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calimerotte
calimerotte
Niveau 1
10 juin 2004 à 17:46:02

Je marchais sur la route : paisible promenade sous le soleil que fournissait ce 15 mai. J’avançais à vive allure. La mèche qui pendait à mon front battait au vent. L’air frais me vivifiait. J’étais comme un papillon à sa naissance, toute gaie d’être sur cette terre. Comme lui, mon cœur planait, volait, s’élançait dans les airs. Aucun soucis ne me perturbait. Comme un être innocent, je me promenais en ce merveilleux après-midi. Les plantes frémissaient au moindre souffle de vent. Les champs, autour de moi, étaient de grandes étendues labourées. Quelques grosses mottes, ayant échappées aux lames, restaient éparses sur cette surface plane aux tons de bruns si différents. Mon regard se perdait à l’horizon. Le bonheur qui ressortait de ce décor m’imprégnait.
Tout à coup, alors que je n’étais que joie, une drôle d’impression me parcourut. On aurait dit comme un coup de vent glacé en plein Sahara. Je vacillais, ma tête tournait, les battements de mon cœur accéléraient indéfiniment. La clarté du jour avait disparu pour laisser place à une obscurité inquiétante. Un froid constant imprégnait l’atmosphère, rien ne bougeait, les feuilles ne provoquaient plus le moindre bruissement, les tiges ne se balançaient plus au rythme du vent, la nature se taisait. Ma mèche, paralysée sur mon front, me donnait l’impression d’un doigt gelé, posé là pour m’apeurer, me frigorifier, me tétaniser. Soudain, un bruit violent et continu, moins fort que celui du tonnerre mais qui tout de même remplissait ce vaste monde dans lequel, apparemment, j’étais seule. Une tache noire s’approchait à une vitesse affolante. Mon cœur battait la chamade. La chose s’approchait, elle me paraissait immense, une couleur rouge brillante où se mouvaient des lignes plus foncées se prolongeait indéfiniment sur la route, continuait dans les champs et se perdait à l’infinie. Son apparence était celle d’un véhicule : quatre roues, dont l’une crevée, une cabine aux vitres peintes en noires rayée de toute part. Il semblerait aussi qu’une fumée noirâtre s’échappait de derrière cet engin infernal qui n’en finissait pas de rouler vers moi. Plus il s’approchait, mieux je distinguais la couronne noire et épaisse qui s’était formée. Il s’arrêta. Marqua un temps qui me parut une éternité. Changea de direction. Poussa un effroyable vrombissement. Redémarra avec encore plus de violence. Je le vis foncer sur un arbre. Malgré la peur qui aurait dû m’empêcher toute réflexion, je m’interrogeais sur la raison pour laquelle il fonçait dessus comme un grizzli enragé.
Que va-t-il lui arriver ? Pourquoi me surprends-je à m’inquiéter pour lui ? Non, je ne m’inquiète pas, je suis seulement perturbée par ce qui est en train de se passer et par la tournure des événements.
Alors que j’étais plongée dans cette méditation, un fracas épouvantable se produit. Je pus constater que l’arbre avait été abattu du premier coup par cette machine ambulante. Et là, la plus abominable chose que je n’ai jamais vu ou pu imaginer se produisit. Le monstre recula, avança, recula à nouveau et enfin, après un bond gigantesque et incroyablement surprenant venant d’un DEGLINGUE, atterrit sur sa victime, restes d’un arbre centenaire si majestueux dans sa grandeur lorsqu’il était encore debout. J’entendis un grand « GLOUP ». Puis, pendant un long moment, rien, plus un bruit. Le moteur infernal s’était arrêté et, je n’entendais plus que mon haletante respiration. Enfin, un bruit mécanique. J’attendais, tétanisée, observant cette scène sans mouvement.
Mais, que se passe-t-il à l’intérieur de ce mangeur d’arbres ? Une atroce pensée me traverse alors l’esprit, et, si je subissais le même sort que ce centenaire à qui la vie a été ôtée si aisément. Non, non. Non ! Ce cri me perce les tympans. C’est impossible, une horreur pareille ne peut m’arriver. C’est impossible, absolument impossible, pas à moi. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais, je suis jeune, j’ai toute la vie devant moi, j’ai encore des aventures incroyables à vivre, de nombreuses choses à découvrir, mon passage ne peut être aussi court sur cette terre, ce serait injuste. Pourquoi moi et pas quelqu’un d’autre ? Non, je ne mourrais pas aujourd’hui.
J’ai peur.
Alors que je tentais de me rassurer en cherchant des raisons pour lesquelles je serais épargnée, un drôle de bruit se fit entendre. De cet engin sortait des nounours. Exactement, de petits nounours, tout roses, avec une petite et délicate fleur, couleur de ciel, posée entre leurs deux oreilles. Leurs pattes frôlaient sensiblement le sol, leurs bras bougeaient d’avant en arrière et leurs têtes tournaient inlassablement de droite à gauche. Ils étaient adorables, de petites peluches animées, merveilleuses et tellement mignonnes. J’étais perdue dans l’admiration de cette merveille quand, un sifflement strident retentit. Les peluches devinrent folles. C’était horrible a voir : une si brusque transformation. Comment se pouvait-il qu’un être si doux devienne soudainement si violent. Leurs têtes commencèrent par pivoter. Elles tournaient à une vitesse vertigineuse, j’en avais le tournis. Puis, en sens inverse des têtes, les corps se mirent à faire de même, les bras ne furent pas épargnés. Leurs pieds se mirent en pointes, et ils s’enfoncèrent dans le sol, en donnant une impression de parfaite délicatesse. Mais, ils disparaissaient dans un bruit infernal et, les trous se rebouchaient d’eux même, ne laissant aucune trace de leur passage, mis à part dans ma mémoire. Mais, à quoi cela servirait-il si je ne peux le raconter ?
Au comble du désespoir, je hurlais un grand NON ! !!!!!! Tout à coup, un soleil ardent m’illumina. Je me trouvais sur le bas coté de la route, recroquevillée sur moi-même, la tête tournée vers le soleil. Je plissais les yeux, les rayons ardents du soleil faisant un trop grand contraste avec le pénombre dans laquelle je me trouvais.
Pourquoi suis-je ici ? Que m’est-il arrivée ? Je me rappelle seulement que c’était sombre. Mais, qu’est ce qui était sombre ? Où étais-je, il n’y a pas si longtemps ? Je ne me souviens de rien.
Dans un effort, je me levais, vacillais. Mes bras cherchaient un appui mais, rien ne permettait de se raccrocher. Ma tête tournait, je ne me sentais pas bien. Une impression bizarre m’envahissait, dans mon corps semblait passer une tornade, mes poumons et mon cœur n’en pouvaient plus de bouger, ma gorge sèche me faisait mal, j’avais la cher de poule, je retombais : simple amas de chair animé de quelques soubresauts. Puis, comme si rien ne s’était passé, je me sentis très bien : ma gorge ne me faisait plus mal, mes organes ne gesticulaient plus. La seule chose qui puisse paraître anormale était la position dans laquelle je me trouvais : mes deux bras étaient placés comme pour protéger ma tête, ils l’entouraient. Je me redressais sur mes bras et vis, au loin, la poussière produite par un tracteur. Une fois rentrée chez moi, je me servais à boire, m’installais sur le canapé et essayais de me rappeler ce qui s’était passé : je me promenais quand tout à coup, je me trouvais dans un lieu sombre, lugubre. Un frisson me parcouru au moment où je pensais à ce «cauchemar». Puis, je me retrouvais allongée dans l’herbe. Alors que je voulais me relever, une force incroyable me rabattit au sol, en produisant un malaise ? Peut être. En tout cas, j’avais du voir quelque chose d’atroce car mes bras entouraient ma tête. Que risquait-elle pour que je souhaite inconsciemment la protéger ? Je ne sais pas mais, ce devait être atroce. Alors que j’en étais là de mes réflexions, j’eus comme des nausées et, en vitesse, allée me passer un coup d’eau sur la figure. Puis, mon malaise se dissipa. Au loin, un bruit de moteur.
Je hurlais : « Que m’arrive t’il ? J’en ai marre ! !! »
Le silence me répondit, pas un murmure, pas le moindre souffle de vent, la moindre petite mouche, pas même le chant d’un oiseau. La nature semblait morte, sans vie. Pourquoi ?

whaouh
whaouh
Niveau 2
10 juin 2004 à 17:49:04

whaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh super ! !!
j´adoooooooooooooooooooooooooooooooooooore
maison reste un peu sur notre " fin"!!! :lol:
qu´en pensent les autres???????

Dynna
Dynna
Niveau 10
10 juin 2004 à 17:54:49

je pense que le recit est au passé mais que parfois il est au present, qu´on ne comprends pas grand chose, que ce n´est pas tres palpitant,que la ponctuation n´est pas bien placée,que j´ai été un peu méchante,et que tu as de l´imagination.

Jonesy
Jonesy
Niveau 10
11 juin 2004 à 21:25:41

C´est un peu embrouillée ton truc, je crois qu´il y a des grumeaux dans ta pâte à crèpe! :lol: Désolée pour mes métaphores débiles...

Napoleon-III
Napoleon-III
Niveau 4
12 juin 2004 à 03:22:25

Ennuyeux.

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