Jeanne-claudette-francoise contempla, songeuse, son tricot inachevé. Son mari lui était occupé à retirer ses vielles chaussettes, ah ça oui elles résistaient ces satanées chaussettes que Raymond-bernard lui avait offert avant la guerre. Une putain guerre, pauvre Raymond-bernard OOUUUUUUUUIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN. Et tandis que Jean-claude-francois pleurait à chaude larmes sur ses chaussetes à carreaux Jeanne-claudette-francoise s´approchait dans son dos, elle avait à nouveau le tricot à la main. Elle fit mine de le consoler l´enserrant d´un bras, mais de sa main libre elle empoigna une aiguille et à l´intant où se ressaisissant le vieil homme leva la tête vers elle, son vieux bras corriace de ménagère fusa et transpersa de part en part la gorge flasque qui s´offrait à elle.