Voila une petite nouvelle très courte. Je l´avais écrite il y a déjà pas mal de temps mais je l´ai pas mal retouché, elle a été écrite plutot dans des moments de déprime donc... Voila, ceux qui lisent, laissez des commentaires plz merci
Une conscience de plus
Ça y est je me lève, j´ai l´impression d´avoir vécu une nuit d´éternité. J´observe mon lit et aperçois mes vêtements fouillis que j´avais préparés la veille. Qu´importe. Je n´en aurai plus besoin maintenant. Je vais à la fenêtre et soulève les rideaux de voiles noires éclairés par la lueur du matin. Je m´avance sur le balcon, m´appui sur la rambarde, regarde en bas, regarde en haut. Il ne faut surtout pas que je réfléchisse, pas maintenant, je risque d´échouer, je méditerai plus tard si j´en aurai toujours les moyens. Je pousse les pots de fleurs qui me gênent. Ma tension monte, j´entends des coups de klaxons, ma tête divague, j´en ai marre de ce putain de monde. Mon sang monte dans mes veines, j´hésite encore. Cela fait maintenant si longtemps que je suis dans cette enveloppe charnelle que je m´y suis presque attaché. Ce n´est pas le moment d´être nostalgique. Je me ressaisis et sens que mes yeux ne vont pas tarder à laissés couler des larmes. C´est le moment où jamais. Mes jambes passent automatiquement par dessus la balustrade. Ça y est je saute tout en fermant les yeux pour empêcher mes larmes de glisser. Est-ce de la pure folie que je sois en train de me suicider ? Ou est-ce une prise de conscience ? Me dis-je tout en chutant d´une allure folle. Le sol n´est maintenant plus loin de moi. Quelle agréable sensation que de voler dans les airs. Mais quelles seront mes impressions lorsque je serai derrière les limites de la vie, la mort... Peu m´importe, je verrai bien, je ne pense pas que ça sera pire que mon existence. Du moins je l´espère. Ça y est, c´est fait, j´ai heurter le bitume. Etrange... Je ne ressens aucune douleur, et je peux encore penser. Comme je le fait. Par contre je ne vois rien, je ne comprends pas ce qui m´arrive. Aurai-je échoué ? Je ne l´espère pas... Je sens comme une force puissante quitter mon corps, pour partir, s´évaporer. Cette force, c´est moi. Je n´entends plus mon coeur battre, et je ne sens plus mes membres. C´est à la fois horrible et magnifique. Je ne vois, non plus avec mes yeux, mais avec ma pensée. Incroyable. Ma pensée est mon pilier, je bouge grâce à elle, je vois grâce à elle, et... Je pense grâce à elle. Tout en montant vers les cieux, j´observe mon corps allongé sur le sol, il saigne et sa figure est complètement défigurée à cause des écorchures et des égratignures. Je n´aimerai pas être dans cette dépouille que je distingue de loin maintenant, qui autrefois, était le mien. Ici, on est libre, dans ce ciel dépeuplé je traverse les nuages. A la simple vitesse de ma pensée je fais le tour du monde en seulement quelques secondes. Je m´arrête quelques instants tout de même pour penser aux pauvres humains que je vois marcher, courir et qui ne se rendent pas compte dans quel monde ils vivent. " Une minute de silence " me dis-je. C´est alors que justement une lueur blanche flamboyante qui provient de la Terre, m´éclaire, et j´ai l´impression qu´elle m´appelle. Je ne peux m´empêcher d´avancer. En m´approchant je m´aperçois que cette lumière vient de Paris, la capitale de France. L´éclat lumineux me devient de plus en plus net. Je me rapproche encore, la lueur provient d´une clinique. Mon âme ne peut maintenant plus se séparer de la lumière, j´avance toujours, rentre dans l´hôpital, l´illumination résulte d´une pièce où j´entends des cris aigus : " Poussez, poussez ! " . Pour seule réponse des hurlements résonnent dans la pièce. Mon esprit continue d´avancer vers la lueur. Je vois une jeune femme, qui est prête à donner vie à un nouveau né, d´ailleurs je le vois ce petit être, sa tête est sortie. Instantanément mon âme est transporté dans ce bébé. Je n´ai même pas le temps de comprendre ce qui se passe, que je ressens des douleurs insupportables. Je crie, je ne veut pas rester là, je veux repartir ! J´ai l´impression que mes os vont se broyer, j´ai mal partout ! J´entends toujours les mêmes beuglements. Je suis enfin sortis, je souffre énormément, j´ai mal partout. Non. Je ne voulais pas revenir ici moi, pas dans cet enfer ! Je pleure, crie, brame, clame, hurle. Mais tous ces efforts sont vains. Dans la pièce, ils me regardent tous d´un air ahuri, ils sourient. J´en remet une couche. La jeune femme reste indifférente et me prend dans ses bras tout en souriant de plus belle.
Moi qui depuis des années ai voulu lui échappé, par le moyen qui me semblait le plus évident, la mort. Elle me retends maintenant les bras, la vie...