De grands auteurs avaient coutume d´être puants, débectables, détestables. Céline par exemple devait être un bel enfoiré. Ses livres sont tout de même des tas de boue (sublimes).
Le problème de houellebecq, c´est surtout que ses livres ne sont pas très bons... au mieux, c´est un bon capteur de l´air du temps, d´un certain air du temps, d´un certain désenchantement (un peu inventé, un peu construit, un peu entretenu par les médias destinés au
trentenaires-quadragénaires-urbains-bourgeois-éduq
ués-actifs)... je pense qu´il sera un peu oublié dans 20 30 ans, et complètement dans un siècle. On ne le lira plus que pour se remémorer des effets de mode et des curiosités du siècle, pour rire de ses jugements expéditifs et eschatologiques ; tout comme nous rions quand dans un livre du 19ème siècle un auteur croit tracer, dans un paragraphe qu´il juge brillant, l´avenir et le destin de l´humanité quand il n´a fait que projeter sa petite névrose.
Les bons écrivains ne sont pas des névrosés. Ce sont des psychotiques (et cela n´a rien à voir).
(si la différence n´est pas claire, je peux vous donner une définition courte et assez humoristique sur la différence entre psychotique (et plus spécialement schizophrène) et névrosé, surtout quand à leur rapport à la loi:
Le psychotique croit que 2+2=5. Il en est très heureux.
Le névrosé sait pertinemment que 2+2=4. Et ca le rend terriblement triste)