J’ai enfin fini le régal, en faisant des pauses avec d’autres lectures. En effet, le style d’écriture de Nabe est fatiguant, la surenchère permanente ainsi que la haine (de lui-même plus que des autres...) peut facilement lasser même le plus courageux des lecteurs.
Le livre est assez inégal entre ses parties. Alors que le début est moyennement intéressant et dans la pure provoque, j’ai trouvé les pages sur le jazz lumineuses, qui m’ont donnés envie d’approfondir mes (lacunaires) connaissance sur le sujet. Moins celles sur les noirs et les juifs (moins nombreuses, son éditeur lui ayant refusé certaines pages !).
Son amour pour Bloy, Céline, Rebatet... se ressent, et arrive à nous convaincre de lire les deux étendards.
Le dernier tiers du livre, consacré aux femmes, est lui aussi inégal. Parfois il part dans des envolées lyriques extraordinaires suivi juste après d’une réflexion misanthrope, c’est la aussi fatiguant...
Sur sa vie personnelle, j’ai adoré les portraits de son père et sa mère, très touchant (j’imagine leur réaction).
Maintenant je m’en vais lire un truc plus gai 