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Nouvelle : Les croqueurs.

ENRAGE
ENRAGE
Niveau 10
01 septembre 2004 à 22:13:05

Je me lance dans une énième nouvelle et je compte sur vos critiques positives et négatives !
Merci de ne pas poursuivre ma nouvelle : je compte rester le seul auteur de cette dernière ! !!

Je posterai les parties au fur et à mesure.

Epilogue : Dans la brûme.

Comme tous les jours, je me rendais à mon travail prêt à supporter des clients à la fois exigents et incapables, le genre de personnes souvent insatisfaites qui croient tout mieux savoir que les autres.
L´autoradio de la Toyota Avensis diffusait une musique rock des années 90 qui n´était autre que le fameux " Call me" de Blondie.
Un crachin gluant collait à mon pare-brise en cette maussade matinée d´octobre et la montre digitale du tableau de bord affichait un lugubre 7h10 dans un habitacle fort peu coloré.
La nationale était bordée d´arbres et peu fréquentée à ce moment de la journée.
Mes phares perçaient la crasse de ce début d´automne et la vitesse de quatre-vingt kilomètres à l´heure était de rigueur.
Blondie s´était tût laissant la place à un vieux morceau de Ace of Base tandis que je distinguais, inquiêt, un véhicule dans le fossé à environ cent mètres de là.
Je ralentit alors et enclenchit mes feux de détresse et juste après ma troisième pour me rendre compte de quoi il s´agissait.
Une Clio était dans le fossé, sur le flanc et en équilibre instable.
Je me garais une dizaine de mètres avant le véhicule, attendis une dizaine de secondes pour scruter les allentours, les guêt-à-pents étant monnaie courante pour piéger d´honnêtes automobilistes.
Personne dans les fourrés, pas la moindre âme qui vive à portée de vision ; je coupais le contact.
L´air était humide et le crachin toujours présent m´invita à mettre en place le capuchon de ma veste.
Le sol spongieux s´applatissait sous mes pas et aucun véhicule ne semblait en approche, de même qu´aucun dangereux voyou ne bondit pour m´asommer et me voler ma voiture.
Je contournais alors avec mille précautions la petite voiture dont le pare-brise était fendu laissant apparaitre un intérieur vide.
Je fus donc soulagé de ne pas trouver un ou plusieurs corps désarticulés dans l´habitacle.
Ne voyant personne à l´horizon, soit à environ trois cent mètres à la ronde, je me dit alors que le malheureux ( ou la malheureuse) avait du avertir un dépanneur ou devait au moins être en chemin.
Seule une épaisse forêt bouchait près du tiers de mon champs de vision et je m´interrogeait alors sur la possibilité que la personne, peut-être blessée, ait rampé dans le sous-bois afin de se mettre à l´abris des intempéries.
Peut-être s´agissait d´une personne dangereuse.
A cette idée, je me traitais intérieurement d´idiot et je souries.
Je me rendit donc en direction de ma voiture lorsque l´idée saugrenue d´examiner l´intérieure de la petite Renault me titilla.
D´abord réticent et m´imaginant aussi pathétique qu´un voyeur, j´hésitais toujours sous ce maudis crachin puis je me dis qu´un coup d´oeil ne ferait pas de moi un curieux des plus exécrable.

Je saisis alors la poignée m´attendant à trouver le véhicule verrouillé.
Je manoeuvre cette dernière et la portière s´ouvre doucement.
Une forme sombre sur le siège arrière.
Ca bouge.
Ca s´active.
Ca sent ma présence.
Ca se retourne.
Des yeux blancs et un visage terreux me fixent sans me voir.
Je claque la portière.
La chose s´active dans le petit espace clos et tappe contre la vitre arrière heureusement solide.
Mon dieu...qu´est-ce que...
C´est humain mais...déterioré...pourri !
Des vêtements en haillon et cette traînée noirâtre sur la vitre arrière : du sang séché.
La chose qui va changer ma vie gesticule maladroitement.
Je recule et heurte une autre forme.
Un homme...en costume...
" Monsieur ? !" lance alors ma voix qui me semble inconnue.
L´homme qui git au sol, ou du moins ce qu´il en reste tente de saisir ma cheville.
Je vois l´intérieur de son crâne.
Je recule encore en titubant dans cet étouffant crachin.
Je heurte quelque chose et me retourne pour voir...ma voiture ! !!
Je cherche nerveusement les clés tandis que la porte de la citadine s´ouvre à dix mètres de là laissant s´échapper le résidus de femme.
Elle s´affale dans la boue et je vois alors les os de sa cage thoracique à nue tandis que le crâne creux se relève pitoyablement en poussant un hullulement des plus sinistres.
Je me jette dans ma voiture et met la sécurité.
Ma main tremblante cherche le nayman et met le contact.
De la buée s´est formée et ma visibilité et mauvaise !
Je ne vois presque plus rien.
J´allume le chauffage à fond.
Mon coeur résonne dans ma tête et j´ai froid.
J´espère que je ne me suis pas pissé dessus !
Ca y´est, j´y vois un peu mieux !
Où sont passé les deux affreux jojos ? !
J´enclenche la première lorsqu´un bruit sourd me fait tourner la tête : la femme au gencives pourries vient de coller son visage contre la fenêtre heureusement fermée, à trente centimètres de moi tandis que l´autre gentleman tembourine avec une force surprenante sur mon capot.
Je démarre dans une grande gerbe de boue et les deux épouventails s´affalent.
Cinquante mètres plus loin, un coup d´oeil dans mon rétroviseurs et je vois les deux formes tenter de se redresser.

J´arrivais alors dans un village environ trois kilomètres plus loin et ralentissait car j´avais parcourus cette distance pied au plancher.
Une vieille femme déambulait dans la rue, en chemise de nuit, sous la pluie.
Merde, encore une tarée me dis-je.
Un chien jappait à ses côtés.
Je me voyait mal demander de l´aide à cette pauvre hère !
Elle s´abaissa et je m´attendis à la voir caresser le chien lorsqu´elle lui arracha une patte.
J´étais effaré.

Elle se retourne alors vers moi, l´écûme aux lèvres tandis que le chien agonise en balançant des jets de sang tandis que son coeur s´accélère avant de s´éteindre.
Elle n´est pas aussi défigurée que les deux autres mais elle n´a pas l´air très fraîche avec les coutures d´une récente autopsie sur sa poitrine et un bras décrivant un angle impossible.
Tandis qu´elle se traîne vers la voiture en perdant une pantoufle j´apperçois alors plusieurs silhouette fort peu amicale se glisser vers moi et je décide alors de démarrer sur les chapeaux de roues.
Qu´est-ce que c´est que ce merdier ; on croirait un film de Roméro !

La radio crachotait et je tombais alors sur France Info.
" Ici le général Dulieu du Ministère de la Défense. Nous décrétons la France victime d´une épidémie foudroyante encore indéterminée. Les personnes concernées perdent la raison et attaquent leurs semblables " sains". Ces derniers alors contagieux sont eux-même dangereux. Restez chez vous et n´ouvrez sous aucun prétexte. Attendez les patrouilles de l´armée. La situation sera sous-controle d´ici quelques heures..."
Des coups de feu.
Des armes automatiques.
Des cris.
" Nous interrompons nos programmes..."
Plus que des grésillements.

Des personnes fuyaient, poursuivies par des hordes de gens défigurés.
Je me frayais un chemin et décidais alors d´aller chez moi par un itinéraire détourné tout en supportant les bruits mâtes des chairs et des os broyés par ma voiture.

FIN DE L´EPILOGUE.

NB : les changements de temps sont volontaires et marquent les changements de vitesse par rapport aux scènes d´action.

ENRAGE
ENRAGE
Niveau 10
01 septembre 2004 à 22:14:08

NB : fin du PROLOGUE et non de l´EPILOGUE ! !!

:dehors:

neolo
neolo
Niveau 10
03 septembre 2004 à 14:38:31

Décidement, tous à vraiment changé ici...
Avant tu aurais eu plus d´une réponse au Superbe Prologue que tu nous a poudu, et aujourd´hui...plus rien, pas aucune réponse :(

Je me suis décidé de lire ton début de nouvelle comme tu l´avais fait pour moi il y a quelques mois :-)

J´ai pas trop l´habitude de faire des commentaires sur les textes, tu m´excuseras donc si ce que je dis n´est pas forcement très pertinent.

Ton prologue, comme je l´ai dis plus haut est vraiment bien écrit. Tu tiens le lecteur en haleine et dès les premières secondes, on ne s´emmerde aucunement.

Tes descriptions sont excellentes et ça fait plaisir de voir certains groupes que je connais passer sur la radio que tu décris dans ton texte.

Bref, c´est vraiment bien, en tous point ^^

Parmis les choses que je pourrais repprocher et qui m´ont fait tilté pendant la lecture, il y a ceçi :

    • *******

" Je ralentit alors et enclenchit mes feux de détresse et juste après ma troisième pour me rendre compte de quoi il s´agissait"

Je ne comprend pas cette partie : Et enclenchit mes feux de detresses et juste après ma toisième :question:

Tu pourrais formuler la phrase de cette façon là ( c´est juste une suggestion ) :

Je ralentis, et tout en enclenchant mes feux de détresse, je rétrogradais ( je suis pas sûr du temps à utiliser ) pour mieux me rendre compte de quoi il sagissait...

    • *******

Deuxièmement, il y aurais cette petite répétition : Je me garais une dizaine de mètres avant le véhicule, attendis une dizaine de secondes pour scruter les allentours.

Dizaines, Dizaines...ça choque un peu lors de la lecture.

Tu pourrais mettre ( c´est encore juste une suggestion ) : Je me garais une dizaine de mètres avant le véhicule, attendis quelques courtes secondes pour scruter les alentours,

    • *******

Et dernierement, je sais pas si le temps est bien employé ici :

J´arrivais alors dans un village environ trois kilomètres plus loin et ralentissait car j´avais parcourus cette distance pied au plancher.

Tu avais pourtant prévenu pour les changements de temps, mais je trouve que ça fait un peu bizzare...

Voila voila, sinon je trouve ça vraiment excellent, et j´attends la suite de pied ferme :-)

Prout25
Prout25
Niveau 10
03 septembre 2004 à 14:45:36

c´est bien sauf que on dirait le Fléau de Stephen King

ENRAGE
ENRAGE
Niveau 10
04 septembre 2004 à 07:38:11

C´est sympa, je posterai la suite dimanche ( beaucoup de travail ! ).

eaglestorm
eaglestorm
Niveau 10
04 septembre 2004 à 10:04:20

" on croirait un film de Romero!"

Mais oui, j´ai vraiment retrouvé l´atmosphère du début du premier film!

Bourzibazac
Bourzibazac
Niveau 6
04 septembre 2004 à 13:13:36

Ahaha ! !! :rire: Mort de rire ! :rire: Ah c´est rigolo ! :rire: Puis la dame qui enlève la ptte de son chien ! Hilarant ! :rire2:

Nan, sérieux, j´ai pas aimé du tout, ça faisait TROP.

ENRAGE
ENRAGE
Niveau 10
04 septembre 2004 à 22:54:41

PARTIE 1 : le parcours du combattant.

Des gens couraient comme des dératés au milieu de cette petite ville de 5000 habitants tandis que des êtres bâveux et malpropres se ruaient à leur suite.
Plus d´une fois, l´une de ces choses tenta de charger mon véhicule mais l´acier se fit systématiquement vainqueur de la chair pourrie.
Des personnes sortaient sur le pas de leur porte munies d´armes de fortune telles que des hâches, manche à balai ou poêle à frire mais les revenants étaient sans pitié et happaient toute forme de vie en leur sein.
Certains d´entre eux tembourrinaient aux portes tandis que d´autres parvenaient par groupes de trois ou quatre à briser des fenêtres et à se frayer un passage au milieu de cris humains insoutenables.
Une fourgonnette de la gendarmerie étaient entourée d´une douzaine de ceux qui furent les nôtres et les cinq militaires présents tentaient de repousser l´ennemi à coup de fusil à pompe et de pistolet.
L´un d´eux eut la mauvaise idée d´ouvrir la porte arrière pour trouver un angle de tir et une demi douzaine de ces choses se précipitèrent sans ménagement dans le véhicule dont le bleu foncé vira rapidement à l´écarlate au milieu de la panique.

L´autoroute, il faut que je gagne l´autoroute.
Voila la seule chose à laquelle je pense !
Beaucoup de personnes dans des véhicules lancés à toute vitesse sur un large axe de communication réduiraient ces choses en état de steak tartare.
L´autoroute A31 est encore à cinq kilomètres de ma position et je m´apperçois que la sortie de la ville qui donne sur une nationale bordée de champs semble être libre de tout sac à viande putride affâmé.
Je me permet donc de prendre de la vitesse.
Certaines de ces saletés courent derrière les vaches dans les champs dans l´espoir de grignoter la cervelle des bovidés ce qui serait certes moins goûteux que celle des homologues humains mais préférable à une lente agonie de chairs putréfiées.
Plus que trois kilomètres et la voie toujours libre...

Je m´autorisais donc à ralentir et m´intéressais alors à ma jauge de carburant. Remplie aux trois quarts, cette dernière me permettrait de parcourir plus de six cent kilomètres donc je me sentis rassuré.
Je m´appercevais d´un panneau indicateur relatif à l´entrée de l´autoroute et me décidais réellement à emprunter cette dernière.

Plus que cinq cent mètres.
Je vois désormais la voie d´accélération se profiler.
Longue et sèche, la pluie s´étant arrêtée depuis plusieurs minutes mais pleine de véhicules à l´arrêt.
Même scène, même panique : des humais poursuivis par des zombis.
Certains véhicules circulent cependant à un bon quatre-vingt dix, slalomant entre les formes mouvantes et les amas de tôle à l´arrêt.
Je décide alors de m´engager et de doubler les véhicules par la droite à une allure de quarante kilomètres à l´heure afin de ne pas accrocher un véhicule branlant car occupé par un conducteur paniqué ou aggressé voir zombifié.
Je peux enfin m´intercaler sur la voie d´arrêt d´urgence à droite et accélérer jusqu´à atteindre un prudent soixante-dix.
Une forme s´abbat sur mon capot et je lui passe dessus, indifférent à ses gémissements.
Néanmoins, d´après les hurlements articulés qui suivent, je me résouds à admettre que la forme que j´ai heurté n´ai pas un non-vivant...

Huit kilomètres après, avec des bruits chintineux et craquants comme des branches mortes pleins la tête, je sortais de ce charivaris de sons vomitifs et irréels.
Je parcourais les onze kilomètres restants dans un état second sans m´appercevoir de la faible proportion de vivants qui hantait mon champs de vision.
Les zombis étaient-ils venus à bout de toute créature vivante ? !

J´arrive devant ma résidence.
Un complèxe de dix-huit appartements de standing dont je suis le propriétaire d´un deux pièces de cinquante mètres carrés au second étage.
La grande grille est fermée et à ma vue, le concierge et un résident ouvrent précautionneusement cette dernière avant de la plaquer à ras de mon pare-chocs.
Quelques hères se cognent violemment aux deux mètres cinquante d´acier forgé avant de secouer nonchalament ma barricade.

Le parking arrière était occupé par monsieur Baltinger qui semblait pitoyable avec sa batte de baseball et son mètre soixante-cinq ainsi que madame Lingier, cinquantenaire de plus de cent kilos qui arborait fièrement un sabre napoléonien de collection contre sa gaine.
Parmi les quarante et un résidents, seul dix-sept étaient dans l´enceinte privé tandis que les autres m´avaient immité le matin pour vaquer à leurs obligations et autres occupations.
Je me garais dans mon garage, ce dernier étant situé dans un souterrain et attendit avant de tapper un sprint vers l´escalier qui me menait bientôt à mon appartement

J´entre dans mon deux pièces en scrutant nerveusement le couloir menant à l´escalier d´accès du troisième étage.
Je verrouille ma porte et déplace la statue en marbre de soixante-dix kilos de l´entrée avant de la placer devant, juste au cas où...
Un rapide tour dans les quelques mètres carrés qui composent ma vie : rien, personne.
Je me décide alors à m´installer devant mon téléviseur pour scruter les nouvelles...

FIN 1ère Partie.

Black_Bear
Black_Bear
Niveau 7
04 septembre 2004 à 23:38:22

Ca fait bcp Resident Evil, mais j´aime bien, quoiqu´un recit au présent fasse bizarre, je pense que l´imparfait et passé simple auraient été plus appropriés.
Mais un RE en france, pas mal pas mal.

Vivement la suite :)

Mithrandjir
Mithrandjir
Niveau 10
05 septembre 2004 à 11:13:24

moi j´aime bien c´est un peu delirant mais juste ce qu´il faut! la suite on veut la suite!

monsieur Baltinger qui semblait pitoyable avec sa batte de baseball et son mètre soixante-cinq ainsi que madame Lingier, cinquantenaire de plus de cent kilos qui arborait fièrement un sabre napoléonien de collection contre sa gaine.

:lol:

ENRAGE
ENRAGE
Niveau 10
05 septembre 2004 à 14:39:07

2è partie : propagation et solitude.

Le même bulletin d´alerte sur les chaînes principales.
Un général d´armée entourée de quatre militaires qui tente tant bien que mal de répondre aux questions de journalistes surexcités.

" Une personne à la fois", lance l´officier fort perturbé.
" Vous, Mademoiselle de TF1.
-Général, que se passe t´il au juste ? !
-Et bien...une épidémie de...Rage !
-Depuis quand de telles symptomes sur l´être humain ? Depuis quand la rage occasionne t´elle un comportement cannibal, une régénerescence des cellules mortes ? !
-Mademoiselle...il s´agit d´une variante assez méconnue de nos services de santé...plus volatile...plus agressive...plus..."

" Les morts se lèvent, invincibles carnassiers et vous voulez nous faire croire à la rage ? !"

La caméra zooma alors sur le nouvel arrivant, un homme d´une trentaine d´années assez malingre mais néanmoins fort énergique.

" Qui êtes-vous ? !
-Professeur Venice, Paris XVIè. Responsable adjoint du bureau de recherche en virologie expérimentale.
-L´auteur de la granguignolesque thèse visant à prouver que les cellules mortes peuvent être régénérées par des impulsions électriques précédées d´un contact directe avec une substance...disons...imaginaire.
-Heureux de voir que ma réputation me précède et que mes détracteurs sont toujours au rapport !
La boite de Pandore s´est ouverte, notre existence touche à sa fin..."

Le scientifique était alors monté sur l´estrade devant une foule de journalistes aussi paralysés qu´excités à l´idée de pouvoir décrocher un scoop au milieu de cette ambiance de fin du monde.
Le scientifique parla d´une expérience qui aurait mal tourné.
Une fuite de produits toxiques, rejets d´expériences secrètes, avait contaminé un réseau de distribution d´eau potable d´une bourgade située à quelques kilomètres d´une base souterraine menant les dites expériences.
Les personnes contaminées sans la savoir avait été transportées dans des hopitaux par des proches et les cas de contamination s´étaient alors mutipliés par le biais de morsures ou d´attaques par des groupes d´individus rapidemant contaminés dans les heures qui avaient suivis.
Autre effet secondaire, le virus s´était retrouvé dans l´atmosphère suite à la crémation de milliers de corps contaminés et les pluies diluviennes qui avaient suivies semblait entrainer la régénérescence de corps mort depuis des semaines, des mois voir des années.
Ainsi, depuis quelques heures, des cas de morts rempants et errants dans les cimetierres français avaient été signalé aux autorités compétentes.

Je zappais alors sur une chaîne allemande, puis une chaîne italienne : le constat était alarmant puisque les morts ne tenaient guère rigueur des frontières et forçaient les barrages des Panzer allemands et des Carabinieri italiens.
Ces derniers n´arrivaient pas à repousser les milliers d´assaillants malgré les mortiers, obus et autres mitrailleuses.
L´Europe se gengrainait, c´était un fait.

J´éteins la télévison et me rends sur ma terrasse.
madame Lingier et monsieur Baltinger sont en pleine discussion, accompagnés de la charmante mademoiselle Blauberg, ma voisine de palier de vingt-six ans qui semble pâle comme...un mort !
A cette idée je souries bêtement mais mon sourire devient un véritable rictus lorsque j´apperçois les mains des non-vivants dépasser de la grosse grille en fer forgé.
La Jeep Grand Cherokee de Monsieur Pinsson est en tarvers du parking au niveau de la grille pour nous offrir une protection supplémentaire dans la mesure où la grille risquerait de céder.
Armé d´un pied de biche et de mon courage, je décide alors de sortir de mon appartement et de m´entretenir avec les autres propriétaires.
Dans le couloir toujours personne.
Je me dis alors qu´une entrée secondaire donnant sur la rue, notre bastillon n´est peut-être guère inviolable et je commence à me ruer dans les escaliers puis sur le parking.

" La porte de derrière" hurle-je alors aux trois personnes en garde dans la cour.

Madame Lingier tente alors de mouvoir sa masse dans ma direction en tenant son sabre tâché tel un cure-dents.

" J´vais les bousiller ces ordures ! Ils ont bouffés Nounouche ma petite chatte Angora ! "

Arrivé à la porte de derrière avec cette imposante dame, je constate que le verrou est toujours en place, qu´un cadenas a été rajouté en raison des circonstances et qu´une trainée de chair semble provenir de la porte en question et se poursuivre à l´angle suivant.
Précédé de mon imposant Cerber de fortune, je suis avec précaution cette piste des plus écoeurante.
Elle se termine devant l´entrée principale du couloir donnant accès à deux cinq pièces richement meublés appartenant respectueusement à la famille Blumvogel et aux Pinsson.
Madame Lingier me demande alors de prévenir nos deux voisins encore à l´arrière.
Elle compte m´attendre ici et me promet de ne pas y aller seule.

Je retrouve donc mademoiselle Blauberg et monsieur Baltinger, réjoint entre temps par un couple gay, Kevin et Freddy qui partagent un trois pièces chichement décoré.

Notre petit groupe rejoint donc l´endroit où j´avais laissé madame Lingier quelques minutes plus tôt et je m´étonne à passer mon bras autour de la taille de mademoiselle Blauberg dont la blancheur se teinte subitement de rose au niveau des paumettes.

La grosse dame n´est plus là et son sabre ensanglanté est sur le sol.
Des organes déchiquetés jonchent le sol et la trainée menant à l´appartement Blumvogel s´est épaissie.
Ma jeune voisine me tend alors une besace m´expliquant qu´elle a ramassé le contenu sur le corps d´un policier, le matin même.
Je trouve donc un pistolet de type Glock 17 ainsi que 3 chargeurs pleins.
J´avance donc en tête du petit groupe en direction de la porte entre ouverte de l´appartement où mènent les traces de viande.
Mes semelles dérapent et je me rattrape de justesse au mur.
J´entends alors un bruit de pas lourd, mal assuré et irrégulier venir dans notre direction...

Fin de la 2è partie.

Black_Bear
Black_Bear
Niveau 7
05 septembre 2004 à 15:02:18

Mouais...

Je sais pas, j´aime moins, je trouve que tu fais trop " résumé", ça va vite et c´est un peu ennuyeux, quant aux persos, ils sont quand meme bien caricaturaux...

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