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textes amateurs...

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
10 juin 2004 à 17:30:43

Bonjour!voilà un topic ou je vais écrire une nouvelle que je rumine depuis assez longtemps.je sais qu´il y a d´autres topic sur ce sujet,j´éspère ne pas leur faire d´ombre!j´ai déjà rédigé depuis un bout de temps 4 chapitres que je posterai peu à peu,et je viens de me décider pour une suite...le texte avait été assez bien accueilli au début,mais si il ne vous plaît pas vraiment,défoncez-le sans pitié, je ne demande que ça!!!
L´action se déroule en premier lieu à Jérusalem:une prise d´ôtages est venue interrompre une importante conférence pour la paix...vous n´avez pas grand-chose à craindre, je ne cherche pas à délivrer un message politique.

voilà...bonne lecture,et ne manquez pas de m´incendier après!

CHAPITRE PREMIER:PRELUDE AU DRAME

" The area is under control . We have two dozen men around the building and another dozen in reserve . The Palestinian terrorists can go nowhere . Nothing else . "
" It was superintendant Gabriel Ashnaf , in live from Jérusalem", acheva le journaliste .

Le commissaire se fraya un chemin parmi les journalistes, franchit les barricades et entra dans le camion du commandement . Un des inspecteurs fit mine de regarder sa montre .
_Huit minutes vingt-cinq , commissaire ! Record absolu !
_Foutez-moi la paix , Jim , grommela le commissaire . Pourquoi n´ ont-ils pas déployé les barrières plus loin ! ?
_Elles ont été placées à temps , c´ est déjà ça .
Le commissaire s´ assit et empoigna la cafetière . Il regarda distraitement le liquide noirâtre et s´ en servit une tasse .
_Du nouveau ? demanda-t-il .
Il but une gorgée de café et fit la moue .
_Pas vraiment , répondit laconiquement l´ inspecteur . On a envoyé trois snipers en renfort sur le supermarché .
_A votre initiative ? s´ étonna le commissaire .
_Non…deux hommes sont venus ici tout-à-l´ heure . Ils ont donné cet ordre et comme vous n´ étiez pas là , ils ont dit qu´ ils iraient voir par eux-mêmes .
_Services spéciaux ?
L´ inspecteur hocha la tête .
_Tout juste envoyés par le ministre , dit-il .
Le commissaire avala le reste de sa tasse , se leva , et sortit du camion . La nuit commençait à tomber . La tension et la fatigue étaient palpables chez les hommes des forces d´ intervention . Vraiment , il était temps que cela finisse . Le commissaire apostropha l´ un d´ eux , qui lui désigna ensuite une grosse Mercedes noire , à quelques mètres des barricades . Deux hommes se trouvaient devant . Le premier - un homme corpulent en costume gris - parlait avec de grands gestes à l´ autre , qui écoutait sans broncher , fumant calmement une cigarette . Voyant arriver le commissaire , l´homme en gris s´ avança vers lui .
_Commissaire Ashnaf ? Colonel Sharett , dit-il en sortant un badge . Notre premier ministre nous a envoyé il y a de ça une heure , moi , et M. Houseman .
L´ autre homme s´ avança à son tour . Une sorte de mélancolie insolite régnait dans des yeux extraordinairement bleus .
_Il me semble connaître M. Houseman , risqua le commissaire .
_Rien d´ impossible , répondit Houseman . Je suis le résident de la N.S.A. à Jérusalem .
Le commissaire fit un effort pour contenir sa surprise .
_Vous n´ êtes pas sans savoir que les terroristes ont demandé un médiateur pour leurs exigences , s´ empressa de rajouter le Colonel . Nous tenons absolument à ce que le monde nous voit comme une nation…réellement impartiale . Cependant , pour la sécurité de M. Houseman , son identité ne sera pas révélée aux terroristes .
Le commissaire fronça les sourcils .
_Vous comptez donc négocier ? demanda-t-il sur un ton de reproche .
_Nous en déciderons quand nous aurons pris connaissance de leurs exigences , répondit le Colonel . L´ intervention de M. Houseman est prévue pour 21 h 00 . Pour l´instant , résumez-nous la situation .
_Très bien , répliqua le commissaire . Le building a été exceptionnellement vidé aujourd´ hui afin d´accueillir notre trente-quatrième conférence pour la paix . Les preneurs d´ otages ont débarqué peu de temps après le début de la conférence , à 11 h 48 . Deux hélicoptères ont déposé les terroristes sur l´ héliport . De là , ils ont gagné la salle principale . A ma connaissance , il n´ y a aucune perte à déplorer .
_Combien d´ hommes occupent les locaux ? demanda Houseman .
_Difficile à dire , soupira le commissaire . Nos snipers en ont repéré au moins quinze dans les étages dix et onze , mais probablement ont-ils placé des tireurs dans les cages d´ escaliers et sur les toits .
_Vous avez une idée de leur provenance ? reprit le Colonel .
_Selon toute évidence , on a affaire à des extrémistes , confia le commissaire . Mais pourquoi ont-ils choisi précisément la conférence pour la paix , ça…
_Ils voudraient la faire échouer ? s´ interrogea Houseman avec un petit sourire.
Le commissaire haussa les épaules.
_Ma foi, reprit-il, il y a longtemps que j´ai renoncé à comprendre les Palestiniens. Peut-être visaient-ils quelqu´un à l´intérieur de la conférence?
Houseman et le Colonel s´entreregardèrent.
_Sûrement quelqu´un de notre côté, affirma ce dernier. Avons-nous la liste des otages?
_Depuis peu, répliqua le commissaire. Leur porte-parole nous l´a communiquée il y a deux heures. Vous pouvez y jeter un coup d´œil mais je ne pense pas que vous y trouviez grand-chose.
Deux de leurs députés, un des nôtres, un inspecteur, une horde de journalistes…
_ Ce porte-parole, qui est-ce?
_ Un certain Hakim Yälhued. On a reçu la liste par fax, mais j´ignore totale ment comment il en a obtenu le numéro.
_ Bizarre effectivement. Vous le connaissez ?
Le commissaire secoua la tête.
_ Il n´est fiché nulle part, dit-il.
Houseman jeta sa cigarette. Il regarda brièvement la lune blanche.
_ Je dois partir, s´excusa-t-il. Puis il partit, le pas rapide. Le commissaire le regarda s´éloigner. Il ne se sentait pas à son aise. Il consulta sa montre.
_ Neuf heures approchent, dit-il avec inquiétude. Vous l´avez briefé ?
_ C´est un spécialiste, répondit le colonel.
_ Espérons qu´il revienne vite…
_ M.Houseman est très ponctuel, expliqua en souriant le colonel. Puis il se retira, en laissant le commissaire seul

Dynna
Dynna
Niveau 10
10 juin 2004 à 17:43:23

ouais...l´intrigue n´est pas encore au rendez-vous et on s´attache peu aux personnages,..mais il faudrait la suite..sinon c´est bien écrit

Dynna
Dynna
Niveau 10
10 juin 2004 à 18:02:18

la ca devient nettement plus intéréssant!

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
10 juin 2004 à 23:03:52

up!!! :)

lisez un petit bout,s´il vous plaît!g pas assez d´avis!

Mischievous
Mischievous
Niveau 4
11 juin 2004 à 00:41:44

ner, t là?c pas ça ton texte de TPE de terminale?j´aime bien,en tout cas,continue!chui souvent sur le blabla 18-25,si tu veux passer:tu me diras,pour tes partiels,lol!allez bisoux et :bye:

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
12 juin 2004 à 03:30:45

up ! !! à votre bon coeur!

Napoleon-III
Napoleon-III
Niveau 4
12 juin 2004 à 03:33:10

Vraiment pas mal... le style est propre, les dialogues sonnent juste, l´action est bien canalisée, pas de fausse note ( ou presque ^^), c´est plutôt intéressant.

J´attends la suite pour confirmation.

PS : tes chapitres sont trop courts, on dirait plutôt des sous-chapitres.

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
12 juin 2004 à 05:39:37

merci napoléon, j´en attendait pas tant ! g juste un dilemme pour la suite:la fin de l´intrigue se déroule plus d´1 an après le début,alors j´hésitais entre une narration chronologique classique,ou un système de flash-back,à la kill bill ou max payne!vous en pensez quoi a priori?

Mishie
Mishie
Niveau 5
12 juin 2004 à 19:01:24

salut ren , j´viens de me réveiller,lol!c pas trop mal ton texte,t´as avancé,j´espère!dsl j´dois y aller , allez bisoux et à un de ces jours,honey!

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
12 juin 2004 à 19:01:51

okey mishie c´est pas grave!on se voit un de ces jours...je poste la suite dès que j´ai des commentaires , bye

Virevolte
Virevolte
Niveau 10
12 juin 2004 à 19:10:53

ouai c pas mal du tout

mais c vrai que tes chapitres sont un peu court
et puis mais ca c personnel il n y a pas assez de description je ne parviens pas a m´imaginer le commisaire par exemple.

Par contre on voit qu´il y a de l´idée et ca c important.

bonne continuation et bon courage

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
12 juin 2004 à 19:20:01

mishie:putain la télépathie...

virevolte:ouais à l´époque je faisais aucune description et t´as raison maintenant je m´en rends compte...pour les chapitres,j´ai la manie de condenser l´action , alors je fais une page là ou d´autres pourraient en faire sept ou huit...vu que j´ai commencé la suite je vais essayer d´arranger ça mais bon . ..merci pour ton soutien,en tout cas!

Virevolte
Virevolte
Niveau 10
12 juin 2004 à 19:24:32

c normal moi aussi je m´y essaie donc je me rend bien compte de la difficulte

P.S: moi c un peu le contraire g des idees,des lieux et des description , ais pas encore de texte a proprement dit

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
12 juin 2004 à 19:38:19

virevolte:t´as ton univers,quoi?moi j´écris un autre bouquin de SF,et c´est pareil:j´ai une quarantaine de feuillets pleins d´idées, de personnages, avec une trame de fond...mais je sais pas comment commencer!il faut trouver l´élément qui introduit la dynamique,un fil rouge,en fait.ce dont j´ai peur, c´est d´être trop ambitieux,de voir trop grand!j´ai plein d´idées,je veux pas les gâcher...

enfin,pour ce texte,j´ai bien commencé,le plus dur est fait!

Virevolte
Virevolte
Niveau 10
12 juin 2004 à 19:52:54

Comment pourrais-tu les gâcher si elles ne sont pas encore couchées sur papier.

Rien ne t´empèche de les retravaillées ( les ID)
par apres si t pas satisfait.

Pour le moment je travaille sur une version horrifique d´"alice au pays des merveilles" bizarrement intitulée " Alice au pays malsain"
ou les cartes ont un vrai coeur sanguignolant dessine dessus et ou le chat de chesthire est un chat siamois t´en pense quoi? ( c juste un debut d´ID)

Virevolte
Virevolte
Niveau 10
12 juin 2004 à 20:24:17

snif snif y plus personne

Napoleon-III
Napoleon-III
Niveau 4
13 juin 2004 à 03:48:59

Le système de flash-back à la Tarantino peut être génial si tu sais le maîtriser ( difficile, surtout en littérature...) et il faut que ça apporte quelque chose à l´intrigue. Si le livre est plus dynamique comme ça, pourquoi pas ? Construis comme tu le sens, tu pourras changer l´ordre après.

Sinon, pour les descriptions, ce n´est pas indispensable : tu peux les faire intervenir au fur et à mesure.

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
13 juin 2004 à 13:29:14

bonjour à tous !

virevolte:je gâche les idées si je les investis mal, il faudra que je fasse attention quand je commencerai à l´écrire ! pour ton livre , je sais pas trop, il faudrai que j´en sache un peu plus: est-ce que tu t´inspire du conte, ou tu le réécris à ta manière ? en me renseignant sur le travail d´écrivain, j´ai appris qu´uq point ( qui en regroupe d´autres ) est très important : l´"identité" de ton histoire:elle doit se démarquer d´histoires du même genre, avoir quelquechose en plus, c´est dur à expliquer(et dur à faire aussi,pour ce texte j´y suis pas du tout arrivé vous verrez ! );donc pour ton livre, trouve une alchimie encore jamais vu !
mouais je sais pas si j´ai expliqué comme il faut...

napoléon:en fait je suis sur de l´utiliser au moins deux fois dans la nouvelle, mais si j´essaye d´en faire un élément central comme Tarantino,heu...ça donnera pas du Tarantino ! enfin il faut que je trouve une solution parceque ça concerne directement le chapitre trois...mais vous verrez, les chapitres sont encores très courts, l´action évolue vraiment vite...j´arrive pas à faire autrement !

en tout cas merci !

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
16 juin 2004 à 20:36:22

Bonjour !
Après moult refléxions stériles j´ai décidé de montrer la version originale de la nouvelle,que je séparerais donc de la suite.Voilà le troisième chapitre-pas fameux j´en ai peur!-du texte de début.Lisez d´abord et incendiez moi après SVP!

CHAPITRE TROIS - DANS L´ANTRE DU DESESPOIR

Le commissaire venait de sortir de l´infirmerie mobile. Apparemment son ulcère se réveillait. Enfin ça ne durerait plus très longtemps. Il avait vu Jim, en sortant du Q.G. Il lui avait dit que la situation se débloquerait. Qu´ils allaient se rendre, que ce n´était qu´une question de minutes.
_ Ca vaudra mieux pour tout le monde, murmura-t-il pour lui-même.
Puis il s´assit sur le premier banc qu´il vit. Il retira son chapeau, révelant de fins cheveux bruns rongés par la calvitie, et porta la main à son épaule. Incroyablement, elle le faisait encore souffrir. C´est d´ailleurs pour ça qu´il avait refusé de revenir, pour cette prise d´otages. Pour n´importe quelle prise d´ otages, de toute façon. Mais le commandement avait insisté. Le commissaire ne voulait plus tuer. Il ne fallait plus qu´il tue. Il ne parvenait pas à effacer le visage de Judy de sa mémoire. Judy. Judy comment, déjà ? Ah, il n´avait jamais eu de mémoire pour les noms . Hiver 83… New York… Un braquage rue George Washington, pendant les vacances du commissaire. Il était là par hasard.
Un malfrat lui avait tiré dans l´épaule. Le commissaire, qui avait instinctivement sorti son arme, avait riposté sans mesure, aveuglé par la souffrance. Lorsqu´il avait recouvré ses esprits, il avait vu deux cadavres. Le braqueur et, juste derrière, Judy, affaissée dans une flaque de sang. Judy avait deux fils. Le premier faisait son service militaire très loin d´ici. Le second, beaucoup plus jeune, se tenait là et dévisageait le commissaire de ses yeux extraordinaires. Vraiment, cela vaudrait mieux pour tout le monde : un bain de sang n´est jamais souhaitable.
Le commissaire fut tiré de ses pensées par une brusque explosion. Il sursauta et leva les yeux. L´intégralité des vitrines d´ un étage venait de voler en éclats. Une épaisse fumée noire sortait de cet endroit. De là où il était, le commissaire entendit les premiers coups de feu. Maintenant, plus personne n´attendait. Les postes étaient désertés ; seuls quelques inspecteurs restaient pour assurer la retransmission au haut commandement. Journalistes et forces d´interventions se ruaient vers l´entrée de l´immeuble. Quelques policiers regardaient la scène, hébétés. Le commissaire courut vers l´un d´eux.
_ Jim ! Cria-t-il. Qu´est ce qu´ils foutent ? ! C´est ça, une reddition sans condition ?
L´inspecteur était atterré.
_ Un … un des deux homme de tout à l´heure, balbutia -t-il. Il a demandé le rassemblement… pendant que vous étiez à l´infirmerie, il leur a ordonné de passer à l´attaque sans somation. Ordre de la présidence, il paraît…
_ J´ai eu le ministre tout à l´heure au téléphone ! hurla le commissaire. Il m´ a dit que rien n´était prévu ! Vous le leur avez dit ? !
Jim soupira.
_ Je ne pouvais rien faire, murmura-t-il en rentrant dans le camion.
Le commissaire fut à nouveau prit d´une violente crampe à l´estomac. Soudain, il se remémora le café, et sa saveur douceâtre. Les deux envoyés du gouvernement étaient passés cinq minutes auparavant…
_ Sharett, chuchota-t-il.
Le commissaire voulut avertir Jim, mais il y renonça, de toute manière ça n´était qu´une question de minutes. Il fallait qu´il sache. Il fallait qu´il trouve Sharett. Judy…quel était son nom… il l´avait entendu récemment… Judy… Les sirènes hurlaient de toute parts. Le commissaire franchit les barrières, et courut parmi les spectateurs. Une deuxième détonation retentit ; toute proche cette fois. La foule se dispersa en criant. Le commissaire se retourna et vit la camionnette sur le flanc, noyée dans les flammes. Sharett avait dû aller jusqu´à la piéger. Le commissaire tourna son regard vers l´immeuble. Un hélicoptère de l´armée s´était posé sur le toit , déposant des dizaines d´hommes. Se retournant une fois encore, le commissaire distingua quelqu´un dans la foule. Un homme corpulent en costume gris. Sharett. Ce dernier se détacha du groupe et courut vers le parking souterrain du supermarché. Il regarda autour de lui et y entra. Le commissaire se rendit à son tour vers l´entrée du parking. Il était quasiment désert à cette heure-ci ; envahi par les ténèbres. Le commissaire s´engagea dans le tunnel. Le parking était délabré. La peinture blanche se détachait des murs. Il n y avait aucun véhicule. Aucun signe de vie. La mort était omniprésente. Le commissaire progressait lentement dans cet antre du désespoir quand son attention fut attirée par la porte donnant sur les escaliers. Ouverte. Sharett avait dû passer par là. Le commissaire entra. Ses crampes s´étaient calmées. Il sortit son vieux 45 de son étui revolver. Il descendit les étages jusqu´à trouver une nouvelle porte ouverte. Il se glissa sans bruit dans l´endroit obscur. Le colonel Sharett se trouvait là, au centre, dos à lui. Le commissaire s´approcha de lui. Le colonel se retourna brusquement.
_ Commissaire Ashnaf ? s´étonna-t-il. Qu´est ce que vous faites là ?
_ Demander des explications, répliqua le commissaire.
Le colonel feignit la surprise.
_ Qui sont réellement ces terroristes qui sont en train de se faire massacrer sur vos ordres ?
_ Je vous demande pardon ?
_ J´ai quand même été troublé par cette histoire de Palestiniens voulant éviter la paix, expliqua le commissaire. Ce sont des hommes à vous qui ont attaqué cet immeuble, n´est ce pas ? Pour faire porter le chapeau aux Palestiniens ?
Le colonel regarda le sol.
_ En partie seulement, dit-il en souriant. Nous n´allions tout de même pas constituer un commando entier avec nos propres hommes simplement pour faire accuser nos ennemis, et ensuite l´éliminer. Quelques agents infiltrés suffisamment… charismatiques ont étés amplement suffisants.
_ Pourquoi cette intervention, alors ?
Le colonel soupira.
_ J´imagine que vous n´avez jamais entendu parler du Boarder Treaty, dit-il.
_ Le Boarder Treaty ?
_ Une vieille déclaration de 1979 dont la teneur suffirait, si elle était rendue publique, à paralyser totalement nos forces en territoire palestinien. Elle n´est connue que de quelques uns de nos ministres, et le seul exemplaire se trouve dans une chambre forte , au dixième étage de l´immeuble.
_ Le gouvernement vous a donc envoyé pour la récupérer… officieusement.
_ Oui. Ces terroristes devraient faire sauter la porte du coffre " par erreur " . Une fois qu´ils se seraient enfuis, un de mes hommes parmi les otages aurait récupéré ce document, et vous l´aurait remis à sa sortie.
_ Il était donc prévu que vous les laissiez partir ? !
_ Au départ, seulement. Pendant votre absence de tout à l´heure, les terroristes vous ont fait parvenir de nouvelles exigences. Ils désiraient deux millions de dollars en liquide, ce qui n´était pas prévu, si nous ne leur versions pas, ils menaçaient de révéler au monde l´existence du Boarder Treaty . Nous ne pouvions pas prendre ce risque…
_ Oui, bien sûr, bien sûr…
Le commissaire fronça les sourcils, et brandit son arme vers Sharett.
_ Pourquoi avoir essayé de me tuer ? demanda-t-il.
Le colonel sourit à nouveau.
_Je suppose que vous avez deviné pour le café, rétorqua-t-il. Ca n´était pas du poison, simplement une petite drogue. Nous ne pouvions légalement vous congédier, nous nous sommes donc débrouillés pour vous écarter pendant la durée des opérations… ce qui a échoué visiblement.
_ Et la camionnette piégée, aussi pour m´écarter, sans doute ?
Le colonel secoua la tête.
_ Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, dit-il. Cependant, peut-être que Houseman est au courant de quelque chose.
_ Houseman, murmura le commissaire.
_ C´est ça, dit le colonel. Nous avions réellement besoin d´un médiateur. Cependant, Houseman semble avoir un but bien à lui.
_ Comment ça ?
_ J´ai demandé une enquête avant cette opération. Figurez-vous que…
Le colonel fut interrompu par un soudain crissement de pneu. Une grosse Mercedes noire apparut au fond de l´allée, et fonça droit sur eux. Le commissaire se jeta sur le coté, mais Sharett fut percuté de plein fouet. Son corps retomba durement sur le sol. Tandis que le commissaire regardait la voiture disparaître à l´autre bout de l´étage, la mémoire lui revint, et son épaule le relança plus fort que jamais.
_ Judy Houseman, chuchota-t-il.

Arf, ça fait longtemps, soyez pas trop sévères!

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 56
17 juin 2004 à 23:37:21

Bonsoir!

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