sur le forum ciné ce gars fait le même genre de topic à deux balles.

ultima-arma
ultima-arma
Niveau 10
06 décembre 2007 à 06:44:22

Pour moi le probleme avec baudelaire c´est qu´on enseigne jamais les bon poêmes à l´école.
Pourquoi voir encore et toujours l´albatros quand cet auteur à écrit des textes bien plus intéréssant ?!
Mes poême préféré de baudelaire (liste non exaustive) :
Danse Macabre
La charogne
et bien sûr l´exelent Femme Damnée n°2 (Delphine et Hippolyte) que je vous livre afin que vous puissiez vous délecter un peu.

Femmes damnées (Delphine et Hippolyte)

A la pâle clarté des lampes languissantes,
Sur de profonds coussins tout imprégnés d´odeur
Hippolyte rêvait aux caresses puissantes
Qui levaient le rideau de sa jeune candeur.
Elle cherchait, d´un oeil troublé par la tempête,
De sa naïveté le ciel déjà lointain,
Ainsi qu´un voyageur qui retourne la tête
Vers les horizons bleus dépassés le matin.
De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L´air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté.
Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie,
Delphine la couvait avec des yeux ardents,
Comme un animal fort qui surveille une proie,
Après l´avoir d´abord marquée avec les dents.
Beauté forte à genoux devant la beauté frêle,
Superbe, elle humait voluptueusement
Le vin de son triomphe, et s´allongeait vers elle,
Comme pour recueillir un doux remerciement.
Elle cherchait dans l´oeil de sa pâle victime
Le cantique muet que chante le plaisir,
Et cette gratitude infinie et sublime
Qui sort de la paupière ainsi qu´un long soupir.
- "Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses?
Comprends-tu maintenant qu´il ne faut pas offrir
L´holocauste sacré de tes premières roses
Aux souffles violents qui pourraient les flétrir?
Mes baisers sont légers comme ces éphémères
Qui caressent le soir les grands lacs transparents,
Et ceux de ton amant creuseront leurs ornières
Comme des chariots ou des socs déchirants;
Ils passeront sur toi comme un lourd attelage
De chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié...
Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage,
Toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié,
Tourne vers moi tes yeux pleins d´azur et d´étoiles!
Pour un de ces regards charmants, baume divin,
Des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je t´endormirai dans un rêve sans fin!"
Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête:
- "Je ne suis point ingrate et ne me repens pas,
Ma Delphine, je souffre et je suis inquiète,
Comme après un nocturne et terrible repas.
Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes
Et de noirs bataillons de fantômes épars,
Qui veulent me conduire en des routes mouvantes
Qu´un horizon sanglant ferme de toutes parts.
Avons-nous donc commis une action étrange?
Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi:
Je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange!"
Et cependant je sens ma bouche aller vers toi.
Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée!
Toi que j´aime à jamais, ma soeur d´élection,
Quand même tu serais un embûche dressée
Et le commencement de ma perdition!"
Delphine secouant sa crinière tragique,
Et comme trépignant sur le trépied de fer,
L´oeil fatal, répondit d´une voix despotique:
- "Qui donc devant l´amour ose parler d´enfer?
Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S´éprenant d´un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l´amour mêler l´honnêteté!
Celui qui veut unir dans un accord mystique
L´ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne chauffera jamais son corps paralytique
A ce rouge soleil que l´on nomme l´amour!
Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide;
Cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers;
Et, pleine de remords et d´horreur, et livide,
Tu me rapporteras tes seins stigmatisés...
On ne peut ici-bas contenter qu´un seul maître!"
Mais l´enfant, épanchant une immense douleur,
Cria soudain: - "Je sens s´élargir dans mon être
Un abîme béant; cet abîme est mon coeur!
Brûlant comme un volcan, profond comme le vide!
Rien ne rassasiera ce monstre gémissant
Et ne rafraîchira la soif de l´Euménide
Qui, la torche à la main, le brûle jusqu´au sang.
Que nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et que la lassitude amène le repos!
Je veux m´anéantir dans ta gorge profonde,
Et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!"
- Descendez, descendez, lamentables victimes,
Descendez le chemin de l´enfer éternel!
Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes,
Flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel,
Bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d´orage.
Ombres folles, courez au but de vos désirs;
Jamais vous ne pourrez assouvir votre rage,
Et votre châtiment naîtra de vos plaisirs.
Jamais un rayon frais n´éclaira vos cavernes;
Par les fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent en s´enflammant ainsi que des lanternes
Et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux.
L´âpre stérilité de votre jouissance
Altère votre soif et roidit votre peau,
Et le vent furibond de la concupiscence
Fait claquer votre chair ainsi qu´un vieux drapeau.
Lion des peuples vivants, errantes, condamnées,
A travers les déserts courez comme les loups;
Faites votre destin, âmes désordonnées,
Et fuyez l´infini que vous portez en vous!

Charles Baudelaire

biken44b
biken44b
Niveau 9
14 octobre 2009 à 21:39:13

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes arraignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

:snif:

mazz_le_retour
mazz_le_retour
Niveau 10
15 octobre 2009 à 01:48:53

Abel et Cain des Fleurs du Mal

Race d'Abel, dors, bois et mange;
Dieu te sourit complaisamment.
Race de Caïn, dans la fange
Rampe et meurs misérablement.

Race d'Abel, ton sacrifice
Flatte le nez du Séraphin!
Race de Caïn, ton supplice
Aura-t-il jamais une fin?

Race d'Abel, vois tes semailles
Et ton bétail venir à bien;
Race de Caïn, tes entrailles
Hurlent la faim comme un vieux chien.

Race d'Abel, chauffe ton ventre
A ton foyer patriarcal;
Race de Caïn, dans ton antre
Tremble de froid, pauvre chacal!

Race d'Abel, aime et pullule!
Ton or fait aussi des petits.
Race de Caïn, cœur qui brûle,
Prends garde à ces grands appétits.

Race d'Abel, tu croîs et broutes
Comme les punaises des bois!
Race de Caïn, sur les routes
Traîne ta famille aux abois.

Ah! race d'Abel, ta charogne
Engraissera le sol fumant!
Race de Caïn, ta besogne
N'est pas faite suffisamment;

Race d'Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l'épieu!
Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!

Caca-bejaune
Caca-bejaune
Niveau 8
15 octobre 2009 à 16:08:08

Ieparrain, tu es quelqu'un de bien.

Jean_Dezert
Jean_Dezert
Niveau 7
16 octobre 2009 à 08:48:04

Baudelaire est surestimé... :ouch:
Ce qu'il ne faut pas entendre.
C'esr Rimbaud qu'on surestime ; Baudelaire on aurait plutôt tendance à le sous-estimer.

TheBoss1606
TheBoss1606
Niveau 10
16 octobre 2009 à 23:11:14

Rimbaud est au contraire jugé à sa juste valeur : ses écrits sont magnifiques.

link09
link09
Niveau 10
17 octobre 2009 à 19:35:40

Revise ton orthographe avant de critiquer les auteurs. Parce que franchement dans le titre de ton topic :honte:

DeliriaTheBird
DeliriaTheBird
Niveau 10
11 mai 2017 à 00:45:50

Je viens de finir Les Fleurs du Mal et bizarrement la plupart de mes préférés ont été posté ici :rire:
La Charogne
Danse Macabre
Le Couvercle
Le poison
Les métamorphoses du vampire

Des grosses claques entre autre :noel:

Stoechiometre
Stoechiometre
Niveau 5
11 mai 2017 à 00:56:41

Pour rester dans le thème du topic, une autre pépite inconnue de ce poète mineur : l'invitation au voyage :-)

Untrucadire38
Untrucadire38
Niveau 9
11 mai 2017 à 10:32:38

Le 11 mai 2017 à 00:56:41 Stoechiometre a écrit :
Pour rester dans le thème du topic, une autre pépite inconnue de ce poète mineur : l'invitation au voyage :-)

On est chez nous :)

pikiste_hendrix
pikiste_hendrix
Niveau 10
11 mai 2017 à 10:34:01

J'approuve les messages de ce topic, sauf le fait que l'Albatros ne soit pas un poème intéressant [[sticker:p/1jne]]

"Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !"

Ce vers me donne toujours envie de me jeter par la fenêtre : on y sent toute la haine stupide du marin, mais toute la majesté naturelle de l'albatros. L'homme est ainsi fait qu'il parvient à se moquer de ce qui lui est infiniment supérieur sans pression : cet ahuri boîte et il ose imiter le "prince des nuées" [[sticker:p/1jng]]
La comparaison de la dernière strophe ainsi que le dernier vers du poème sont aussi géniaux, je ne crois pas qu'il faille délaisser ce texte. En même temps le type qui a dit ça l'a écrit en 2007, on est bien plus évolués maintenant.

Stoechiometre
Stoechiometre
Niveau 5
11 mai 2017 à 10:41:17

L'invitation à la rémigration :-)

Stoechiometre
Stoechiometre
Niveau 5
12 mai 2017 à 11:05:05

Pardon pardon mon bon, Jeanne Duval avec Baudelaire elle était pas full caucasoïde.

Déjà à l'époque, comme Booba, le bon Charles aurait pu dire qu'il se taperait bien une Dominicaine et qu'il la mettrait ienb tout le week-end.

You can't staulaire the baudelaire.

1-OnePiece
1-OnePiece
Niveau 10
13 août 2017 à 22:08:21

Albatros est un de mes préférés de Baudelaire perso... Aussi bien pour la beauté du texte que pour la philosophie qui en émane

Olim_
Olim_
Niveau 10
14 août 2017 à 14:41:24

La mort des amants

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

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