Je sais que ce forum n´est pas vraiment approprié, mais je sais qu´il y a aussi plein de gens ici qui pourraient-être interessées par ce débat. J´ai regardé ce soir Lord of War et me suis empressé d´écrire quelques lignes, après quelques triturations intérieures. Et voici donc ces quelques lignes, je sais, c´est chaotique, et certes loin d´être génial, mais c´est ma contribution au monde, et que serait-elle sans public ? Evidemment, ne prenez pas les généralisations qui vont suivre pour une attaque personnelle (dit-il pour se prévenir de la critique trop assidue).
-De l´Avenir de l´homme plein de bonne volonté, plutôt optimiste et gai-
Si un homme plein de bonne volonté, plutôt optimiste et gai voit un jour la vérité en face, que voit-il en elle ? Pour commencer son propre reflet. Pas de « tu es nul », « espèce de bon à rien », mais plutôt un très solennel « Mais qu’est-ce que je fais là ?» , comme dirait Michael Pinson, héros du Cycle des Dieux de B.Werber. Mais qu’est-ce que cet auteur fait là ? Excellente mise en application.
Tout ce confort, ce luxe, ces fêtes ; en échange de toutes ces guerres, cette pollution, cette bestialité.
Si un homme plein de bonne volonté, plutôt optimiste et gai voit un jour la vérité en face, il voit aussi le reste du Monde. Si lui, malgré sa bonne volonté, n’est pas capable de laisser tomber le superflu pour tenter, même de manière isolée, de limiter les dégâts, alors que feront les autres ? Et que pourrait-il faire ? En devenant ne serait-ce que neutre : Je ne pollue pas, mais je ne T’interdit pas de le faire, mais je ne T’autorise pas à le faire ; ce serait encore trop peu. Même cela, c’est impossible. Comment oublier Internet et l’outil médiatique fabuleux qu’il est ? Comment oublier notre toit bourré de laine de verre synthétique qui nous permet de nous abriter de vents, pluies et marrées. Et les murs, le feu, les ustensiles, la lumière, l’eau courante..? En France, on ne peut pas vraiment dire qu’en dehors des Sans-Domicile-Fixe qui n’ont pas choisit leur situation mais finissent par la revendiquer, il y ai beaucoup d’ermites volontaires. Alors, si l’on est plein de bonne volonté, plutôt optimiste et gai, un jour pendant l’apogée de notre trentaine de printemps, on prend son enfant à part et lui tient à peu près ce langage : « - Ton père n’est pas un exemple. Il est, sans y paraître -et en étant pourtant plein de volonté, plutôt optimiste et gai-, une petite ordure et un égoïste. Car tu es mon enfant, et tu l’es parce que j’ai voulu croire au Bonheur restreint, en oubliant le monde, et t’ayant toi et t’élevant. T’aimant, aimant ta mère. Mais dans mon sombre égoïsme, j’en ai négligé ton avenir. Oh ! ça, j’ai pensé à toutes les écoles, tous les médecins, les marques de vêtements, le prix des jouets et les lieux de vacance. Mais je n’ai jamais pensé que peut-être, parce que j’avais peur et que quelque part, l’instinct animal me poussait à te concevoir, il n’y aurait même plus d’enseignement à donner, de jeu à acheter ou de vacances pour en profiter. Car si un homme plein de bonne volonté n’a rien pu faire malgré tous ses efforts, qu’en sera-t-il pour les fainéants et les mal intentionnés ? Les choses ne pouvaient aller mieux, et tout naturellement, elle allèrent de mal en pis. »
Le cas de bonne volonté isolée, plutôt répandu mais refoulé, caché, renié en public ne peut pas amener à l’effet de masse bénéfique. Aussi, si vous êtes un homme plein de bonne volonté, plutôt optimiste et gai, sachez que pour que vos enfants prospèrent -parce que nous en voudront et en auront toujours- il faut progresser, faire des efforts. Si pour commencer, soixante et un million de personnes sur un petit morceau de terre épargnaient au quotidien, par de petits riens, notre frêle planète Terre, on pourrait enfin passer à la vitesse supérieure. Il vous est impossible de vous défiler. Parce que si vous le faites, c’est que vous vous dites avec égoïsme : « Je vivrai quand même une vie confortable, tant pis pour les autres et les rabat-joie ». Ce pourrait être une bonne excuse, si vos enfants et petits enfants n’étaient pas assurés de payer au centuple toute votre stupidité.