Une enfance et adolescence dans la misère et la famine des favelas de Rio.
C'est moi aussi le livre le plus émouvant sur les plusieurs milliers que j'ai lus, tous ceux qui l'avons lu pensons d'ailleurs pareil.
Il y a une suite qui a été écrite avant, et même d'autres récits de la jeunesse de Vasconcelos.
En fait à part le Nouveau Testament (la bible de Jésus) il n'y a sans doute pas de récit comparable, d'ailleurs Zeze croit comme lui dit Totoca* son frère aîné que Jésus n'aime que les riches alors qu'il a précisément dit l'inverse et que les chrétiens se méfient donc des riches depuis deux mille ans et quand ils le sont, ils sont généreux ou vivent simplement en suivant le message du Christ.
252 pages en huit chapitres que tout le monde devrait connaître, tous les profs le conseillent, dans le monde entier.
Il a été adapté au cinéma en 2012 mais le voir sans le lire est passer à côté de la puissance évocatoire extraordinaire de Vasconcelos, le Stephen King des pauvres pour son ultra-réalisme.
Son équivalent en réalisateur est Werner Herzog et ses films extraordinairement réels.
Et Mon bel oranger est le plus grand récit sud-américain devant Borges et Cent ans de solitude argentins et leur prix Nobel, car Vasconcelos est un de ses très rares écrivains, moins de cent au niveau mondial dans tout le XXème siècle, à être au-delà du niveau du Nobel.
Au plus haut niveau de la littérature.
Le plus grand roman sud-américain.
Et un des plus grands du monde, car il change la vie de tous ses lecteurs.
En français son équivalent est Les Misérables de Victor Hugo, quatre fois plus long donc l'émotion, aussi forte avec Jean Valjean/M. Madeleine, Fantine, Cosette, Javeau et Marius, est plus diluée.
Le président du jury du prix Renaudot, prix Nobel de littérature lui aussi, a un style similaire à Vasconcelos, plus actuel vu qu'il vit aujourd'hui, Le Clézio, le plus grand écrivain français et mon préféré, avec Kessel au collège, depuis le lycée.
En espérant être compris au-delà du cercle restreint des profs, car le style de Vasconcelos parle à tout le monde 