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Création du monde : hypothèse (article)

s-c-a-r-a
s-c-a-r-a
Niveau 7
20 octobre 2004 à 12:41:49

Bon, bon... j´avais écris cet article il y´a grosso-modo un an et j´en étais arrivé à me convaincre que j´avais découvert le secret de la création du monde :content:

Merci de me donner votre avis, principalement si vous remarquez des problèmes de logique dans le raisonnement ( c´est plus philosophique que scientifique donc accessible à tous)

Lors de certaines nuits orageuses, de celles qui vous bercent avec leurs grondements tranquilles, lointains, il m’arrive parfois de bondir de mon sommeil, assiégé par des questions dévastatrices du genre : Mais qu’est ce que je fous là ? Qui suis-je ? Que vais-je devenir une fois mort ? Suis-je bien vivant ? Suis-je moi ? Questions à priori banales mais qui, une fois reposées et mûrement réfléchies, paralysent d’effroi. Et c’est franchement le moins qu’on puisse dire.

Ce court article se propose de répondre de manière originale à toutes ces questions. Il s’agit d’une mise par écrit ( d’une photographie ? ) de toutes les idées ( les trains ? ) qui me sont passées par la tête ( sont arrivés en gare ? ) ces derniers mois, et qui, c’est très étrange, semblent former un système relativement cohérent. Une précision cependant : tout ceci, j’insiste, n’est basée sur aucunes considérations scientifiques, que ces dernières soient existantes ou hypothétiques, il s’agit simplement d’un délire ayant germé de ma plus simple imagination. Cette remarque établie, plongeons directement dans le vif du sujet, dans l’océan inconnu ! Puisque toute théorie sur l’origine des choses, aussi bien scientifique que religieuse, ne semble pouvoir s’extraire de cette chaîne linéaire et infinie qui veut qu’un événement présent soit, d’une part, toujours unique, et d’autre part toujours issu d’un passé et subordonné à un futur, pourrions-nous considérer l’humanité comme simple produit d’un va-et-vient éternel, c´est-à-dire plus clairement, comme apte à l’autosuffisance ? Plus exactement, serait-il strictement nécessaire qu’elle ait un début ( qui lui soit « ext-antérieur ») et une fin ? Ce début et cette fin ne pourraient-ils pas se confondre, se comprimés en un seul point qui transcenderait notre vision classique du temps ? Et s’il ne fallait pas nécessairement chercher dans le passé pour expliquer un phénomène censé lui aussi provenir du passé ? Et si dieu, loin d’exister ou de ne pas exister, n’existait pas encore ? Et si l’univers n’avait pas encore été crée ?

s-c-a-r-a
s-c-a-r-a
Niveau 7
20 octobre 2004 à 12:44:58

L’homme, c´est-à-dire le stade actuel de la vie, a toujours eu pour ambition première de durer. C’est sa raison d’être : Présent pour continuer à être présent. Tout en lui le pousse à survivre, à lutter contre la mort, celle-ci pouvant être apparentée à une sorte de torrent infernal emportant tout sur son passage, et prioritairement les plus faibles. Les exemples de cette volonté de pérennité, de trace durable, sont multiples : l’écriture, la peinture, la photographie, le cinéma, etc. Pourtant, dans cet instinct de survivre et de faire survivre les choses, subsiste un paradoxe pour le moins angoissant : De la même façon qu’il refuse la mort, l’homme refuse la vie éternelle. C’est-à-dire qu’il tend vers elle ( pour se convaincre, il suffit de regarder l’avancée des progrès médicaux en matière de préservation du corps) mais avec la certitude heureuse ( et la sécurité) de ne jamais l’atteindre. Cette remarque, pleine d’équivoque, pose tout un tas de questions métaphysiques: Le fait de se révolter contre notre finitude n’est-il pas absurde ? N’en serait-il pas exactement de même si nous étions immortels ? N’est-il pas dans la nature humaine de se plaindre de tout et son contraire ? L’homme sait-il seulement ce qu’il veut et ce qui est bon pour lui ? A priori, ce « complexe vital » peut sembler insoluble mais il n’en est rien. Pourquoi ? Car il est tout à fait possible de vivre pour l’éternité sans pour autant avoir conscience de cet abysse temporel qui nous effraie tant. D’ailleurs, c’est ce que nous faisons depuis toujours, ou depuis tout le temps devrais-je dire. Nous recommençons en permanence ce que nous avons déjà accompli des dizaines, des centaines, peut-être des milliards de fois. Comment ? Grâce à l’oubli, qui est précisément la clef de tout : A chaque coup de minuit, c’est-à-dire à chaque « spleen », nous oublions le tour d’horloge précédent…

Expliquons et extrapolons ce phénomène à l’univers tout entier : La vie ; c´est-à-dire, faute de terme plus adéquat, le tout ; la vie à la fin de son évolution, devra forcément trouver une solution à son complexe originel, celui-ci étant, je le rappelle : « Je ne puis continuer à être, mais je ne puis disparaître pour autant » Heureusement pour elle, la solution lui viendra tout naturellement à l’esprit ( si j’ose m’exprimer ainsi) comme issue d’un autre temps : Elle devra s’oublier, se tromper consciemment, afin de pouvoir se recommencer ailleurs, dans un nouvel espace-temps, dans une nouvelle mémoire environnementale. Nous touchons ici le point essentiel, l’objectif primaire du tout existant : l’éternel mouvement de va-et-vient entre deux pôles illusoires ces derniers se « permettant » mutuellement. Il s’agit pour la vie de générer un nouvel espace-temps antérieur, une nouvelle dimension qui est, par la force des choses, sa fille, mais qui n’est autre, en réalité, que sa mère et donc, en définitive, qu’elle-même. Autrement dit, elle doit accoucher de son origine…

A première vue, cela peut paraître absurde. Et ça l’est ! De façon rationnelle, comment un univers pourrait-il créer son créateur, ce dernier, de part son statut, devant nécessairement lui préexister… Quiconque a une vision linéaire du temps ne peux accepter cette hypothèse, et c’est bien logique. Il est parfaitement inconcevable pour un monde de générer quoi que ce soit si lui-même n’a pas encore été généré. On est d’accord. Par contre, cette conception devient possible et même nécessaire pour celui qui a une vision « Huitéïque » des choses ( dessinez donc un chiffre huit sur le coin d’une feuille et vous obtiendrez un schéma condensé de l’origine de la vie). Essayez donc de faire abstraction de votre savoir et de vos acquis et considérez ceci : L’unique solution pour la vie d’être immortelle sans le savoir est, comme je l’ai déjà dit, de s’oublier à chaque fin de parcours afin de se donner la possibilité de se recréer ailleurs, sous une « version » antérieure ( cela est très important comme nous allons le voir). Concrètement, il lui faudra donc créer un nouvel espace-temps dans le passé et qui avait, a, aura pour tâche de faire naître celui-là même dont il est issu. Pour le dire autrement, il s’agira de créer une sorte d’antécédent à posteriori en y inscrivant le paramètre suivant : « Puisque je t’ai crée, c’est à ton tour de me créer, et tu le feras quoi qu’il advienne car sinon tu n’existerai pas ». On a donc bien affaire à une sorte de pacte entre la vie et la vie, mais chacune appartenant à deux dimensions différentes, cette situation d’inaccessibilité leur permettant de s’entretenir mutuellement dans l’illusion d’une continuité naturelle. Au risque de me répéter : deux dimensions strictement inaccessibles l’une à l’autre se suivent invariablement comme le jour et la nuit. La première, dès qu’elle est arrivée au bout de son évolution, crée une dimension antérieure, la deuxième dimension, celle-ci ayant pour mission impérieuse de créer sa mère ( ou sa fille, c’est selon) c´est-à-dire la première dimension.

L’essence de l’univers est donc, on l’a compris, de se justifier lui-même, de créer sa condition de possibilité, de remonter jusqu’à sa propre source. C’est un univers en perpétuel gestation de lui-même. C’est un univers en puissance, en attente. C’est un univers qui s’est volontairement perdu de vue et qui suit ses propres ses traces. C’est un univers qui existe, s’imagine puis, se crée. Il le fait inconsciemment et pourtant, c’est bien lui qui s’est donné cette tâche ! Heureusement, à chaque fois, il oublie volontairement ce trucage… Ainsi, et c’est le plus terrible, nous respectons le mouvement de création mutuel avec l’autre dimension, sans nous douter une seule seconde, car nous oublions, que ce mouvement durera à jamais. Imaginez-vous flotter à l’intérieur d’une bulle transparente dans l’espace infini, conscient du temps qui passe et qui ne s’arrêtera jamais : c’est cela que nous ressentirions tous si nous étions incapables d’oublier. Par chance, nous le pouvons, mieux, nous sommes incapables du contraire. Maintenant, si je vous disais qu’il était possible et même nécessaire d’avoir cette capacité, mais durant une fraction de seconde seulement, d’appréhender l’éternité ? Car il existe bel et bien un moment ou la vie aura ce flash effroyable : celui d’être seule face au néant absolu, à sa propre infinité. Cet instant éphémère mais d’une puissance, merci, mortelle survient à chaque fois que la vie s’oublie pour se recréer ailleurs. Chaque fois que nous créons notre origine, nous avons la certitude d’avoir déjà accompli cet acte des milliards de fois ! Mais que voyons-nous ? Nous-mêmes entre deux miroirs, nous-mêmes entrain d’accomplir pour la énième fois en même temps cet acte d’oubli et de justification. Pire : nous revoyons toutes les fois ou nous avons revu toutes les fois ou nous avons revu toutes les fois, etc. Une sorte d’impression de déjà-vu décuplé, une impression tragique de toujours-vu. Un méta-souvenir, un souvenir vide. Une mise en abyme de mises en abymes. Le chaos. Heureusement, cet instant de clairvoyance apocalyptique ne dure, comme je l’ai dit, qu’une fraction de seconde car ensuite la deuxième dimension est crée, et nous sommes déjà mort, du moins on fait comme si…

Effectivement, nous mourons… Au moment de vérité, la dimension créatrice s’autodétruit. Il ne faut pas voir ici une facilité qui viserait à harmoniser cette « théorie » mais bien une nécessite logique. Pourquoi ? Car pour se donner la possibilité de naître à la prochaine génération, le monde premier est bien obligé de disparaître. Mais il s’agit d’un acte plein d’espoir car en agissant de la sorte, il laisse le néant nécessaire à sa future naissance. Et puis d’ailleurs, que lui reste-il d’autre à faire, sinon mourir, une fois que tout a été fait ? Il faut bien se rappeler qu’à cet instant, nous nous situons très exactement au dernier pallier de l’évolution, celui de l’ennui suprême, du spleen, celui ou tout a été découvert, expérimenté, épuisé, bref celui du complexe vital. la vie n’est alors que remémoration : tout ce qu’on voit, on l’a déjà vu, tout ce qu’entend, on l’a déjà entendu, et tout ce qu’on pense, on l’a déjà pensé. La diversité n’existe plus, la découverte n’existe plus. Le présent n’existe plus. Le présent est passé. Le passé est présent. On n’agit plus, on se souvient. La seule solution est l’oubli, et dans ce cas-ci, ce dernier passe nécessairement par la destruction.

En acceptant cette hypothèse « Huitéïque » il convient également d’admettre la vérité suivante : la vie, par cet ingénieux tour de passe-passe que je viens de décrire, est à l’origine d’elle-même ! En clair, cela signifie que la nature, les animaux, les plantes, tout a été imaginé et créé par ce que nous, les humains, deviendrons à la toute fin de l’évolution. Actuellement, nous pouvons donc voir ce que nous avons déjà crée et que nous créerons bien plus tard. Inutile de lire dans le temps, l’espace suffit ! Ce que nous appelons « futur » se mélange en permanence avec « passé » et nous, les humains, en avons quelques preuves :

- Les impressions de déjà-vu : Sortes de failles entre deux générations d’espace-temps, ils s’expliquent par le fait que la vie est ontologiquement répétitive. Reste à découvrir le pourquoi de ces phénomènes, et à cela, je ne puis apporter de réponses.
- Dieu : Voila un phénomène tout à fait intéressant. Dieu est la preuve même que tout découle d’une construction « Huitéïque » et non linéaire. Dieu est une sorte d’intuition généralisée sur ce que nous deviendrons et que nous avons déjà été ! En générant notre point de sauvegarde antérieur, notre dimension miroir, nous devenons, peut-être sans le savoir, ce à quoi avons toujours cru, c´est-à-dire des créateurs, des êtres divins ! Toute croyance est donc fondée puisqu’elle renvoit à quelque chose qui a existé et qui existera. On peut donc dire que les humains sont des dieux en puissances, une infime partie d’eux étant à l’origine du tout cosmique.
- L’espace : Celui-ci, on s’en doutait, suit exactement les mêmes lois que le temps ! En effet, contrairement à ce que nous croyons, il n’est pas infini, ou plutôt si, il l’est, mais nous pouvons l’explorer dans son intégralité. Pourquoi ? Car ses limites renvoient à ses autres limites. Tout se passe comme si l’espace était une sorte de boucle, de sphère réfléchissante de l’intérieur, et dans laquelle un individu voulant sortir d’un coté, se retrouverait du coté opposé. Quoi que fasse ce dernier, il repasserait donc inexorablement par les mêmes endroits ! Il s’écarterait autant qu’il se rapprocherait de son hypothétique point de départ ( il est impossible de représenter notre espace de façon schématique, puisqu’il s’agit d’un volume en trois dimensions dont les limites renvoient aux limites opposés)

On le voit, c’est exactement le même phénomène qui se produit dans le temps, l’évolution, l’espace ; le passé et le futur, la vie et la mort, le début et la fin. Tous ces couples se compriment, se confondent, fusionnent pour ne former au bout du compte qu’une seule instance transcendante

s-c-a-r-a
s-c-a-r-a
Niveau 7
20 octobre 2004 à 12:46:38

à partir de là, je partais dans d´autres directions et ct moins interessant... donc voila !

Zlink
Zlink
Niveau 9
20 octobre 2004 à 14:38:52

ben j´ai tout lu mais bon je sais pas quoi dire si ce n´est que j´ai du mal a comprendre ton histoire de se creer soi-meme en anticipant et de creer celui qui a son tour vas nous creer .
faut bien qu´au départ quelque chose soit creée a partir du néant pour se creer soi-meme il faut déja commencer par exister .

En fait je crois que j´ai du mal a comprendre tout court :)

Dis moi si je me trompe et que j´ai rien compris pk c´est tres possible .

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