Je crois l´avoir déjà dit ( ^^), mais j´ai adoré.
Bon, il ne fait pas peur, certes. Mais il dénote en tout cas de la connaissance de King pour son sujet, autant que pour ses détails. Je l´ai trouvé époustouflant de maîtrise.
Si on le lit attentivement, on note que l´écriture change en fonction de certaines situations. L´exemple est très visible au cours de la soirée chez un type appelé Arberg, sois attentif à sa manière d´écrire cette scène, à l´évolution de l´écriture du début vers la fin. Jubilatoire, j´en ai même oublié de rire ( pourtant la scène est assez marrante^^)
Et c´est aussi valable quand on change de personnage. Je pense à Ruth MacCausland ( pas sûr de l´ortho), là. Bon, je vais pas te raconter l´histoire, mais comme c´est une femme très calme et très posée, et on constate la même chose dans son écriture : posée, tranquille et claire.
Vraiment adoré sa façon de s´adapter, quasiment jamais vu chez un autre auteur que King, et jamais aussi nettement que sur ce bouquin.
Ensuite, l´histoire. Bon, j´ai pas trouvé transcendant, j´avoue, mais plutôt sympa quand même. Je vais pas m´attarder sur le scénario général, pour pas te gâcher la lecture, mais pour les détails, il est capable de te ressortir un personnage tout à fait secondaire dont le nom a été évoqué une fois, il y a 500 pages. Perso, je pense pas que beaucoup d´auteurs sont capables de penser à ce qui arrivera à un gus qu´on connaît de nom, 600 pages plus tard.
Et en plus, c´est pas chiant. J´ai du lire les 300 dernières pages d´une traite, avec genre une pause de 5 minutes au milieu pour souffler.
Valà, je suis pas du tout objectif quand je parle de ce bouquin, et pour faire court, j´m´en tamponne la navette ! ^^