Oui je connais! C est très bien mais pour etre publié il faut attendre que le modéro le lise donc ça prend du temps.
Je met la suite quand même. Laissez des com svp.
Sur ce :
Chapitre 1
Le conteur
Je crois qu´ c´est ce matin là que j´ai su que je mourrai. Cette bataille, la dernière selon eux, allait tous nous tuer. Un par un. C´est pas des pauvres trouffions de base comme nous qui allons avoir la chance de survivre.
Le capitaine Dearborn est devenu fou. Ce matin encore il a allumé un sergent qui a osé dire la vérité. La foutue vérité. Je crois qu´il est dingue depuis cette mutinerie. Faut dire que ça a été incroyable, inimaginable. Une semaine avant la grande bataille, la moitié du régiment se barre. C´est pas vraiment une mutinerie, plutôt une désertion, mais tout le monde a vu ça comme une mutinerie. Ils se sont rebellé contre Dearborn et l´ont tabassé à mort. Le docteur Bear ( uncle Bear qu´on l´appelait) a réussi à le sauver de justesse après avoir retrouvé son corps pourissant dans le désert au sud du campement. J´en ai vu des miracles mais là c´était incroyable, ramené à la vie un gars aussi abîmé j´avais jamais vu.
Il s´est remis il y a trois jours et depuis on sait tous que ça tourne pas rond chez lui. En remerciement à son bon ami le doc, il l´a envoyé soigné les gars de l´avant-garde. Ca a pas loupé, ils l´ont retrouvé sur le champs de bataille le bide explosé. Pauv´s gars de l´avant-garde, ils sont tombés dans une embuscade à ce que j´ai entendu dire, ça tirait de partout. Jamais on avait accumulé autant de pertes en aussi peu de temps. Un des blessés qui a survécu m´a dit que son seul souvenir était que tous voletait. Ouais c´est ça que tout voletait. Ca peut paraître difficile à comprendre mais quand on voit les morceaux de gars qui reviennent par brouettes ça devient beaucoup plus clair.
J´ai peur, je l´avoue. J´ai peur de la mort que nous lance au visage ces saloperies de fusils. J´ai peur de mourir demain, j´ai tant à faire. J´ai peur du climat qui règne, tout est si noir, tout est si dingue. J´essaie de me raccrocher aux photos de ma famille, je fais semblant de pas voir ce qui se passe. Dearborn qui tue homme sur homme, des pauv´s soldats qui sortent des inepties comme le simplet ( tiens il est passé où celui là?), et moi qui vomis de plus en plus.
Et c´est ce matin que j´ai su donc que j´allais mourir. La bataille est innévitable, mais le peu d´optimisme qui demeure en moi ( sans lui je serais aussi fou que la moitié du camps à l´heure actuelle) me suggère qu´il est possible qu´on survive. C´est là que je veux en venir, c´est là que j´ai découvert que je suis mort. Tout ce que j´ai vu, tout ce que je sais me hantera jusqu´à la fin si je survis. J´en viens à penser que la mort au combat, avec les honneurs est préférable à une vie de méditation crépusculaire. Je suis prêt à me jeter à bras ouvert dans la bataille.
Au loin le capitaine Dearborn retourne sous sa tente. Moi aussi je me prépare. Ce soir sera notre première incursion dans les lignes ennemis avant d´en finir une fois pour toute dans un ultime affrontement. Nous allons vivre une page qui restera gravée dans la mémoire collective. Le dénouement que nombre de bouquins relateront de façon épique.
Le soleil est au plus haut, notre avant-dernier repas ( le dernier pour certains) est prêt. La tension est palpable, personne ne parle. Un dicton dit que le silence est d´or, moi je pense que c´est une belle connerie. Toutes les soldats qui ont participé à ce repas seront du même avis. Ce silence, ce foutu silence est pire que tout. C´est la mort qui vient nous prévenir qu´il est tant de se taire. Pire encore, au sein de ce silence résonne le cri d´un gars au loin puis le bruit d´une balle qui fend l´air et son crâne. On se regarde tous, dépité. Je me lève et je vais vomir. Je crois bien que je tiendrai pas jusqu´à la bataille si je continue à me vider ainsi.
Comment on a pu en arriver là, à ce point de non retour? Je me souviens du commencement. C´est l´histoire d´une querelle entre grands. L´amour d´une femme y est en jeu. C´est toujours ainsi que les histoires, belles ou tristes, commencent. Cette histoire, elle pourrait être un conte ( si seulement...) et elle pourrait débuter ainsi : Il était une fois..
Eh bien, me voici de retour. ( Lord of the ring - Return of the king )