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Liste des sujets

anthologie poétik georges pompidou

tjs_a_fond
tjs_a_fond
Niveau 9
02 janvier 2005 à 15:53:28

il me faudré 10 poemes tiré de son anthologies poétik.
Qqn l´aurai til ché lui et pourrais m´en donner 10 svp ? ( ou sinon un lien ou je pourrais trouver toute son anthologie poétique)

:merci:

DarkSun
DarkSun
Niveau 5
02 janvier 2005 à 23:23:54

Bon an, bon jour et bonne étrenne
Ma dame, vous soit hui donnée
Au commencement de l´année,
Comme à m´amour très souveraine
Et la plus belle qui soit née.
Bon an, bon jour et bonne étrenne
Ma dame, vous soit hui donnée

De mon cœur et corps vous étrenne,
Tout vous est dû à cette journée
Et pour être mieux étrennée
Bon an, bon jour et bonne étrenne
Ma dame, vous soit hui donnée
Au commencement de l´année,

Eustache Deschamps
_____________________________________

LES YEUX

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l´aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d´ombre.

Oh ! qu´ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n´est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu´on nomme l´invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n´est pas vrai qu´elles meurent :

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l´autre côté des tombeaux
Les yeux qu´on ferme voient encore.

Sully PRUDHOMME

____________________________________

J´ai prêté mon livre, en voici donc deux, je vais chercher si j´en trouve d´autres dans mes notes...

DarkSun
DarkSun
Niveau 5
04 janvier 2005 à 18:24:58

En voici 3 autres :

Sonnets pour Hélène,

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant:
" Ronsard me célébrait du temps que j´étais belle ! "

Lors, vous n´aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s´aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos:
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m´en croyez, n´attendez à demain:
Cueillez dès aujourd´hui les roses de la vie.

RONSARD

_________________________________________

Le Chêne et le Roseau

Le Chêne un jour dit au Roseau :
" Vous avez bien sujet d´accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d´aventure
Fait rider la face de l´eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d´arrêter les rayons du soleil,
Brave l´effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l´abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n´auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l´orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l´Arbuste,
Part d´un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu´à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu´ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. " Comme il disait ces mots,
Du bout de l´horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L´Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu´il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l´Empire des Morts.

LA FONTAINE

________________________________________

Le lac
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l´océan des âges
Jeter l´ancre un seul jour ?

Ô lac ! l´année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu´elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m´asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s´asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l´écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t´en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n´entendait au loin, sur l´onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m´est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m´échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l´aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l´heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L´homme n´a point de port, le temps n´a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d´ivresse,
Où l´amour à longs flots nous verse le bonheur,
S´envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n´en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu´il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu´il soit dans ton repos, qu´il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l´aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu´il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l´astre au front d´argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu´on entend, l´on voit ou l´on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

LAMARTINE

Je poursuis mes recherches...

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