Tout d´un coup, le feu redoubla d´intensité, ce qui provoqua l´excitement général. Les cris fusèrent de toutes part autour des flammes. La lame s´abattit sur la chair, la tranchant tout du long. Le sang coula à flots.
-Je t´en remets une part?
-Oui!
Arrias était affamé. Cemorceau de viande venait à point. Il se leva et jeta un regard circulaire au reste de sa tribu. Il retâta pour la énième fois son épée qui pendait à son flanc. C´a y est, il était enfin un guerrier. Il avait pris ses fonctions aujourd´hui même.
Cet événement est très important pour la tribu: Il se compose d´une cérémonie ou l´on remet son épée au nouveau soldat puis, dans la nuit, un festin. Celui d´Arrias touchait à sa fin. La plupart des invités étaient partis maintenant, regagnant leurs caravanes.
Une fois son repas terminé, Arrias partit saluer le chef de la tribu, Daragan.
Il commenca à le chercher, quand il entendit sa voix derrière lui:
-Arrias!
-Je vous cherchais chef.
Arrias le regardât: c´était un homme âgé, mais toujours robuste et en bonne santé. Comme la plupart des membres de sa tribu, il avait les cheveux longs, tombant sur les épaules. Il inspirait un grand respect. Arrias s´inclinat devant lui.
-Alors tu as passer une bonne journée?
-Oui, mais j´ais toujours l´appréhension de mon premier combat.
-Ne t´inquiète pas pour ça, depuis que le Roi Elessar règne de nouveau sur la Gondor, les routes de la Terre du Milieux sont sures maintenant.
-Oui vous avez certainement raison.
-Allez Arrias, nous sommes les derniers debouts, allons nous coucher.
-Bonsoir Sire Daragan.
Arrias, avant d’aller se coucher, partit faire un tour sous la nuit. Il repensa a son chef. Il l’enviat, carc’était la seule personne a pouvoir porter deux épée. Une était la sienne comme celle d’Arrias, et l’autre était celle de la tribu, transmise de génération en génération. On raconte quelle a appartenu a un grand seigneur numénoréen. Il parait que la plupart des membres de la tribu sont de sang numénoréen. Arrias voulut bien le croire, il ne savait pas qui était ses ancètres. Sa tribu parcourt le monde en suivant les conflits et les trêves, les guerres et les paix.
Arrias s’aperçut qu’il venait de pénétrer dans une forêt. Il s’apprêtât a faire demi-tour quand il vit une ombre se déplacer entre deux arbres.
-Qui est la ?
Pas de réponse. Arrias rentrât vers le campement tout en se demandant ce qu’il avait bien pu voir. Perdut dans ses pensées, il s’aperçut qu’il avait rejoint son campement. Il rentra dans sa caravane et vit que ses parents dormaient. Après avoir ranger ses affaires et poser son épée à coté de lui, il s’endormit.
Il fut réveillé au milieu de la nuit son père qui était paniqué :
-Nous sommes attaqués !
-Quoi ?
-Des Orcs ! Prend ton épée et sors.
-Mais…
-Dépêche toi !
N’ayant d’autres choix, Arrias empoigna son épée et sortit de sa caravane. Il eu a peine le temps de voir le combat qui se déroulat sous ses yeux qu’il fût assommé par un orc.
Arrias se réveilla d’un coup par a cause d’un cri. Tout lui revint en mémoire : l’attaque, les orcs. Il leva la tête et vit Daragan en proie avec un orc. C’était le seul membre de sa tribu encore debout. Voyant son chef en grande difficulté, il fonça sur l’orc. Il ne réfléchit même pas et empala l’orc dans le dos. Il regardât Daragan qui gisait sur le sol. Malgré l’intervention d’Arrias, il n’eut pu éviter l’attaque de l’orc dont l’épée était enfoncée dans son torse. Arrias fît un mouvement pour l’enlevée, mais Daragan l’arrêtât :
-Non laisse tomber, tu ne peu plus rien faire.
-Mais sire !
-Ecoutes plutôt ce que j’ais à te dire : il faut que tu te rendes a Fondcombe. Le seigneur Elladan m’as convoqué dans une missive que j’ai reçu il y a de celât un mois.
C’est urgent. Tiens prend la lettre, elle te permettra de rentrer dans Fondcombe.
Arrias prît la lettre : -Merci
Arrias s’éloigna lentement.
-Attends, je dois te donner autre chose.
-Quoi donc ?
-L’épée de la tribu. Désormais tu est le chef, elle t’appartient
Arrias la prît et ne dit mot. Il avait toujours convoité cet objet, et maintenant qu’il est en sa possession, il ressentît un fardeau qui pesa sur ses épaules.
Les yeux de Daragan se fermaient lentement.
-Adieu Arrias. N’oublie pas la mission que je t’ait confié.
-Non chef, je l’honorerais en votre mémoire.
-Arrias restât à le regarder quelques instants, puis il s’éloignât de ce corps désormais sans vie. Il regardât autour de lui, mais ne vie que des cadavres et des ruines. Les orcs avaient détruit toutes les caravanes. Décidant qu’il n’avait le temps d’enterrer tous les corps, il fit brûler dans un bûcher funéraire les corps de ses parents et celui de Daragan. Et la, devant ce bûcher, il fit le serment de venger ces crimes, même si dû y laisser sa vie.
Puis il fit le tour des caravanes détruites. Il troua des vivres pour une semaine. Heureusement en prenant par le sud, Fondcombe n’est qu’a cinq jours de marche.
Après avoir fait son paquetage, il prît la route. Mais il n’alla pas loin. Un hennissement familier qui provenait d’un fourré l’arrêtât. Il pénétrât dans le fourré et la, il fut empli de joie.
Il s’était trompé depuis le début. Il n’était pas le seul survivant, Pandora, une jument avait dût fuir le combat. Arrias se souvint qu’elle n’était jamais attelée, car personne ne pouvait la dresser. C’était une Méara, provenant du Rohan. Eomer l’a donnée à la tribu quand celle-ci l’aida à gagner une bataille.
Arrias essayât de monter dessus, et a sa grande surprise, elle n’opposa aucune résistance.
« Tant mieux « se dit Arrias, « comme ça j’attendrait Fondcombe plus rapidement »
Et, au galop, il se mit en route. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il laissa derrière lui son ancienne vie, et sans le savoir, il venait de partir pour la plus grande aventure de sa vie et de la Terre du Milieu.
-Fin du premier chapitre-