Je l'ais finis ce matin. Je viens d'écrire une critique:
L'oeuvre de William Golding est d'une singularité sans pareille. L'idée de mêler le thème de la survie sur une île déserte dans un style Robinsonesque à celui de la difficulté d'être le chef est très originale et dotée d'un potentiel énorme si elle bien exploitée.
Et justement, la moindre des choses que l'on puisse dire de Sa majesté des mouches est qu'elle traite à merveille de tout ceci. Dans un style simple et facile, Golding nous conte agréablement les péripéties du charismatique Ralph, du petit gros à lunette surnommé Piggy, du téméraire Jack Meridiew et de toute leur bande de gosses naufragés.
Dans cet ouvrage, plusieurs thèmes sont abordés. Le plus évidents d'entre eux est celui de la survie. Effectivement, après le crash de l'avion qui les transportaient, une bande d'enfants se retrouvent livrés à eux mêmes, sans grandes personnes pour les encadrer. Seuls, ils devront s'organiser. Pour cela, ils décident d'élire un chef: Ralph. Il devra parvenir à satisfaire tout les besoins vitaux de ses camarades et surtout à se faire écouter par ceux-ci. Le second thème du livre est donc l'apprentissage du dur exercice du pouvoir. On pourrait donc désigner l'oeuvre de Golding de roman d'apprentissage dans un certain sens.
Mais, dans ce livre il y a des questions encore plus profondes qui se retrouvent soulevées. Par exemple, la question de l'homme, et plus précisément de l'enfant est abordée. L'auteur nous livre d'une part une analyse brillante du comportement de groupe. Mais pas de n’importe quel groupe. Le fait que tout les personnages soient des enfants donne encore plus de puissance à l'analyse de Golding. Effectivement, on peut voir quelles manières emploieraient des enfants pour combattre la solitude à travers les pages de l'oeuvre.
La solitude chez l'homme engendre dans la plupart des cas la folie. Le livre traite également d'une étonnante manière ce sujet. Hélas, je ne puis m'attarder sur ce point sans dévoiler l'histoire. Je ne vais donc dire qu'une chose: Sa majesté des mouches observe avec attention ce qu'est la maturité et l'innocence de l'enfance. Au point même de remettre en cause la plupart des histoires telles que celle du Petit Prince de Saint-Exupéry (que je critique pas), dont la morale prône les premières années de nos vies et leur pureté.
9/10.